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    Economie Internationale

    Bitcoin: La monnaie de tous les dangers

    Par L'Economiste | Edition N°:4173 Le 17/12/2013 | Partager
    Une «coalition» de banques centrales contre cette «menace»
    Le Bitcoin principal monnaie utilisée par des réseaux illicites

    Présenté comme la monnaie du futur, bitcoin s’avère être périlleux pour ses propriétaires

    LA monnaie virtuelle bitcoin est déclarée non grata par les banques centrales à travers le monde. L’alerte est partie de  la banque populaire de Chine (PBOC), qui n’a pas pris de gants et a officiellement interdit l’usage de cette monnaie numérique aux institutions financières, «les bitcoins ne sont pas émis par des autorités compétentes et n’ont pas de cours légal», alerte la PBOC. Pour Pékin, cette monnaie non régulée est susceptible de menacer le contrôle des autorités sur les flux d’argent. Même son de cloche en France, où la banque centrale a publié une note mettant en garde contre l’utilisation de Bitcoins, qualifiés de «hautement spéculatives» et «représentant un danger financier certain». Cette monnaie s’est aussi attirée les foudres de l’Autorité bancaire européenne (ABE): «Actuellement, il n’existe dans l’Union européenne aucune protection réglementaire qui préserverait les consommateurs de pertes dans le cas d’une faillite de plates-formes d’échange de monnaie virtuelle», met en garde l’ABE.
    Le bitcoin  est une monnaie d’un genre nouveau, toutes ses transactions sont publiques. Il n’y a pas d’autorité centrale ou de propriétaire, la monnaie fonctionne grâce à un réseau d’ordinateurs qui se gère tout seul. L’acquisition de bitcoins se fait librement et en tout anonymat, ses acquéreurs peuvent ouvrir autant de comptes qu’ils le souhaitent
    Le concept est simple, en laissant fonctionner en continu sur son ordinateur le logiciel qui sécurise les transactions. De la puissance de calcul est fournie au réseau permettant à l’utilisateur d’acquérir de l’argent, cette activité est appelée le «minage». Cette opération n’a qu’une règle, plus le temps passe moins un calcul génère de bitcoins.
    Vu les gains que peut générer cette monnaie virtuelle, certains ordinateurs équipés de processeurs spécifiques peuvent «miner» environ 2 bitcoins par jour, soit l’équivalent de près de 1.500 euros. Les sommes en jeu attisent les convoitises. Les «points d’échanges» permettant de convertir la monnaie numérique en monnaies «réelles» (émises par les banques centrales) sont de plus en plus ciblés par des hackers. Comme ce fut le cas du Bitcoin Internet Payement Services (BIPS), une entité danoise se revendiquant comme le plus gros point d’échange européen. Elle s’est vu subtiliser 1.295 bitcoins, pour une valeur totale estimée à 1 million d’euros.
    Autre casserole traînée par cette monnaie, c’est le fait qu’elle  est le principal moyen de paiement de magasins en ligne cachés de l’internet connus sous le nom de «Dark Web». Ce genre de sites sont spécialisés dans la vente de produits et objets illicites (drogues, armes, faux papiers). Sheep Marketplace par exemple, véritable «eBay de la drogue», a connu à ses dépens ce que beaucoup décrivent comme le «casse du siècle» entre 40.000 et 96.000 bitcoins ont été subtilisés. Convertis en fonction du taux actuel. Ce sont plus de 4,3 millions d’euros qui lui ont été dérobés.
    Les virus sont aussi à craindre, le CryptoLocker est la principale menace. Celui-ci infecte un ordinateur et empêche d’accéder au contenu du disque dur, une sorte de rapt virtuel où la victime est obligée de payer pour pouvoir accéder de nouveau à ses données. La rançon exigée est payable uniquement en bitcoins.

    Comment ça marche

    BITCOIN a été conçu en 2009 par un développeur utilisant le pseudonyme  Satoshi Nakamoto. Le système a recours à des procédés cryptographiques afin de décentraliser la gestion de la monnaie et ainsi de ne pas dépendre de l’intégrité ou de la compétence d’un émetteur central. Contrairement aux monnaies nationales qui connaissent une inflation, faibles à fortes selon les politiques menées par les banques centrales, bitcoin suit le schéma inverse, soit une déflation, vu que la quantité de bitcoins générée est prévue à l’avance dans le logiciel et le nombre maximum ne dépassera pas 21 millions d’unités. D
    e plus, les bitcoins perdus par les utilisateurs ne seront jamais remplacés. Pour se faire une idée de la valeur de cette monnaie, rappelons qu’un investissement de 1.000 euros le 7 février 2011 (soit 241 bitcoins) valait plus de 207.000 euros le 4 décembre 2013.

    Amine ATER

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