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Le modèle collaboratif, une alternative à la crise

Par L'Economiste | Edition N°:4567 Le 13/07/2015 | Partager
Un marché encore émergent au Maroc
Smala&Co, Sheaply, Voyaj… les précurseurs

L'économie collaborative est promise à un bel avenir. En tête, le crowdfunding qui fait déjà ses premiers pas, avec succès au Maroc. En revanche, pour le recrutement en ligne il faudra encore attendre  un plus grand engouement

L'économie collaborative, un phénomène qui émerge petit à petit. A l’instar de Sheaply, une startup marocaine mettant en relation des voyageurs-particuliers avec des personnes souhaitant expédier de petits colis (documents, clés…), ou d’autres souhaitant acquérir un article à l’étranger tout en se faisant livrer au Maroc. «A l’ère de la consommation collaborative, on n’est plus dans l'usage, on est dans l'expérience», confie Yasmine Elbaggari, CEO de Voyaj, une plateforme marocaine de mise en relation entre voyageurs et hôtes à travers le monde. Autre volet intéressant, faisant partie intégrante de cette économie collaborative, le ‘financement participatif’. Au Maroc, le crowdfunding est pour l’heure embryonnaire. Des plateformes comme Smala&Co (1er site de financement participatif au Maroc) ou encore Atadamoune, tentent d’apporter un cadre réglementaire à une activité jusqu’alors inexistante dans le Royaume. Une étude récente du cabinet Pwc prévoit 63% de croissance annuelle pour le financement participatif à l’échelle planétaire d’ici 2025. Selon la même étude, le marché mondial de l'économie collaborative devrait atteindre près de 335 milliards de dollars d'ici 2025, contre 15 milliards en 2014. A l’origine, l’ébauche de la consommation collaborative remonte à l’apparition des plateformes de partage de savoir à l’exemple de Wikipédia. Un projet d’encyclopédie collective, universelle et multilingue rendu possible grâce au wiki (site web participatif dont les internautes peuvent changer le contenu)... Puis vient le tour des réseaux sociaux, dont le business modèle repose sur le partage de données et la vulgarisation de l’information. De nos jours, l’économie de partage prend une nouvelle ampleur. Régie par la loi de l’offre et la demande, elle est à portée marchande cette fois-ci. Uber, Airbnb ou encore Trip Advisor… en sont la parfaite illustration. Partout dans le monde, cette économie collaborative impose de nouvelles règles de jeu, et profite du vide juridique en la matière. C’est le cas d’Uber, la plateforme de voiturage, en ‘concurrence déloyale’ aux yeux des opérateurs agréés tels que les taxis. Valorisée à 50 milliards de dollars, Uber incarne parfaitement ce modèle de partage. Elle doit la viabilité de son modèle à la confiance que ses utilisateurs lui confèrent. Autre phénomène planétaire, Airbnb, la plateforme d’hébergement entre particuliers, qui prévoit actuellement une levée de fonds d'un milliard de dollars, qui lui permettrait  d'être valorisée à hauteur de 24 milliards de dollars. En dix ans, le concept d'économie collaborative est devenu un véritable marché, impliquant de nombreuses startup comme de grandes entreprises internationales. Autres grands secteurs du marché de l’économie collaborative, le recrutement en ligne, le logement (tel que l'échange d'appartements), l'auto-partage et la musique/vidéo en streaming.
A. I. L.

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