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    Culture

    Quand le «Bic» sert l’art

    Par L'Economiste | Edition N°:4453 Le 02/02/2015 | Partager
    Exposition de l’artiste Cali jusqu’au 22 février à La Galerie 38
    Des œuvres inspirées des icônes Pop d’hier et d’aujourd’hui

    «Muse» œuvre réalisée en hommage à Twiggy un des mannequins vedettes des années 60, muse des Beatles et de David Bowie. Andy Warhol l’aura immortalisée dans l’un de ses célèbres portraits sérigraphiés

    Après son exposition «Bic me… I’m famous» en 2013 à la galerie BCK de Marrakech, Cali revient au Maroc avec un deuxième solo show dans la continuité du premier. Cette fois-ci c’est à Casablanca à la galerie 38 qu’elle présente sa dernière exposition «Bic me… I’m more famous» jusqu’au 22 février. La majeure partie des œuvres de l’exposition sont des portraits de ses idoles,  chacune d’entre elles porte un message, une réflexion sur la starification de nos jours. Basquiat, Warhol, Aretha Franklin, Grace Kelly, Einstein, Nelson Mandela, pour n’en citer quelques uns, sont dessinés au Bic sur fond de journal, bandes dessinées ou encore de vrais billets de 1 dollar. «Avec humour et distance, elle accuse, provoque et dénonce. Ses  compositions mêlent le sulfureux et le glamour, la rébellion et l’émotion. A sa manière, elle «emballe» les grands de ce monde comme de la marchandise «pop» dans des papiers journaux maculés de bic. Le symbole est fort.», explique Jef Aerosol, artiste de street art. Le travail de Cali est rafraîchissant, on pourrait le qualifier de «néo pop-art», mais Jef Aerosol a qualifié son art en lui donnant le nom de «Bic art». Elle reprend les demoiselles d’Avignon à sa façon, et pour la peine, ce sont les idoles d’aujourd’hui qu’elle dessine en les assimilant aux filles de joie de Picasso avec beaucoup d’humour. Cette fois-ci c’est Kate Moss, Naomi Campbell, Kim Kardashian, Brigitte Bardot (jeune) et Beyoncé qui se dénude partiellement. Elle réalise également une superbe série de quatre portraits plus vrais que nature, intitulée «Good to be Bad», avec comme modèle Robert De Niro, Al Pacino, Marlon Brando et Christopher Walken. Ses portraits ont été réalisés sur fond de vrais billets d’un dollar. Egalement fascinée par le quattrocento italien, elle réalise une œuvre monumentale avec Mick Jagger des Rolling Stones en homme de Vitruve. L’œuvre dénonce les excès de la société de consumérisme. Clou de l’exposition, la jeune artiste ose, et cela paye. En plus de tourner les idoles contemporaines à la dérision, Cali fait preuve de beaucoup d’humour et d’autodérision en dessinant son autoportrait en Vénus sur un coquillage en référence à l’œuvre  de Boticelli. L’une des deux pièces maîtresse de l’exposition, quant à elle, est un tableau sculpture monumental intitulé «Sweet chaos 2» composé d’un dessin géant avec au milieu un «peace and love» en volume constitué entre autre de petits soldats en jouets. Cali, de son vrai nom Caroline Limousin, est née en 1985 à Nantes. Elle baigne dans le dessin depuis sa plus tendre enfance. Durant ses études en Arts appliqués, elle explore différentes technique de travail. Celle du stylo sur du journal s’est quelque part imposé à elle, c’est par hasard en griffonnant qu’elle se rend compte du résultat qui lui plait immédiatement. Elle commence par exposer dans le sud de la France, puis elle expose une première fois en 2013 à Marrakech. Aujourd’hui elle est installée à Casablanca.
    Aïda BOUAZZA

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