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Société

Protection sociale
Le Maroc se cherche un système intégré

Par L'Economiste | Edition N°:4429 Le 26/12/2014 | Partager
Les programmes en vigueur ont des résultats probants, mais restent fragmentés
Une étude lancée en partenariat avec l’Unicef
Objectif: identifier les orientations d’une conception globale

Les programmes d’assistance sociale lancés par le Maroc, comme l’INDH ou Tayssir, ont atteint des résultats positifs. Mais l’objectif est d’assurer une meilleure convergence, afin d’assurer une plus grande efficience, en mettant l’accent sur l’impact direct sur la qualité de vie des populations défavorisées

INDH, Ramed Tayssir, indemnité pour perte d’emploi… le Maroc a lancé une série d’initiatives pour assurer la protection sociale des catégories les plus vulnérables. Ce dispositif est complété par un système contributif de sécurité sociale, notamment à travers des organismes comme la CNSS, la CMR, RCAR… Ces mesures ont permis d’atteindre des résultats probants, mais des défis importants restent encore à relever, selon l’Unicef, qui vient de lancer une étude, en partenariat avec le ministère des Affaires générales et de la Gouvernance, et d’autres agences des Nations unies. Objectif: doter le Maroc d’un système intégré de protection sociale. Car le dispositif actuel pèche par sa fragmentation. Cela est dû à «la multiplicité des régimes et d’intervenants, amplifiée par l’insuffisance de coordination et de cohérence des interventions», comme cela a été souligné par les conclusions des Assises nationales de la gouvernance des politiques publiques, organisées en 2013. Or, l’expérience internationale a montré que «la duplication et le manque de cohérence réduisent l’efficience de ces programmes et remettent en question leur efficacité», est-il noté. Pour l’Unicef, «la protection sociale peut être définie comme un ensemble de politiques et de programmes publics et privés, visant à prévenir, réduire et éliminer les vulnérabilités économiques et sociales». Aujourd’hui, le Maroc dispose d’une grande opportunité pour assurer la convergence de ces politiques publiques en matière de protection sociale. Car, d’une part, «il a entamé la réforme progressive du système de compensation. Ce qui permettra de générer des ressources financières qui pourraient être réaffectées au financement d’actions ciblées de soutien aux populations défavorisées. Et d’autre part, il existe une forte volonté politique de démocratisation et de soutien des objectifs de développement humain», est-il indiqué. C’est ce qui devra favoriser l’élaboration d’une vision nationale fédératrice des efforts sociaux, pour renforcer la performance publique. Néanmoins, «cette vision stratégique devra s’appuyer sur un dispositif opérationnel, dont un référentiel national, une rationalisation des structures de mise en œuvre et une bonne gouvernance centrale et territoriale de protection sociale», fait-on savoir. D’où l’importance de cette étude, lancée ce mois, dont les résultats seront prêts avant juin 2015, et qui s’inscrit dans le cadre du programme «harmonisation et évaluation des politiques publiques», pilotée par le département de Mohamed Louafa. L’élaboration de cette vision intégrée devra se baser sur une analyse de l’état des lieux, en s’inspirant des expériences internationales. Concrètement, il s’agit de réaliser un mapping analytique du système national de protection sociale, qui met l’accent sur l’intégration de l’action publique au niveau politique, programmatique et de gouvernance. Ces dimensions concernent la coordination horizontale entre programmes. Néanmoins, la bonne performance du système est aussi tributaire du niveau de coordination verticale. Car, «le ciblage, le financement et la mise en œuvre d’un programme doivent être coordonnés entre les différents niveau d’administration». Cette dimension est d’autant plus importante que le Maroc se prépare à l’implémentation du chantier de la régionalisation avancée.

Répercussion sur la population

L’étude lancée pour définir une vision intégrée de la protection sociale au Maroc devra se pencher sur les répercussions des programmes mis en place sur les populations. L’analyse prévue devra prendre en considération si «les programmes améliorent l’accès aux services sociaux, au-delà des transferts monétaires». Mieux, cette étude devra se focaliser sur les objectifs du gouvernement, à savoir la réduction de la pauvreté, et donc sur les programmes d’assistance sociale. Il s’agira «d’identifier là où il est avantageux d’intégrer des programmes ou de mieux les harmoniser et les rendre plus cohérents».

Mohamed Ali MRABI

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