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    Métiers de bouche
    Bocuse, Toque d’Or… dans la cour des grands

    Par L'Economiste | Edition N°:4489 Le 24/03/2015 | Partager
    Ces Marocains finalistes du Bocuse d’or de Lyon
    Une équipe participe à la Coupe du monde de la pâtisserie

    «La Coupe du monde de la Pâtisserie est à l’image de la Formule 1 pour l’automobile». C’est  aujourd’hui la référence internationale en matière de pâtisserie. Dans le même esprit, le Bocuse d’Or est à la cuisine ce que la finale d’une coupe du monde est au football. C’est dire l’intérêt pour ces rendez-vous incontournables dans la carrière des participants. Conscients de l’enjeu de ces labels en tant qu’accélérateurs de carrière, de plus en plus de Marocains participent avec succès à ces compétitions de renom. Et c’est la raison même de l’existence du Carrefour international des professionnels de la restauration, des métiers de bouche et de l’alimentaire (Cremai). Un événement qui ne se limite pas à un simple sectoriel mais qui permet de rehausser les standards via une meilleure présélection des talents et espoirs pour représenter le Maroc dans les compétitions internationales. «Cet effort nous a permis de participer à des événements comme le Bocuse d’Or, la Toque d’Or, le trophée Passion ou encore le Dubai Award Hospitality», précise Soumia Mourid, DGA du groupe Rahal, organisateur du Cremai. Afin de perpétuer cette dynamique, la fédération marocaine des arts culinaires a mis en place une représentativité régionale visant à mettre à niveau la gastronomie sur l’ensemble du territoire, soit 7 bureaux couvrant les disciplines de la cuisine et de la pâtisserie. Parallèlement, la filière est mobilisée sur plusieurs fronts. La première des priorités est de créer un référentiel. «Le Maroc ne dispose pas de références comme le meilleur ouvrier de France. Un état de fait que nous comptons changer grâce à un partenariat avec l’Ofppt et la Fédération nationale de l’industrie hôtelière», annonce le management du groupe Rahal. Un chantier programmé pour 2015 en partenariat avec la Confédération nationale du tourisme (CNT).

                                                                  

    Masters chefs

    ■ Issam Jaafari  

    Titulaire d’un diplôme de l’Institut supérieur d’hôtellerie restauration (2006),  Issam Jaafari est spécialisé dans le poste chaud, saucier, boucherie ou encore l’élaboration de menus et cartes. Il a d’abord travaillé à Sotoram en tant que commis de cuisine, puis en tant que chef de partie au sein de plusieurs restaurants dont Hippopotamus, La Plage Rouge  … avant de rejoindre Es Saadi Garden & Resort (Marrakech) en tant que 1er sous-chef. Il a obtenu plusieurs prix notamment le 1er prix de la Toque d’Or de l’académie culinaire de France (2013), le 1er prix du trophée Passion de l’académie culinaire de France. Jaafari a aussi participé à plusieurs festivals et compétitions dont le prestigieux Bocuse d’Or (2013). Le chef a participé par ailleurs, au dîner (multi-étoilé) organisé par la maison d’édition Glénat. Il a aussi participé au Sigep coppa del mondo delle gelateria (Italie), l’équivalent de la coupe du monde des glaciers.

    ■ Abdelmajid Britit  

    Ce pur produit de l’Institut supérieur de l’industrie hôtelière, démarre sa carrière en tant que commis au Palmeraie Palace. Ensuite, il est redéployé demi-chef de partie au Palais des Roses & Spa. Ce passage par Agadir permettra au chef de faire ses armes, vu que l’établissement pouvait aligner jusqu’à 1.200 repas/jour. 2004 sera synonyme de nouveaux challenges pour Britit qui rejoint le Royal Mirage de luxe avec la casquette de chef de partie saucier. 4 ans plus tard, il passe à Naoura Barrière (Le Fouquet’s Marrakech et le Wardiya). Britit fait partie de l’équipe en tant que chef de partie, puis 1er chef de partie en 2010. En 2014, il est nommé chef en second. Britit s’est frotté aux concours internationaux depuis 2005, 3ème au concours culinaire organisé en marge du Cremai, avant d’être lauréat de ce même prix en 2011. Des consécrations nationales qui lui ont ouvert l’accès aux grands concours: 3ème au trophée Passion 2014, sélectionné pour le Bocuse d’Or (2014) ou encore désigné par l’Ofppt pour concourir à l’International Cup de cuisine où il obtient un diplôme d’honneur (2014).

    Abdellah Abdellaoui            

    Méconnu du grand public, Abdellah Abdellaoui a le mérite d’avoir introduit le pain de semoule de blé dans la boulangerie marocaine. Titulaire d’une licence en chimie minérale à l’Université de Fès (1995), ce chef boulanger suivra une formation à Lille puis à Paris chez le groupe Lesaffre (n°1 mondial de la levure) sur la science de la panification et les techniques de ventes adaptées au secteur de la boulangerie (1996). Un cycle de formation qui prendra fin en 2002 par un cursus aux Grands moulins de Paris. Durant cette même période, il est directeur du «Baking Center» du groupe Lesaffre et chef du produit améliorant pour le Maroc et le monde arabe. De 2004 à 2007, il est directeur technique de Fandy Délicium, puis il sera nommé directeur du projet The Old Baker Company de 2010 à 2011. En 2005, il atteint en tant que capitaine de l’équipe marocaine la finale de la coupe du monde de la boulangerie au salon Europain à Paris. Il y décroche le trophée du meilleur produit au goût. Abdellaoui est président des concours de la Boulangerie au salon Cremai depuis 2006 ou encore membre du jury international aux concours de boulangerie en Italie.

     

    A. At
     

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