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    Entreprises

    Ecole centrale Casablanca
    Le business model d’une délocalisation

    Par L'Economiste | Edition N°:4389 Le 29/10/2014 | Partager
    Une gouvernance public-privé pour piloter le projet
    Une fondation ad hoc et un conseil d’administration public-privé

    La gouvernance se veut inédite : une fondation ad-hoc et un conseil d’administration composé d’indépendants du privé et d’institutionnels.  (De gauche à droite: Hervé Biausser, directeur de l’ECP, Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’Industrie, du Commerce, de l’Investissement et de l’Economie numérique, Lahcen Daoudi, ministre de l’Enseignement supérieur

    ON en sait un peu plus sur le montage financier de la première délocalisation africaine de l’Ecole centrale Paris (ECP). La facture de l’Ecole centrale Casablanca (ECC) sera partagée entre institutionnels et entreprises, le modèle classique du PPP. 150 millions de dirhams seront supportés par l’Etat marocain pour la mise à disposition des infrastructures du futur campus sur le site de Bouskoura, ajoutés aux 150.000 DH/élève – 600 à terme - qui financeront la rémunération des professeurs et autres frais de fonctionnement de l’Ecole centrale de Casablanca. Le conseil d’administration, qui pilotera le projet, est ainsi composé de trois parties prenantes. Le premier tiers est formé par des institutionnels (les ministères de l’Industrie, du Commerce, de l’Investissement et de l’Economie numérique, ceux des Finances et de l’Enseignement supérieur). Le second tiers est constitué d’administrateurs de l’ECP. Quant au troisième tiers par « un certain nombre d’indépendants issus du monde de l’entreprise », explique Ghita Lahlou, directrice fraîchement nommée de l’ECC. Dans cette dernière catégorie, devrait aussi figurer, à titre représentatif, des représentants du milieu universitaire, ainsi que du corps professoral  et des élèves ingénieurs de la future école. Quant au ticket d’entrée, les promoteurs le disent abordable. La première promotion sera accueillie à la rentrée 2015. Les frais de scolarité s’élèveront ainsi à 150.000 dirhams/an/élève ingénieur. Un système de bourse sera par ailleurs installé pour les étudiants de milieux modestes, avec des possibilités de couverture de 50% des frais de formation.
    Le projet en lui-même a de quoi ravir pour les principaux protagonistes. Pour Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’Industrie, du Commerce, de l’Investissement et de l’Economie numérique, c’est en quelque sorte se doter des moyens humains pour les ambitions industrielles du Maroc. « Ce projet accompagnera la dynamique instaurée par le Plan d’accélération industrielle », explique-t-il. Pour Lahcen Daoudi, ministre de l’Enseignement supérieur, c’est une façon de capter les « 2,6 milliards de dirhams transférés chaque année par les Marocains pour des frais de formation à l’étranger ». Il faut savoir que 17% des effectifs inscrits cette année à l’école centrale Paris sont d’origine marocaine. Quant à l’ECP, ce développement est dans la stratégie de l’enseigne du savoir visant « la mondialisation de son concept de formation », explique Hervé Biausser, directeur de l’ECP. Après Pékin (Chine) et Hyderabad (Inde), c’est au tour de Casablanca d’abriter la troisième Ecole centrale hors des frontières de l’Hexagone. Cette implantation vise aussi à faire de l’ECC un hub de formation pour étudiants d’Afrique subsaharienne francophone, notamment du Gabon, de la Côte d’Ivoire et du Sénégal. A terme, 30% de l’effectif de l’école devraient être constitués d’élèves ingénieurs étrangers.
    Safall FALL

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