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    Entreprises

    Epargne salariale
    Les entreprises ne se pressent pas

    Par L'Economiste | Edition N°:4344 Le 26/08/2014 | Partager
    Ces mécanismes de motivation encore peu développés, sauf dans les grandes entreprises
    La baisse du marché actions n’aide pas au développement du plan d’épargne entreprise

    Les montants placés dans le plan doivent être essentiellement investis en actions et certificats d’investissements cotés. Comme pour le PEA, l’on peut également s’interroger sur le timing du lancement du PEE. La baisse du marché ces dernières années a détérioré la confiance des investisseurs

    LANCÉ un an après les premiers plans d’épargne défiscalisés, le plan épargne entreprise (PEE) connaît un sort similaire à ses devanciers. Les entreprises ont jusqu’ici montré peu d’intérêt pour le produit, malgré les incitations. Les revenus et les profits réalisés dans le cadre du plan sont totalement exonérés à condition de le détenir pendant cinq ans et que les versements ne dépassent pas 600.000 DH. L’abondement de l’entreprise est exonéré d’impôt sur le revenu dans la limite de 10% du salaire annuel imposable. Cela ne suffit pas pour l’instant à convaincre les entreprises à franchir le pas. Elles privilégient encore d’autres sources d’intéressement comme les primes de productivité. Or, celles-ci sont souvent aléatoires et donc difficiles à budgétiser. Dans les deux cas, l’objectif pour l’employeur est d’impliquer davantage les collaborateurs dans la vie de l’entreprise et gagner plus en productivité. Les dispositifs du type PEE semblent un outil de fidélisation plus intéressant pour le salarié.
    Maintenant, la baisse du marché actions ces dernières années n’encourage pas à proprement dit le développement du produit. Les montants placés dans le plan doivent être essentiellement investis en actions ou certificats d’investissements cotés en Bourse. Le manque de variété du panier d’actifs pourrait être un frein.
    Globalement, l’épargne salariale est très peu développée. Ce qui explique pour une partie le manque de réaction des entreprises pour le dispositif. Ce type de mécanisme est jusqu’ici principalement développé par les grandes entreprises cotées, particulièrement les institutions financières. Elles sont les principales à, par exemple, ouvrir leur capital aux salariés. Le personnel détient 3,7% du tour de table de la BCP et 3,4% de Attijariwafa bank. Leur poids dans le capital de BMCE Bank et BMCI est respectivement de 1,48% et 0,59%. Les salariés de Maroc Telecom, la première capitalisation du marché, possèdent 0,08% du capital de leur employeur. Les employés des filiales marocaines des groupes étrangers, eux, profitent du dispositif de leur maison mère. Des augmentations de capital réservées aux salariés adhérents au plan d’épargne entreprise sont souvent réalisées à intervalle régulier. D’autres sociétés du Masi, notamment Label Vie, S2M ou encore Sothema ont procédé à des opérations d’actionnariat salarié. De façon générale, 1 entreprise cotée sur 7 a comme actionnaire ses salariés. Leur part dans le capital n’atteint pas 4% pour les plus importantes.
    F.Fa

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