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    Stratégie/Le management inversé ou comment manipuler son boss?

    Par L'Economiste | Edition N°:4489 Le 24/03/2015 | Partager
    Comprendre ses ressorts émotionnels, interpréter son attitude, le flatter… Les étapes
    L’angoissé, le colérique, le désorganisé… différents types de patron

    Le management inversé consiste à influencer son patron afin de décrocher une augmentation ou d’obtenir une faveur via des techniques de manipulation. Que son boss soit indécis, angoissé, colérique ou encore désorganisé, le salarié doit comprendre ses ressorts émotionnels, apprendre à décrypter ses faits et gestes pour pouvoir mieux le flatter par la suite puis opter pour une argumentation axée sur les intérêts de l’entreprise

    L’ON a souvent tendance à croire que c’est au supérieur hiérarchique d’assumer la gestion de la relation avec son subordonné. Or, ce dernier a tout intérêt à prendre l’initiative de «gérer son chef». En effet, que ce soit pour décrocher une augmentation ou obtenir une faveur, il existe des techniques permettant de parvenir plus facilement à ses fins face à son patron. La démarche en question, appelée «management inversé», se base sur des techniques de manipulation, permet de manipuler et d’influencer son chef en apprenant à le connaître, en le flattant, voire même en l’hypnotisant. Un moyen d’évoluer plus rapidement dans l’entreprise ou encore de s’offrir une tranquillité qui n’était jusqu’à présent pas acquise.
    Le management inversé consiste plus exactement en une forme de management axée sur les techniques de manipulation et qui a pour but d’exercer de l’influence sur son supérieur hiérarchique et de l’amener à «faire ce qu’on voudrait le voir faire», confie Adib Chikhi, DG d’Altitude RH et consultant en ressources humaines. Une méthode qui permet au salarié de pouvoir travailler en toute intelligence et de faire preuve de ses capacités.
    Il est tout d’abord essentiel dans une démarche de management inversé, selon Chikhi, de créer une relation et d’entretenir des échanges réguliers avec son patron, mais également de l’observer avec attention afin de le connaître davantage et de comprendre ses ressorts émotionnels, autrement dit ce qui l’agace, le préoccupe ou encore l’inquiète. Il ne manquera plus qu’à glisser des remarques ou des requêtes au bon moment sans en avoir l’air. Ensuite, l’employé doit apprendre à interpréter l’attitude de son chef  pour pouvoir lire dans ses pensées. Ainsi, s’il penche la tête vers la gauche, c’est qu’il est détendu et potentiellement bien disposé pour une demande. En revanche, si le patron penche du côté droit, c’est l’hémisphère gauche du cerveau qui s’active, ce qui signifie qu’il est préoccupé ou de mauvaise humeur. Autre astuce pour le moins utile, si un supérieur hiérarchique se pince les ailes du nez, cela signifie qu’il «n’accroche pas» à ce que le salarié lui raconte. Autant d’indices pouvant aider l’employé à moduler son argumentation. Après s’être assuré du bon état d’esprit et de la bonne humeur de son patron, il est alors conseillé de le flatter, sans excès ni compliment, d’après l’expert en ressources humaines. Au lieu de lancer un dévalorisant «Je vous dérange ?» en passant une tête dans son bureau, il est préférable de dire «Je peux vous voler une seconde ?» afin de le flatter d’entrée de jeu et en toute discrétion. Un management inversé est par ailleurs plus efficace si l’argumentation est construite en tenant compte de l’intérêt de l’entreprise et non de ses propres intérêts uniquement. En effet, le fait de se plaindre d’un manque de moyens ou d’une surcharge de travail aura peu de chances d’être considéré par son supérieur. Cependant, si l’employé parle du même sujet mais en termes d’analyse des risques, son patron lui prêtera une oreille beaucoup plus attentive.
    Il existe par ailleurs des techniques de manipulation spécifiques à chaque profil de patron existant. Ainsi, pour faire face à un chef indécis, autrement dit incapable de s’engager, il est grandement conseillé, selon Chikhi, de faire le travail d’analyse à sa place puis de proposer trois options conformes à l’esprit d’entreprise en n’hésitant pas à indiquer celle que l’on préfère. Un moyen de rendre le patron plus à l’écoute des idées du salarié et de l’apprécier davantage. Face à un patron angoissé, il faut se montrer «hyper-rassurant», positif et ne le tenir au courant que des bonnes nouvelles. Le salarié doit aussi lui proposer des solutions aux problèmes rencontrés. Lorsque son patron est colérique et s’emporte facilement, il faut que l’employé «laisse passer l’orage» et relance son patron une fois la «crise» passée. Si le patron est plutôt centralisateur et qu’il veut absolument tout contrôler et assumer, la solution consiste à offrir ses services afin de gagner sa confiance. Il ne faut en aucun cas, selon l’expert, se plaindre à lui et proposer des initiatives personnelles qui pourraient lui laisser croire que vous «cherchez à passer au-dessus de lui». Lorsque le patron est désorganisé, il faut l’être pour deux. Il sera ainsi bien vu de lui rappeler les étapes du dossier ou encore de réaliser une feuille de route en étudiant les deux plannings à la fois. Enfin, face à un patron workaholic, autrement dit à un «bourreau de travail» particulièrement exigeant, il faut lui faire accepter la possibilité d’agir autrement, que la méthode proposée n’est pas forcément si mauvaise.

    Et pourquoi pas l’hypnotiser?

    Pour arriver à ses fins, le salarié peut également hypnotiser son chef en parvenant à l’endormir un peu en imposant son rythme et son débit. Pour cela, il faut parler brièvement et marquer des silences. L’on peut aussi répondre aux questions en lâchant une brève locution telle que «d’accord» suivie d’une longue pause.

    K. A.

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