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    Entreprises

    Année à oublier pour CGI

    Par L'Economiste | Edition N°:4421 Le 16/12/2014 | Partager
    Les résultats prévisionnels revus à la baisse
    Le groupe ne compte pas lever le pied sur ses futurs projets

    Face aux tourments de la CGI, les attentes ne sont plus les même. Le groupe table désormais sur un chiffre d’affaires de 2,6 milliards de DH, au lieu de 4,47 milliards prévus en juin dernier. Le résultat net part du groupe devrait se limiter à 178 millions de DH (contre 548 millions estimés).

    C’est ce qui s’assimile à un profit warning déguisé. CGI revoit à la baisse ses prévisions pour 2014. La société qui vient de tenir son conseil d’administration devrait boucler 2014 avec des résultats bien en deçà des attentes. Le chiffre d’affaire du groupe ressortirait à 2,7 milliards de DH, en retrait de 28% en 2013. Le résultat net part du groupe s’établirait quant à lui à 178 millions de DH, marquant une baisse de 51% sur une année. Le promoteur immobilier, qui s’apprête à quitter la Bourse ne s’attendait certainement pas à un tel revirement au moment de sa dernière émission obligataire de 1,5 milliard de DH (cf, l’Economiste du 14 juillet 2014). Les résultats prévisionnels ont été, en six mois, grevés de 40% pour le chiffre d’affaires et de 67% pour les bénéfices. Dans sa note d’information, le promoteur tablait sur des revenues dépassant les 4,4 milliards de DH et des bénéfices atteignant les 548 millions de DH.
    Cette tendance baissière incombe à «la lenteur du rythme de livraison de certains projets enregistrés particulièrement lors du dernier trimestre de l’année», soutient le conseil d’administration. Il ajoute que des reports de chiffres d’affaires seront prévus pour 2015 et les années qui suivent. Il faut dire que l’immobilière peine à sortir la tête de l’eau depuis le déclenchement de l’affaire Badès. Le groupe fait actuellement l’objet d’une enquête initiée par l’inspection générale des finances (IGF). Le projet «Madinat Bades» (Al Hoceima), à l’origine de ses tourmentes, affaiblit la position de la compagnie dans le secteur. Au cœur d’une spirale judicaire, le management en est sensiblement affecté. Le directeur général a été contraint de déléguer ses pouvoirs à Mohamed Kerdoudi, DG délégué pour la gestion opérationnelle de la filiale de CDG. La cotation en Bourse n’a également pas été épargnée. La suspension du titre CGI est reconduite depuis le 16 octobre dernier. Le CDVM n’a, à ce jour, toujours pas pris de décision à cet égard. Une situation qui n’apaise guère les professionnels du marché. Les analystes recommandent même l’action à la vente. Pour Crédit du Maroc. La filiale de CDG devrait ainsi bousculer sa stratégie afin de minimiser sa production stockée. Il est même juger opportun, selon les analystes, de lever le pied sur le lancement de nouvelles opérations. Sauf que le groupe immobilier ne l’entend pas de cette oreille. Celui-ci tient à poursuivre son programme de développement et table sur une reprise progressive dès l’année prochaine.
    A. Lo

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