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Les entreprises se greffent au crowdfunding

Par L'Economiste | Edition N°:4513 Le 27/04/2015 | Partager
Des partenariats en préparation avec des plateformes de financement participatif
Les sites paralysés, tout de même, par le manque de réglementation

Les fonds collectés ont été propulsé par la mobilisation exceptionnelle des internautes (via la plateforme Cotizi) pour venir en aide aux sinistrés des inondations du Sud. En moins d’une semaine, particuliers et grandes entreprises (Meditel, Saham, Managem…) ont cotisé pas moins d’1 million de DH

«Qui veut partir loin ménage sa monture». Pour se lancer dans l’entrepreneuriat, la bataille pour trouver un financement n’est pas chose aisée. Face à la réticence des établissements de financement conventionnels, plusieurs alternatives ont vu le jour. Le crowdfunding (traduction littérale : se financer par la foule), par exemple représente un phénomène en constante progression. Il bouscule les mœurs de financement en faisant appel aux dons du public. Au Maroc, ce modèle de financement participatif en est à ses balbutiements. Plusieurs plateformes dédiées aux Marocains se sont positionnées sur ce créneau, à l’image de Smala&co, Atadamoune ou encore Cotizi. Le financement participatif s’est nettement     accéléré sur les deux dernières années. Plus de 3 millions de DH ont été collectés au Maroc seulement en 2014. En somme, 90% des fonds collectés portent sur les projets culturels, solidaires et humanitaires. «C’est la ligne éditoriale qui est la mieux adaptée», remarque Arnaud Pinier, DG de Smala&Co. La plateforme qui fonctionne déjà à plein régime,  a décidé de mettre l’accent sur le green entrepreneurship, mais aussi le secteur culturel et artistique. «Nous avons été approchés par Visa for Music pour financer éventuellement une partie de son projet», souligne Pinier. Une sorte de consécration pour la plateforme qui a reçu depuis son lancement plus de 60 projets. Le taux de succès pour la collecte de fonds s’élève à 48%. Ce mode de financement alternatif permet de lever des montants, en moyenne de 15.000 DH. Sauf que pour ce site de droit français, certains freins subsistent. Le don ne se fait qu’à partir des cartes bancaires internationales. Aujourd’hui, le site travaille sur de nouveaux modes de contribution dont le paiement par chèque libellé en dirhams. La procédure a été lancée en janvier dernier mais d’autres solutions sont en gestation pour faciliter les soutiens financiers maroco-marocains. «Nous sommes à la recherche de prestataires locaux pour justement être plus au moins conformes à la réglementation marocaine», souligne le directeur de Smala&Co. Jusque-là, les plateformes existantes restent paralysées par l’absence de cadre légal régissant le financement participatif. Aujourd’hui, la réflexion sur une législation est encore à son stade préliminaire. Mais certains clusters qui se consacrent à la promotion des business angels et aux méthodes de financement alternatives, tentent tant bien que mal de soumettre un projet de loi aux autorités.
Cela dit, plusieurs acteurs tentent de s’adapter à l’émergence de ce nouveau mode de financement. Certains groupes ont décidé de participer à l’essor du financement participatif en agissant comme actionnaires ou sponsors. La plateforme se prépare ainsi pour la signature de deux conventions avec une banque et un industriel de la place. Le partenariat porte sur un engagement annuel de sponsoring à hauteur de 300.000 DH. L’enveloppe sera ainsi répartie sur 8 projets par an.
A.Lo

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