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Entreprises

Unilever: «Croissance et écologie ne sont pas antinomiques»

Par L'Economiste | Edition N°:4660 Le 03/12/2015 | Partager
Zéro déchet à la décharge!
100% des eaux industrielles retraitées

Jean-François Etienne, PDG d’Unilever: «Placement d’ampoules LED, détecteurs de mouvements, tri sélectif… Le durable passe par des gestes simples» (Ph. Khalifa)

Unilever n’a pas attendu l’effet COP21 pour s’engager dans le développement durable. Dans la course du recyclage depuis des années, Jean-François Etienne, PDG d’Unilever, explique la stratégie du groupe…
-L’Economiste: Comment se décline la stratégie de durabilité chez Unilever?
-Jean-François Etienne:
Le plan Unilever pour un mode de vie durable est un plan adopté à l’international et non pas uniquement au niveau d’Unilever Maroc. Mise en place depuis 6 ans, cette stratégie a pour objectif de doubler le business de l’entreprise, tout en réduisant l’impact environnemental. Cependant, chaque pays fait face à des défis différents, de par des consommateurs différents, des niveaux de sensibilisation différents, des usines différentes…
- Quels sont les premiers impacts de votre stratégie de développement durable?
- En 2008, nous avons démarré ce plan pour un développement durable. Ainsi, nous avons mis en place des outils de calcul de consommation d’eau, d’électricité, de production de déchets…
Sur la partie eau, notamment, l’entreprise a réduit de 34% sa consommation en 7 ans. De plus, nous nous sommes équipés de notre station d’épuration. Ce qui nous permet de retraiter 60% de nos eaux sanitaires. Soit l’équivalent de 6.800 m3 d’économie d’eau par an. Cette eau est réinjectée soit dans les toilettes, soit dans l’arrosage des espaces verts et dans le nettoyage. Depuis 2 ans, 100% de nos eaux industrielles sont retraitées. Rien ne sort! L’investissement dans ce système s’élève à 180.000 DH. L’entreprise a eu un retour sur investissement au bout de 2 ans. Second pilier important dans le développement environnemental: l’air. Nous avons installé des mesures électroniques très précises à la sortie de nos cheminées. De plus, la norme poussière par mètre cube (PPM) au Maroc ne peut dépasser les 500 PPM. Nous sommes aujourd’hui à 5 PPM.
- Comment évoluent les indicateurs en termes de consommation d’énergie?
- Nous avons réduit de 35% notre consommation d’énergie. Une performance réalisée via des gestes simples, notamment le placement de LED, de détecteurs de mouvements, pour la lumière. Nous avons mis en place une partie de notre toile d’usine qu’on a équipée de cellules photovoltaïques. D’ailleurs, un jour nous serons tout à fait capables de mettre le surplus d’énergie via ces cellules sur le réseau et en faire un centre de profit. Aujourd’hui, la loi l’interdit. Pour l’instant, nous réutilisons l’air chaud produit lors de la fabrication des lessives.
- Où en êtes-vous dans le traitement de déchets?
- Depuis fin 2014, nous sommes à zéro déchet à la décharge! Je parle là de déchets non dangereux (emballages, cartons…). Les déchets dangereux comme les huiles usagées, batteries ou autres sont confiés à des spécialistes dans le recyclage. Pour la première catégorie, nous nous sommes équipés d’un déchiqueteur, carton, plastique....  Une fois déchiqueté, le déchet est compacté.  Ensuite, il est vendu à des plasturgistes, aux fournisseurs de carton ou à des cimentiers qui le brûlent. Il s’agit donc d’un véritable centre de profit. Il en va de même pour le bois, qui est transformé en bois à particules.
- Quel est le sort des produits qui ne sont pas biodégradables?
- Il y a 1 milliard de sachets shampoing qui partent dans la nature. C’est compliqué à recycler car il s’agit de multicouches: plastique, aluminium. C’est souvent utilisé à l’extérieur, en bord de mer, le long des oueds… Sur tous les produits Unilever, nous avons  analysé la durabilité, de la matière première jusqu’au consommateur. 68% de l’impact est chez le consommateur. Je fais allusions à la façon dont le consommateur utilise le produit et s’en débarrasse.  Nous avons décidé de s’attaquer à la partie flacon avec une collecte au niveau de la grande distribution, afin de les recycler.o
Propos recueillis par
Sabrina EL-FAÏZ

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