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    Economie

    Commerce extérieur
    Face aux barrières non tarifaires, s’adapter!

    Par L'Economiste | Edition N°:4443 Le 19/01/2015 | Partager
    De vrais leviers pour monter sur la chaîne de valeur
    Enjeu de l’accord transatlantique: la reconnaissance des standards
    Entretien avec la directrice du Centre de commerce international

    Arancha Gonzalez, directrice du Centre de commerce international: A terme, les obstacles tarifaires vont disparaître dans le commerce international. Les normes seront la principale forme de protectionnisme. Mais elles sont aussi porteuses d’opportunités

    Peu visible et presque pas connu du grand public, le Centre de commerce international est «un peu le bijou caché de l’ONU», selon les propres mots de sa directrice générale, Arancha Gonzalez. Cette discrétion tient aussi à sa taille et à sa focalisation sur les entreprises privées, notamment les PME et les toutes petites entreprises. On est l’un des rares organismes axé sur le développement économique. A la différence de puissantes organisations engagées dans plusieurs domaines: la santé, l’éducation, la question de la femme,…
    Cette dimension économique parfois absente, est la clé du développement à long terme, assure la patronne du CCI.  Toutes les avancées réalisées en matière de développement humain  ne peuvent être consolidées que s’il y a des économies qui génèrent de la croissance et des emplois.
    Le développement des barrières non tarifaires ne complique-t-il pas la tâche de votre organisme? C’est à nous de nous adapter, assure avec beaucoup de réalisme la directrice du Centre de commerce international.  Pour elle, cette évolution était prévisible, la multiplication des accords ayant abouti à une réduction substantielle des tarifs aux frontières. A terme, il ne restera plus d’obstacles liés aux tarifs dans le commerce international.  Le seul outil pour «fermer ses frontières», c’est le recours aux normes.
    L’accord transatlantique (Europe-Etats-Unis), en cours de négociation, va être à cet égard capital. L’un des enjeux de ces discussions est la reconnaissance mutuelle des standards. Vu les différences culturelles des deux côtés, il sera difficile de trouver un compromis, prévient la directrice du CCI. Reste les pays en développement qui sont en position de spectateurs. Pour autant, relève Arancha Gonzalez, ces standards constituent une opportunité pour ces pays car ils peuvent s’en servir pour augmenter la valeur ajoutée de leurs produits. Et une des missions du CCI est d’aider les pays en développement à les assimiler.   
    Dans ce paquet de standards, explique Arancha Gonzalez, il faut distinguer entre deux catégories: la première regroupe les standards que les Etats imposent à leurs propres entreprises, et la deuxième vise clairement à restreindre l’entrée de produits d’importation.  Notre approche au CCI est dire aux gouvernements de traiter les deux simultanément, insiste sa directrice. Des procédures douanières fastidieuses gênent autant les opérateurs économiques nationaux que les firmes étrangères.  Le Centre pousse au dialogue entre les pouvoirs publics et les opérateurs privés afin de traiter tous ces obstacles, et d’en démanteler les plus encombrants. Lorsqu’un pays est dans une démarche d’intégration régionale, cette action doit s’inscrire au niveau régional. D’ailleurs, le Centre accompagne actuellement les Etats de la région Mena d’identifier les barrières non tarifaires qui empêchent le développement de commerce intra-régional. Les normes sont à l’évidence, les premiers obstacles au commerce international au XXI siècle. Les règles sanitaires, c’est bien. Mais, dans bien des cas, sous prétexte de protéger le consommateur, elles servent en réalité de bouclier pour les producteurs.

    Le mode opératoire du Centre

    Le Centre de commerce international est une agence de développement. Il  mobilise des ressources financières auprès des bailleurs de fonds. Le CCI a deux cibles prioritaires: les pays les moins avancés et les pays enclavés. Il a développé une forte présence dans les pays arabes.
    C’est une sorte de think tank de l’intelligence commerciale qui développe des outils d’accès aux marchés et pour aider les entreprises à identifier les opportunités. Au Maroc, le CCI, avec le soutien du gouvernement canadien, vient d’achever une formation  d’une vingtaine de conseillers à l’export qui ont reçu leur certificat en fin de semaine dernière à Rabat. Le Centre aide les PME à améliorer leur compétitivité (cela va de l’assistance marketing à l’aide à l’assimilation des normes) et les assiste à accéder au financement. «Nous ne sommes pas une banque, mais nous aidons les entreprises à approcher les institutions financières avec des chances de succès raisonnables», précise sa directrice. Enfin, le CCI connecte les entreprises aux marchés internationaux.

    Abashi SHAMAMBA

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