×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

×

Message d'erreur

  • Notice : Undefined variable: user dans eco7_vf_preprocess_page() (ligne 1236 dans /home/leconomi/public_html/sites/all/themes/eco7_vf/template.php).
  • Notice : Trying to get property of non-object dans eco7_vf_preprocess_page() (ligne 1236 dans /home/leconomi/public_html/sites/all/themes/eco7_vf/template.php).
  • Notice : Undefined index: visite dans eco7_vf_preprocess_page() (ligne 1246 dans /home/leconomi/public_html/sites/all/themes/eco7_vf/template.php).
  • Notice : Undefined index: visite dans eco7_vf_preprocess_page() (ligne 1250 dans /home/leconomi/public_html/sites/all/themes/eco7_vf/template.php).
Société

Affaire Ansar Al Mahdi
El Ouardini, le «Zarkaoui» marocain

Par L'Economiste | Edition N°:2360 Le 13/09/2006 | Partager

Dans notre édition d’hier, mardi 12 septembre, nous avons dressé le portrait de Hassan Khattab, l’émir du groupuscule Ansar Al Mahdi, démantelé en juillet dernier. Aujourd’hui, nous nous intéressons à El Ouardini, son bras armé. Et ce, à travers les déclarations des prévenus consignées dans le rapport de la BNPJ, dont L’Economiste détient copie. Ces derniers y racontent leurs préparatifs pour perpétrer des actions terroristes au Royaume. Actuellement en instruction, ce dossier fait l’objet d’une polémique, certains s’interrogeant sur l’ampleur des faits rapportés.. Ce militaire était le chef du bras armé du groupe. Il apprend sur Internet comment fabriquer des explosifsSi Hassan Khattab était l’émir du groupuscule Ansar Al Mahdi (cf.notre édition du 12 septembre 2006:www.leconomiste.com), Yassine El Ouardini en était incontestablement le lieutenant. Son statut de chef du bras armé de la cellule en est certainement pour beaucoup. Qu’est-ce qui a poussé ce jeune militaire à l’intégrisme?El Ouardini est né le 3 mars 1977 à Ben Slimane. Il n’est pas resté longtemps sur les bans de l’école, puisqu’il les a quittés en 8e année d’enseignement fondamental. En 1993, le jeune chômeur rejoint le corps de l’armée royale après avoir réussi l’examen d’entrée. Il passe deux ans à l’école de musique de l’armée de Salé. Le 1er septembre 1995, il démarre un entraînement militaire de 6 mois à la base de Kénitra, durant lequel il apprend le maniement d’armes légères. En mars 1996, il est affecté à l’orchestre de la base militaire de Salé. Ce n’est qu’en 2003 qu’El Ouardini commence à faire régulièrement sa prière. Le «chemin de Dieu», il l’a trouvé grâce à Toufiq Oukadi, son collègue à l’orchestre de la base militaire de Salé et futur membre d’Ansar Al Mahdi. Oukadi et El Ouardini se rencontrent et deviennent amis à la mosquée de la base militaire. Les deux amis suivent avec «beaucoup de rage», dit-il, la guerre en Irak qui est relayée par les nombreuses chaînes arabes telles qu’Al Jazeera et Al Arabia. Ils sont convaincus de la nécessité de «porter secours aux frères musulmans qui subissent une extermination par l’alliance judéo-chrétienne», raconte-t-il dans le rapport de la Brigade nationale de police judiciaire BNPJ. «Nous étions également séduits par certaines figures de la résistance islamique comme le Jordanien Abou Moussaab Zarkaoui, Abou Quatada, le Palestinien, Abdullah Azam ou encore le cheikh Oussama Ben Laden», ajoute-t-il. Vers fin 2003, Oukadi invite son collègue et désormais ami à suivre le prêche du vendredi à la mosquée Mkinssia dans le quartier Tabriquet à Salé. Cette dernière est réputée par son imposant Imam, un certain Mohamed Ben Ayad qui n’hésite pas à exhorter les foules en lançant continuellement des appels au Jihad. Dans cette mosquée, les deux amis rencontrent d’autres «frères», dont Mohamed Ousaoui, qui fait également partie de l’orchestre de la base militaire de Salé, et Badr Bouziki, réparateur de téléphones portables à Hay Rahma à Salé. C’est d’ailleurs grâce à ce dernier que le groupe rencontrera Hassan Khattab, futur émir d’Ansar Al Mahdi. En 2004 et après plusieurs rencontres à la mosquée ou dans les domiciles des «frères», la cellule est née et Khattab désigne El Ouardini pour la présider. Ce dernier conçoit une stratégie en trois étapes: la première consiste en un enseignement religieux qui est destiné à endoctriner de futurs membres. Ensuite, «ceux-ci doivent constituer un bras armé en recrutant des salafistes de la police et de l’armée et ce, en prenant pour modèle l’expérience syrienne», souligne El Ouardini dans le rapport de la BNPJ. La dernière étape marque le début des actions terroristes après l’acquisition des armes et la fabrication des explosifs. En mars 2006, Khattab remet 30.000 DH (argent donné par la généreuse «sœur» casablancaise) à Bouziki afin de préparer une base d’entraînement dans la région de Taza. Accompagné de son lieutenant El Ouardini, Khattab part à Taza pour visiter l’emplacement de la future base d’entraînement du groupuscule. Sur place, El Ouardini enregistre, grâce à une caméra numérique, l’emplacement choisi par l’émir pour installer la base militaire de la cellule. Il s’agit d’une petite forêt à proximité de la localité d’Ajdir (région montagneuse de Taza). Sur le chemin du retour, les deux compagnons font escale à Sidi Yahya El Gharb. Khattab y a rencontré d’autres membres d’Ansar Al Mahdi et leur a ordonné de régler le plus rapidement possible toutes leurs affaires courantes pour aller rejoindre la base de campement près d’Ajdir.Une fois arrivés à Salé, les enregistrements sont visionnés par les autres membres qui commencent à se préparer pour l’ultime étape: celle du passage à l’action. Mais Khattab est arrêté. El Ouardini rencontre, à côté de la prison de Salé, Bouziki, Oukadi ainsi que d’autres membres pour discuter des dernières nouvelles. Ils décident de quitter leurs domiciles respectifs en attendant «que les choses se calment». El Ouardini part à Marrakech puis à Khénifra où il loue une petite chambre à 300 DH. Quelques jours après, il revient discrètement à Salé et s’installe dans la vieille médina. Convaincu que son domicile à Hay Inbiâat n’est pas surveillé, il décide d’aller voir sa femme et sa petite fille Fatima Zahra. Mais il est arrêté devant son domicile.


Internet & Explosifs

Sur instruction de la BNPJ, la Division de la police technique et scientifique (DPTS) a participé aux perquisitions effectuées au domicile de Yassine El Ouardini. Les agents de la DPTS devaient notamment chercher des matières explosives ou toute matière chimique pouvant entrer dans la fabrication artisanale de telles substances. Les agents de la DPTS ne sont pas rentrés bredouilles, puisqu’ils ont, entre autres, trouvé dans le domicile du prévenu El Ouardini un mélange proportionnel de nitrate de potassium à 75% comme oxydant, de soufre de charbon à 12,5% à une fine granulométrie pour obtenir de la poudre noire. Selon les analyses de la DPTS, «cette poudre est classée comme potentiellement dangereuses et comporte un risque d’explosion en masse». Les agents de la DPTS ont également trouvé un mélange de soude acoustique en solution d’aluminium destiné à produire un explosif avec libération d’oxygène. Interrogé par la BNPJ sur ses connaissances en matière d’explosifs, El Ouardini a indiqué qu’il les a puisées sur le Net. Naoufal BELGHAZIDans notre édition du jeudi 14 septembre: Ezouhri, le recruteur du groupe

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc