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    Economie Internationale

    Réchauffement climatique
    Encore un rapport alarmiste

    Par L'Economiste | Edition N°:4245 Le 01/04/2014 | Partager
    Au meilleur des cas, des pertes allant jusqu’à 2% des PIB
    Toutes les régions du monde vont trinquer, surtout les «plus pauvres»

    La Terre agonise, terrassée par le réchauffement climatique. Les rapports soulignant cet état de fait ainsi que les graves conséquences pour l’humanité sont désormais légion (voir aussi L’Economiste n°4235 du 18 mars). Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) a ajouté de l’eau au moulin avec sa publication du 31 mars. Se basant sur la lecture et la compilation de quelque 12.000 publications scientifiques concernant 195 pays, le Giec prévoit deux scénarii possibles. Le premier, catastrophique, prévoit 4° de hausse des températures par rapport à la période préindustrielle. Auquel cas, l’«extinction substantielle d’espèces» et les «risques importants pour la sécurité alimentaire» feraient partie du package. L’autre possibilité, soit la limitation de la hausse des températures de 2°, n’est pas non plus sans risques. Entre 0,2 et 2% des revenus annuels mondiaux seraient menacés.
    Quoi qu’il en soit, ce sont, comme d’habitude, les populations pauvres des pays du Sud qui sont les plus exposées. Mais aucune région du monde ne sera épargnée. L’accès à l’eau s’en verra affecté en Afrique et  en Amérique du Sud, l’Europe et l’Asie devront faire face à l’aggravation des inondations et des vagues de chaleur (qui ont déjà commencé). L’Amérique du Nord, qui consacre déjà un budget important pour parer aux catastrophes naturelles qui s’abattent continuellement sur elle, devra se préparer à une multiplication des incendies et inondations côtières, en plus de la canicule. Dans les régions polaires, il faudra faire face à la fonte accélérée des glaciers et à la montée des océans.
    Plus globalement, les travaux du Giec augurent d’importantes conséquences sur la sécurité alimentaire, les déplacements des populations, «moins d’eau et de ressources alimentaires et des migrations accrues» … ce qui va forcément «augmenter les risques de conflits violents».
    Il est encore possible d’agir, même si un certain nombre de phénomènes physiques sont lancés de manière irréversible (dont la hausse des températures, le recul des glaciers et l’acidification des océans).
    Les spécialistes estiment que les risques prendront une pente dangereuse après 2050, et espèrent que les politiques seront prêts à prendre des décisions plus «ambitieuses et agressives» pour éviter le pire. Pour l’instant, les discours sont aussi nombreux que les rapports, tandis que les actes se font bien plus rares.


    Rime AIT EL HAJ

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