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Courrier des Lecteurs

Courrier des Lecteurs

Par L'Economiste | Edition N°:4266 Le 30/04/2014 | Partager

Tcharmil: Enfin des solutions?

Les estafettes, Barber Shop en vogue!
Je comptais changer de coupe de cheveux, mais je pense que c’est plus amusant de me faire coiffer par les policiers du

coin? Ironique, bien sûr… Mais sérieusement, ce n’est pas 5 minutes de «toilettage» à l’arrière d’une estafette qui va dissuader un jeune ne pas commettre une énième infraction. Que cherchent vraiment les autorités? Dissuader, réprimander, troubler? La réponse est ailleurs. En tout cas ce n’est pas cette cacophonie autour des campagnes anti-tcharmil qui va résoudre le problème de l’insécurité. Les agressions se multiplient et les Marocains s’impatientent. Il serait plus judicieux de perdre du temps à réfléchir à une véritable stratégie que de jouer aux barbiers.
Q.I.

Raser les crânes pour sauver des vies
Le phénomène d’utilisation d’armes blanches et d’épées appelé «Tcharmil» a pris une dimension importante et dangereuse dans notre société. Le nombre de jeunes désœuvrés et de délinquants est en croissance exponentielle. L’application de la procédure normale pour enrayer ce phénomène aurait été d’identifier par la police ces bandes et de les livrer à la justice. Une procédure qui aurait été particulièrement lente et qui comporterait des conséquences lourdes comme l’emprisonnement de milliers de jeunes dont un grand nombre d’innocents simplement entraînés par cette mode sans avoir pris conscience du risque encouru. Autre retombée catastrophique, le développement de ce phénomène qui prendrait une dimension forte avec pour impacts l’insécurité et l’instabilité du pays. J’approuve ainsi la solution appliquée actuellement consistant pour la police nationale à raser les crânes des personnes impliquées afin d’inciter les jeunes innocents à s’éloigner de ces pratiques. Tout cela paraît logique si l’on oublie que nous sommes dans un pays des libertés et des droits de l’homme et que la police n’a pas à faire cela. Mais respecter les droits des citoyens marocains, c’est également protéger le pays de ces instabilités. Cessons de subir et agissons pour sauver notre jeunesse et notre royaume!o
A.A.

 

A propos de R&D

AI lu avec intérêt votre analyse sur la R&D publié dans votre supplément RH du mardi 29 avril. Je suis heureux de constater ce rush pour l’appel à projets du ministre Lahcen Daoudi. Je suis tout aussi content de remarquer que ce dossier est pris à bras le corps par le chef de gouvernement. Il y a cependant quelques mais... Le premier est de réaliser que nos ambitions R&D n’iront pas loin si l’on omet un principe de base: pour avoir de la recherche, il faut avoir des chercheurs. Justement, comment garantir l’émergence d’un écosytème de recherche lorsque la tutelle ne dispose d’aucune base de données permettant d’identifier les profils des enseignants ni de dispositif d’information sur les universités? Comment y arriver lorsqu’en dépit de la multitude intervenants qui se prévalent de la recherche ( CNRST, Académie Hassan II des sciences, Mascir et R&D Maroc),… il se trouve qu’aucune autorité ne soit déployée pour  la coordination… De quelles ambitions parle-t-on pour ce pays qui confine ses ambitions à une inflation de recherche fondamentale mais à peu de recherche développement? Avec quels moyens voulons-nous y aller lorsqu’on sait que dans le classement de Shangai, qui évalue le palmarès des universités dans le monde, aucun établissement marocain ne figure depuis le lancement du rating en 2003? Avec quelle task-force voulons-nous engager la bataille lorsqu’on réalise que pour la production des enseignants marocains en sciences sociales et humaines de 1960 à 2006, par exemple, plus de la moitié n’a jamais publié une seule  ligne en six décennies et 20 enseignants seulement ont publié si l’on se fonde aux critères des revues scientifiques à comité de lecture?
Enfin, je ne suis pas loin de penser que beaucoup de Marocains aimeraient bien devenir chercheur s’il y a un cadre suffisamment incitatif. Je reste convaincu que ce n’est pas une question de moyens. C’est plutôt  l’état d’esprit de l’administration qui doit changer. Il faudrait par exemple que les promesses réitérées depuis des années d’instauration de passerelles entre filières aient réellement un impact sur le terrain et n’en restent pas aux voeux pieux. Il faudrait aussi que l’esprit des procédures d’équivalence des diplômes soit revu de fond en comble car la chasse aux faux diplômes, aussi louable soit-elle, ne doit pas devenir un prétexte pour ankyloser les procédures au nom d’un mandarinat académique ou décourager les candidats (j’invite d’ailleurs vos journalistes à enquêter sur le sujet !) Quand finira-t-on par comprendre que dépister des parcours exceptionnels ou des profils intéressants, ce n’est pas du tout enfreindre l’esprit des lois. C’est simplement rechercher de l’intelligence lorsqu’il s’agit d’être efficace et de faire redémarrer cette machine R&D à laquelle nous tenons tous.
A. Zniber

 

Des solutions pour accroître l’efficacité énergétique

Pour s’améliorer en termes d’efficacité énergétique, il ne suffit plus de changer les lampes. Il faut, d’une part, baisser la consommation d’énergie dans l’absolu, et d’autre part, améliorer la productivité industrielle en termes de taux de rendement synthétique (TRS) afin d’obtenir un meilleur indicateur de performance. Une entreprise peu productive peut très bien réaliser des investissements importants en matière d’efficacité énergétique, sans aucun impact sur sa compétitivité. Il faut donc piloter à la fois l’énergie et la productivité industrielle! Avec des retours sur investissement des plus alléchants, de grands noms de l’industrie mondiale se sont déjà mis à l’œuvre. Le géant chinois Delta Electronique s’est engagé sur une réduction de 50% de sa consommation. Coca-Cola, Bentley, Porsche, Hyundai et Samsung ont, quant à eux, opté pour la certification ISO 50001. Il s’agit d’un engagement pour le développement durable. Une norme à laquelle une dizaine d’entreprises se sont intéressées de manière volontariste au Maroc.
Said Guemra

 

L’échec cuisant de l’orientation scolaire
La pratique de l’orientation scolaire au Maroc est bien différente de celle d’outre-mer. Nous sommes en effet amenés à

donner des cours sur l’orientation plutôt que des activités, restant ainsi cloîtrés dans la pratique traditionnelle de l’enseignement-apprentissage à l’intérieur d’une classe! Plutôt que d’accompagner l’élève, de l’encadrer, de l’aider à s’orienter avec succès vers la vocation académique et professionnelle future qui lui conviendrait le mieux, on se voit obligés, sous la contrainte du temps et de l’effectif, de transmettre des supports informatifs en vrac afin de couvrir autant que possible tous les niveaux concernés.
Pour en venir aux causes, il ne faut pas oublier que si l’orientation scolaire n’arrive pas à se dégager du bourbier de l’échec, c’est tout simplement un résultat logique à l’échec des réformes éducatives décrétées depuis 15 ans déjà!
On ne devrait pas s’étonner, donc, de la faillite d’une composante inhérente à part entière à l’enseignement public, si ce dernier s’est lui-même enlisé dans des tentatives de réformes sans issues convaincantes!
Il est bien évident que certains cherchent des boucs émissaires sur qui jeter le blâme pour toute cette débandade éducative et le conseiller en orientation pédagogique paraît être le candidat idéal!
Yajjou A.

Dialogue social: Enfin sur les rails?
Cela fait maintenant deux ans que les syndicats crient au scandale affirmant que le chef du gouvernement les prenait de haut, les boudait. Ils parlent même de deux années blanches pour le dialogue social durant lesquelles aucune négociation sérieuse n’a été menée. Du coup, aucun acquis social n’a été concédé. Sous la pression constante des syndicats, notamment du trio UMT, CDT, FDT, le chef du gouvernement a fini par leur accorder dernièrement une audience et a relancé le processus. L’on parle même de négociations pour une hausse du Smig de 10%. Est-ce vraiment une reprise engagée du dialogue ou bien est-ce une tentative de calmer la colère des partenaires sociaux à l’occasion du premier mai? En tout cas, le gouvernement a intérêt à montrer sa bonne foi afin de préserver la paix sociale. Les tensions ne cessent de monter et tout mauvais pas pourrait être lourd de conséquences.
B.Y.

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