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Moyen Atlas: Le plan de sauvetage des écosystèmes opérationnel

Par L'Economiste | Edition N°:4425 Le 22/12/2014 | Partager
Il est porté par des partenaires internationaux dont le PNUD
Objectif: promouvoir une démarche d’intégration intersectorielle centrifuge des forêts

Le renforcement des capacités locales et institutionnelles dans la gestion durable des ressources naturelles est une composante stratégique du projet. Dès son lancement, il a été  procédé à l’élaboration d’un plan de développement des capacités sur la base d’une approche participative et interactive avec les différents groupes-cibles. Il a pris en compte les besoins spécifiques et prioritaires exprimés par ces derniers en termes de formation. Le tableau ci-dessous fait état du récapitulatif des actions réalisées. (

Le projet de gestion intégrée des forêts du Moyen Atlas (GIFMA) est fin prêt. Lancé en 2008, par le Haut Commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification (HCEFLCD), en collaboration avec le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) avec l’appui de l’Agence de développement social (ADS), ce projet dont les résultats ont été présentés, le 17 décembre 2014, à Fès, ambitionne une gestion durable et participative des ressources forestières. «Son originalité réside dans l’approche globale et intégrée combinant l’approche filière et l’approche territoriale, pour construire une réponse concertée et intégrée aux multiples causes sous-jacentes de la dégradation des écosystèmes forestiers, avec une démarche d’intégration intersectorielle centrifuge», indique Nour-Eddine Tahsa, coordinateur du projet GIFMA. Et d’ajouter: «nous nous sommes focalisés sur l’organisation, le renforcement des capacités et l’habilitation des structures de participations et le renforcement des capacités des autres parties prenantes». La finalité du projet est de faire des populations organisées, de véritables acteurs responsables de leur propre développement, et  des partenaires crédibles dans un processus  de  gestion responsable et durable  des écosystèmes forestiers. En effet, l’implication des populations locales dans l’exploitation commerciale de produits forestiers constitue un levier efficace pour les faire adhérer et les engager dans des systèmes durables de cogestion sylvo-pastorale autofinancés. Ainsi, la GIFMA est de nature purement institutionnelle dépourvue de toute action facilitatrice, ni activité génératrice de revenus, ni investissement dans les infrastructures et/ou équipements sociaux. Elle se base sur une grande ouverture sur l’expertise forestière et l’expérience internationale, offrant de larges opportunités d’échange et d’apprentissage, notamment dans les domaines des modèles  de gestion intégrée, d’outils et de standards de soutien à la gouvernance.
Pour ses initiateurs, la gestion adaptative de la mise en œuvre du projet a réussi à concevoir un modèle réduit de la déclinaison opérationnelle des programmes prioritaires de réorientation de la politique forestière. «D’une manière méthodologique, la démarche adoptée par le projet GIFMA cadre parfaitement, dans ses objectifs, avec les stratégies HCEFLCD, de l’ADS  et de l’Initiative nationale de développement humain (INDH)», souligne Nour-Eddine Tahsa. Et d’ajouter : «les principaux résultats du projet GIFMA consistent en l’élaboration de modèles de gestion participative dans les 2 écosystèmes forestiers de Guigou et d’Itzer, le renforcement des capacités institutionnelles et communautaires, l’organisation des usagers en groupements agro sylvo-pastoraux et par filière, l’élaboration des plans de gestion intégrée’ sylvo pastoraux des 2 communes pilotes, et l’élaboration des plans d’économie en Bois-énergie». Le projet a permis également l’étude et l’identification des filières de l’écosystème forestier les plus rentables et à forte valeur ajoutée en vue d’une meilleure valorisation des produits de la forêt au profit des populations usagères à l’effet d’améliorer leur revenu et diversifier leurs activités, la mise en place du système de gestion des connaissances pour soutenir et appuyer la gestion intégrée des écosystèmes forestiers, et le développement du processus de certification de gestion des 2 forêts de Guigou et d’Itzer. Sans oublier aussi l’expérimentation sur la restauration écologique des 2 forêts de Guigou et d’Itzer. En clair, le Projet GIFMA a pu développer des approches et démarches prenant en compte la multifonctionnalité de l’écosystème mais  également sa complexité  qui conditionne l’économie rurale des populations usagères riveraines avec des systèmes socio-économiques et socio-culturels spécifiques aux zones pilotes du projet. «Notre intervention a finalement abouti à la conception et au développement de modèles de gestion participative qui s’adaptent à l’écosystème forestier», conclut le coordinateur de la GIFMA.

Certification forestière

Outre une planification ascendante, concertée et territorialisée plaçant la population locale usagère  au centre de la problématique, le projet GIFMA s’est traduit par le renforcement des liens de partenariat avec l’ensemble des intervenants (partenaires institutionnels, usagers, ONG et Communes rurales), le renforcement des capacités locales et institutionnelles, et le développent des outils et standards techniques de bonne gouvernance forestière de à l’intégration les plans et programmes sectoriels au niveau territorial. Mais l’une de ses principales réalisations reste sans nul doute la certification de la gestion forestière de deux  forêts :″ Guigou" et ″’Itzer".  Certification qui est passée notamment par l’appui et l’accompagnement des gestionnaires forestiers dans la finalisation des plans d’action pour réduire les écarts et lever les non conformités majeures et mineures du pré-audit forestier et l’ élaboration et l’actualisation des matrices des DACs (demandes d’actions correctives) par les gestionnaires forestiers.

De notre correspondant,
Youness SAAD ALAMI

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