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    Courrier des Lecteurs

    Darija: Le débat continue

    Par L'Economiste | Edition N°:4175 Le 19/12/2013 | Partager

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    - Deux langues
    Il faut arrêter de déstabiliser notre pays pour des considérations philosophiques et identitaires. Que la darija soit une langue qui fait partie de notre identité, je l’admets. Mais c’est une langue qui a été conçue pour une communication orale, réduite et intime.  Alors laissons cette langue à sa place et jouer le rôle pour lequel elle a été conçue. Notre défi aujourd’hui est de nous focaliser sur les deux langues avec lesquelles nous  avons  formé des générations de Marocains qui ont pris en main le destin du pays après l’indépendance avec succès  : L’arabe et le Français .  Essayons de redéfinir comment utiliser au mieux ces deux langues  pour faire avancer le pays. La philosophie est bonne lorsque le contexte de la réflexion est stable : ce n’est pas le cas aujourd’hui au Maroc sur ces aspects !
    S.S.

    - Un vrai faux problème !
    La darija pose un faux problème au Maroc. En effet, le fossé entre la langue parlée par la majorité des élèves marocains et celle dans laquelle ils doivent lire et écrire à l’école est important mais enseigner aux enfants la darija en darija ou dans un arabe classique «simplifié»  ne résoudra pas tous les problèmes de l’enseignement. A mon sens, il faut être incroyablement naïf pour le croire. Par ailleurs, le fait que la darija soit un dialecte, point central du débat, n’est qu’une question de perception. La différence entre langue et dialecte tient seulement de l’officialisation. Les «pro-latin» disaient du français, de l’italien et de l’espagnol que c’étaient des dialectes. Ceux qui parlaient en grec ancien affirmaient que le grec moderne était un dialecte. De la même manière, les Araméens qualifiaient la langue arabe de dialecte. Donc, tout est relatif à ce niveau. Autre raison qui prouve qu’il s’agit d’un faux problème, les instituteurs enseignent déjà en darija donc cela ne changerait rien d’officialiser ou non cette langue. Ainsi, les professeurs écrivent en arabe classique mais utilisent oralement la darija pour que les élèves comprennent. Une fois arrivés chez eux, les élèves sont complètement dépassés et ne savent plus où ils en sont. On reste donc dans l’analphabétisme pur et dur.
    Guerraoui Rachid (professeur)


    - Une voie à explorer…
    Toute cette polémique autour de la langue d’enseignement n’a pas lieu d’être. L’option prônée par Nourredine Ayouch (enseigner dans la langue maternelle) n’a rien d’extraordinaire, ni de révolutionnaire. C’est d’ailleurs déjà le cas un peu partout! Bien sûr, il faudrait s’arranger pour que le dialecte soit  le même partout au Maroc, afin de créer une langue accessible à tous, en tenant compte de la pluralité de notre culture.
    F.L

                                                                     

    - La circulation à Casablanca : un suicide collectif
    Le tramway, dont la mise en place a perturbé la circulation pendant plusieurs mois, n’a finalement rien résolu. Il prend de la place pour rien et n’est pas souvent totalement rempli. La route d’El Jadida vers l’OCP est devenue quant à elle une foire continue… Et pas le moindre policier pour résoudre ce problème ! Enfin si ! Ils sont présents avec leurs radars pour chercher des conducteurs qui rouleraient à plus de 60km/h alors que tout le monde roule à 10 km/h sinon moins toute la journée. Je trouve que c’est aberrant ! La circulation à Casablanca est en train de se transformer en un suicide collectif pour les citoyens de cette ville qui dépérissent à cause du stress jour après jour. Au secours ! Sauvez ces citoyens casablancais… c’est leur vie qui est en danger !
    O.M.


    - Santé : Les notes du bac trop élevées ?
    Je me réfère à l’article «Santé : l’inquiétant diagnostic du CESE» paru récemment dans votre journal et souhaite réagir au point relatif au manque de personnel soignant pour souligner que cette pénurie est en partie causée par les moyennes du bac assez élevées exigées pour le concours des facultés de médecine. Je pense qu’on gagnerait à assurer la régularisation du secteur de la santé par rapport au facteur effectif soignant, notamment les médecins, en agissant sur le niveau de cette moyenne en fonction des besoins du secteur en général et des régions en particulier. Le facteur motivation des lauréats fera le reste.
    Chakira El Hamzaoui

     

    - Louardi change la donne !
    Depuis qu’il a accédé au poste de ministre de la Santé, El Houssaine Louardi a fait à mon sens des merveilles. Je soutiens cet homme qui a eu le courage d’adopter et de suivre jusqu’au bout une véritable vision et a eu la hargne de la défendre. Le ministre a en effet, en l’espace de quelques mois, baissé les prix des médicaments, lancé les hôpitaux ambulants mais également ouvert de nouveaux sites universitaires à Tanger et à Agadir !
    Mohamed Chbani

     

     Besoin urgent d’eau !

    Cela fait longtemps que le problème de l’eau est préoccupant au sein de notre pays. L’agriculture en souffre et par conséquent les habitants des campagnes sont amenés à effectuer un exode rural. Il me parait important de rappeler que la création de l’eau nécessite et provient de la combinaison d’actions des nuages, du soleil, des océans, du vent, de la pluie… Un processus naturel qui ne peut que nous inspirer. D’autant plus que les salines ou marais salant utilisent ces énergies et ces phénomènes, laissant l’eau s’évaporer tout en laissant le sel sur le sol. A partir de là, je propose de reproduire ce procédé en capturant l’eau qui s’évapore par un dôme qui permettra au précieux liquide de s’écouler le long de ses parois. L’eau ainsi collectée n’est pas salée et peut être dirigée via des canaux étudiés pour cela vers les petits agriculteurs, créant ainsi de la richesse. Cela contribuerait à réduire l’exode rural de manière massive et sera favorable à toutes les activités rurales. Pour trouver ce modèle, je me suis entre autres inspiré de ce qui se fait dans les pays nordiques via des miroirs qui suivent le mouvement du soleil afin de pouvoir reconstituer les conditions de jour et de nuit. En effet, dans ces pays, la nuit dure six mois et le jour aussi.
    David Assayag

    - Assurer l’égalité des chances aux enfants marocains
    Le lycée Chawki et d’autres sont désertés par les enfants des Casablancais qui préfèrent les lycées privés !
    Solution: les doter d’internat comme au bon vieux temps et les remplir par les enfants des zones de campagne lointaines qui malheureusement abandonnent leurs études par manque de lycée dans leur région ou parce que les trajets sont longs et peu sûrs. Avantages: réduire l’abandon scolaire et assurer l’égalité des chances aux enfants marocains !
    Deuxième solution: les transformer en école supérieure et universitaire
    M.C

    - Encore une fois la Turquie nous donne l’exemple
    L’accord d’immigration récemment signé entre la Turquie et l’UE montre la différence existante quand une négociation se fait d’égal à égal ou pas, sans aucun statut avancé ou je ne sais quel autre traité ou convention. La Turquie a assuré un accès total et illimité de ses ressortissant en Europe d’ici à 2017, nos chères Pjdistes devraient prendre exemple sur leurs homologues turcs au lieu de brader notre poisson etc. Ou déjà engager la discussion quand aux fameux 660 DH que nous Marocains sommes obligés de payer sans aucune possibilité de remboursement en cas de refus. Jusqu’à quand accepterons-nous n’importe quelle lubie européenne tant que cela nous permettra d’avoir quelques miettes ?
    Ahmed Stitou   

    - Crise immobilière…ou pas ?!
    Selon L’Economiste et d’autres journaux, les lotissements de villas et d’immeubles haut standing se vendent comme des petits pains. J’ai lu ainsi que 50% des logements Sindibad ont déjà été vendus. C’est également le cas pour 60% des logements du promoteur «Berrada» à la forêt de Bouskoura  et pour la totalité des appartements «Prestigia»  à Marrakech. Parallèlement, j’ai également lu que les banques ralentissent considérablement leurs crédits ces derniers temps et que les notaires évoquent une baisse de transaction immobilière de 50%. Qui croire ? Qui sont ces personnes qui parviennent à acheter à Marrakech, à Casablanca, à Saidia ou encore  à Capo Negro ? Mon petit doigt me dit que ce sont toujours les mêmes qui ne connaissent pas la crise.
    M.C.

    - Les caméras piègent les agresseurs dans les bus
    Des caméras de surveillance ont été installées depuis quelques semaines dans les véhicules de M’dina Bus. C’est vrai que depuis, on s’y sent davantage en sécurité. D’autant plus que je viens de lire, dans votre article sur le dispositif de sécurité de M’dina Bus, que plusieurs voyous ont été arrêtés grâce aux caméras. J’espère que cela freinera l’activité des voleurs qui y œuvrent sans impunité. A quand d’autres mesures pour notre sécurité à Casablanca ?
    S. Bi

     L’OMP : des déboires qui ne datent pas d’hier

    L’affaire de l’Omnium marocain de pêche (OMP) concernant les cotisations sociales qui ont été prélevées sur les salaires des employés mais qui n’ont pas été reversées à la CIMR m’a interpelé et intéressé.  Néanmoins, je me permets de porter quelques petites précisions sur le sujet. Tout d’abord, à ma connaissance, l’organisme était en arrêt de paiement des parts patronales et des parts salariales du 4e trimestre 2005 au 3e trimestre 2010  pour l’ensemble du personnel. J’ai en effet moi-même été victime de ce déboire, ayant intégré l’OMP à partir du second trimestre 2006.Par ailleurs, il n’y a pas eu de déclarations de salaires et de versements de cotisations patronales et salariales depuis janvier 2011.
    Tayeb Taibi

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