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Entreprises

Aéronautique
Le potentiel de la sous-traitance s’intensifie

Par L'Economiste | Edition N°:3463 Le 09/02/2011 | Partager
Une joint-venture Mecachrome/L’Electrolyse
Elle est dédiée au traitement de surfaces

Maquette des deux usines qui seront construites côte à côte à Tanger. Elles offriront une surface de travail de 12.000 m2 (Source: Cabinet d’architecture Laghrari)

Un nouvel opérateur de l’aéronautique s’implante dans la zone franche de Tanger. Lelma est le nom de cette nouvelle joint-venture entre les français Mecachrome, déjà présent dans la région, et L’Electrolyse. Le montant de l’investissement s’élève à 8 millions d’euros (environ 90 millions de DH) et se répartit à hauteur de 60% pour L’Electrolyse et 40% pour Mecachrome. «Nous disposons déjà d’une unité à Tanger, mais nous ne possédions pas de surface. C’est la raison pour laquelle nous avons décidé, avec L’Electrolyse, de construire une usine spécialisée dans le traitement de surfaces», explique Julio de Sousa, président de Mecachrome. Forte de cet investissement, Mecachrome construira pour ses propres besoins une nouvelle usine de 6.000 m2.
En même temps, une autre unité de 5.000 m2, appelée à accueillir la nouvelle entreprise, devra également être construite. Un budget global de 5 millions d’euros (environ 60 millions de DH) sera débloqué pour la construction des deux structures en 12 mois. L’unité devrait donc être opérationnelle en février 2012 et générer à terme 250 à 300 emplois directs. Mecachrome et L’Electrolyse comptent faire jouer à fond les synergies. En effet, pour alléger les coûts, les deux usines auront les mêmes fonctions transversales, d’autant que les unités seront sur le même site.
«L’installation de Mecachrome et de L’Electrolyse à Tanger conforte le plan Emergence car elle génère une importante capacité de sous-traitance en matière de production de pièces d’avions pouvant atteindre jusqu’à 6 mètres de long. C’est un schéma lourd et structurant dans le développement de la base aéronautique du Maroc», déclare Hamid Benbrahim El Andaloussi, président du Groupement des industries et services aéronautiques au Maroc (GIMAS). Rappelons que les pièces d’aérostructure de cette envergure représentent 85% de la composante des avions. Ce qui couvre pour l’opérateur un éventail d’équipements très large. Selon les initiateurs du projet, «c’est la première fois qu’une capacité de cette envergure s’implante au Maroc. De plus, ce projet permettra de répondre aux besoins de sociétés déjà présentes au Maroc et induira par la même occasion des possibilités de sous-traitance dans ce secteur, notamment au départ du marché espagnol. Par ailleurs, les industriels de l’aéronautique ne seront plus obligés d’envoyer en France leurs pièces assemblées subir le traitement de surface nécessaire. Un détour qui engendrait un surcoût et rallongeait les temps de cycle. Lelma ne compte pas se cantonner dans cette activité traitement de surface. «Nous avons adopté une véritable démarche d’intégration, qui nous permettra à terme d’exercer également l’activité d’assemblage», explique De Sousa. Ce qui se traduira pour l’entreprise par une montée en gamme en termes de prestations. Des négociations sont déjà en cours avec un grand opérateur aéronautique de la place pour pouvoir procéder conjointement à l’assemblage de pièces. «Aujourd’hui, si l’on veut gagner, il faut travailler selon des procédures de type ligne manufacturière, avec des géographies d’ateliers particulières, pour éviter de faire payer des non-valeurs à notre clientèle», explique Dominique Sentagnes, président de L’Electrolyse.
L’implantation de Lelma à Tanger intervient dans un contexte de fortes tensions dans la région. La stabilité a été assurément un élément décisif dans le choix du Royaume. «Le Maroc devrait mieux communiquer sur cet avantage pour attirer davantage d’investisseurs», suggère l’un des collaborateurs de De Sousa.
La proximité géographique, linguistique et politique avec la France constitue également un motif expliquant le choix du Maroc. «Le Maroc fait partie des Leading Competitive Countries car il est très compétitif en matière de coûts et d’organisation de la production», signale Sentagnes. Le président de L’Electrolyse affirme que l’on n’est pas dans une logique de main-d’œuvre low cost. «Le Maroc n’est pas le pays le moins cher», nuance à cet effet Benbrahim El Andaloussi. Par ailleurs, et c’est unique au Maghreb, une plateforme de traitement de déchets industriels sera opérationnelle dès la mise en service de la nouvelle usine. Un équipement qui sera ouvert aux autres industriels pour le traitement des acides, bases et autres minéraux ou métaux en solution.


Formation


Le Maroc se distingue par la disponibilité d’une jeunesse volontaire, qui apprend vite le métier, mais l’enjeu est maintenant de former des techniciens spécialisés, rapidement opérationnels. Un avis exprimé par le staff de Lelma. Un objectif qui devrait se concrétiser rapidement avec l’ouverture de l’Institut des métiers de l’aéronautique (IMA). L’établissement, qui ouvrira dès le mois de mars prochain, accueillera un premier contingent de 300 jeunes, et formera à terme 800 jeunes diplômés.


Hassan EL ARIF

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