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    Politique

    Elections: C’est parti pour la révision des listes

    Par L'Economiste | Edition N°:4426 Le 23/12/2014 | Partager
    L’opération dure jusqu’au 19 février
    Un site web pour déposer les demandes
    Les partis peuvent s’opposer aux inscriptions considérées comme infondées

    La révision des listes électorales, qui a démarré hier, permettra d’actualiser les données relatives aux électeurs. L’objectif est de garantir la transparence des prochains scrutins, étalés sur l’année prochaine

    Le gouvernement a mis fin à la polémique autour de la révision des listes électorales. L’exécutif a adopté le projet de décret portant application de la loi 88-14 relative à la révision exceptionnelle des listes électorales générales, lors du dernier Conseil de gouvernement. Ce texte «établit de manière détaillée la programmation de toutes les étapes concernant cette opération, à partir du lancement de l’opération d’inscription jusqu’à la clôture des listes électorales finales par les autorités compétentes», a souligné Mustapha El Khalfi, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement. Les deux textes n’ont pas pris en considération certaines propositions des partis politiques de l’opposition, mais aussi de la majorité. D’ailleurs, le PJD avait appelé à «l’adoption du registre de la sûreté nationale comme base de l’inscription sur ces listes». Une mesure qui n’a pas été intégrée dans le nouveau cadre réglementaire, devant encadrer les prochains scrutins, prévus en 2015. Idem pour la proposition de l’USFP appelant à «permettre le vote uniquement par la CIN». Mais la proposition qui avait fait le plus de bruit est celle défendue par les partis de l’opposition, et qui consiste à mettre en place une commission indépendante pour superviser les prochaines échéances électorales. Parallèlement, certaines formations exigeaient «une révision globale des listes et non pas de simples recadrages». Aujourd’hui, le gouvernement a tranché en faveur d’une révision exceptionnelle, dont la date a été fixée du 22 décembre 2014 au 19 février 2015. L’opération, qui a démarré hier, permet de s’adapter aux variations du corps électoral. Il s’agit notamment de radier de la liste les personnes décédées, celles qui ont changé d’adresse ou encore celles qui sont privées du droit d’élire.
    Globalement, la loi et son décret d’application n’apportent pas de modifications en termes de critères d’éligibilité. Les citoyens qui ne sont pas encore inscrits peuvent s’adresser directement aux bureaux administratifs dédiés à cet effet dans l’ensemble des communes durant la période prévue, selon un communiqué du ministère de l’Intérieur. Les Marocains résidant à l’étranger devront déposer leurs demandes auprès des bureaux créés à cet effet au niveau des ambassades et des consulats. Mieux, ils peuvent s’inscrire directement sur le site web créé à cet effet (www.listeselectorales.ma). Les électeurs résidant au Maroc, ayant changé d’adresse, peuvent également déposer leurs demandes via ce site, afin de transférer leurs noms vers les listes d’où relève leur nouveau domicile. Ils peuvent aussi effectuer cette formalité dans les bureaux dédiés au niveau des communes.
    Par ailleurs, ce nouveau décret permet, pour la première fois, aux partis politiques d’émettre, à travers leurs représentants, des observations concernant les personnes qu’ils considèrent comme illégalement inscrites. Ces formations peuvent s’opposer à l’inscription de certaines personnes, mais c’est la commission administrative qui décide des noms à radier. Les partis peuvent formuler leurs remarques du 22 décembre au 5 janvier prochain. Elles doivent être rédigées selon le modèle prévu par la loi 88-14, est-il indiqué. La clôture des listes électorales révisées permettra de préparer les prochaines échéances électorales, prévues en 2015, notamment au niveau communal et régional, avant de passer au renouvellement des membres de la Chambre des représentants.

    Transparence

    LES prochains rendez-vous électoraux, prévus au cours de l’année 2015, constituent une étape cruciale dans l’implémentation du chantier de la régionalisation avancée. D’où l’importance de baliser le terrain à la mise en place d’institutions élues fortes, en mesure de relever les défis du développement local, sur les plans économique, social, culturel… C’est pour cela que les différentes parties prenantes à ce processus insistent sur la nécessité de garantir la transparence de ces scrutins. C’est le gouvernement qui devra veiller au bon déroulement des élections, après avoir refusé la proposition des partis de l’opposition, consistant à mettre en place une commission indépendante pour superviser cette opération. Dans ce cadre, Mohamed Hassad a insisté sur «l’effort du gouvernement pour assurer la bonne préparation des élections de 2015, à travers une commission présidée par les ministères de l’Intérieur et de la Justice, dans le cadre d’une approche responsable et transparente».

    M. A. M.

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