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Evénement

Compensation
Benkirane défend sa réforme

Par L'Economiste | Edition N°:4398 Le 12/11/2014 | Partager
Il affirme préserver le pouvoir d’achat, malgré la grogne des syndicats et de l’opposition
500 millions de DH pour l’indemnité de perte d’emploi
Sans l’indexation, la Compensation aurait absorbé 62 milliards de DH en 2013

Le chef du gouvernement semble déjà s’inscrire dans la logique de l’approche des élections. Son intervention devant la Chambre des représentants s’est transformée en plaidoyer en faveur des réformes menées par son équipe, qui aurait permis, selon lui, un renforcement du pouvoir d’achat, contrairement aux critiques des syndicats et de l’opposition

Abdelilah Benkirane était attendu de pied ferme par les députés pour sa première apparition à l’hémicycle après la rentrée parlementaire. Le chef du gouvernement a été interpellé, dans cette séance mensuelle de questions de politiques publiques, sur des sujets chauds, comme la compensation. Benkirane a d’emblée donné le ton. Les groupes de la majorité lui ont tendu une perche pour défendre ce qu’il considère comme l’un des plus grands dossiers de réforme portés par son gouvernement. Il a estimé que «le système actuel de compensation n’est pas équitable socialement, et fait porter de grandes charges à l’Etat». Benkirane a avancé que ce processus «devait être entamé à l’époque où le déficit budgétaire était moins important, et les prix des hydrocarbures étaient encore à des niveaux bas». Contrairement à l’avis de l’opposition, qui n’hésite pas à critiquer les différentes atteintes au pouvoir d’achat, le chef du gouvernement a souligné que «les mesures prises dans le cadre de la réforme de la Caisse de compensation visait le rétablissement des équilibres financiers, tout en évitant les impacts négatifs sur les catégories vulnérables». Le chef du gouvernement a joué sur la corde du patriotisme, en affirmant que ces mesures ont été prises «pour servir les intérêts suprêmes de la nation». C’est pour cela que son équipe a opté, face au creusement du déficit suite à l’emballement des prix des hydrocarbures, pour une réforme progressive à partir de 2012. Cela est passé par l’adoption du système d’indexation au premier trimestre de 2013. Le chef du gouvernement a indiqué que «sans cette initiative, la charge de la Caisse de compensation aurait absorbé 62 milliards de DH». D’autant plus que cette charge est allée crescendo depuis quelques années, pour se stabiliser à 46 milliards de DH en 2013, soit l’équivalent du budget consacré à un département comme l’Education nationale, a fait savoir Benkirane.
Le chef du gouvernement n’a pas hésité à caresser les citoyens dans le sens du poil. Surtout que les échéances électorales sont à quelques mois seulement. Face aux critiques de l’opposition, Benkirane a estimé que «les initiatives du gouvernement ont pris en considération la préservation et le renforcement du pouvoir d’achat des citoyens, à travers des programmes comme Tayssir ou encore le maintien du niveau des prix des produits de base, en dépit de la conjoncture difficile». Pour lui, «les programmes lancés par les différents départements ont visé le renforcement des revenus des ménages, en plus de la mobilisation de 50 milliards de DH pour la réalisation des engagements de l’accord d’avril 2011, sur la période 2012-2014». Or, les syndicats ne semblent pas être satisfaits de ces réalisations, dans la mesure où ils continuent à mener la vie dure à l’exécutif, en revendiquant notamment la finalisation de la mise en œuvre de ses engagements. La dernière grève générale est là pour rappeler le climat tendu, et l’insatisfaction des centrales syndicales concernant les politiques sociales de l’équipe de Benkirane. Celui-ci a mis en avant certaines initiatives qui peuvent favoriser le renouement avec la paix sociale. C’est le cas notamment du renforcement du budget prévu pour les indemnités de perte d’emploi, qui est passé à 500 millions de DH, après les 250 millions qui ont été prévus initialement. Parallèlement, «le projet de budget 2015 a consacré 7,5 milliards de DH pour assurer la promotion des fonctionnaires». A cela s’ajoute 4 milliards de DH pour l’assainissement des arriérés des promotions décidées les années précédentes. Idem pour la hausse du Smig. Le chef du gouvernement a estimé que «si les syndicats sont satisfaits de ces décisions, les chefs d’entreprise ont eu des difficultés à les accepter, à cause des contraintes de compétitivité».

Processus de décompensation

Abdelilah Benkirane veut prendre le taureau par les cornes et assainir les arriérés de l’Etat vis-à-vis des opérateurs. C’est le cas notamment pour les pétroliers, dont la dette à l’égard de l’Etat s’élevait à 15 milliards de DH en 2012. Ce montant devrait se situer à 7 milliards avant la fin de l’année. Parallèlement, il a avancé que son équipe va poursuivre le processus de décompensation, notamment à travers la suppression de la structure des prix de l’essence. Une mesure favorisée par la baisse des prix du pétrole, qui s’est soldée par un recul du prix de l’essence à la pompe de 83 centimes durant ce mois. Benkirane prévoit une nouvelle baisse de 17 centimes en décembre prochain. L’idée est de maintenir ce processus jusqu’à la suppression définitive des subventions des hydrocarbures.

M. A. M.

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