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    Politique Internationale

    L’Egypte au bord de la guerre civile

    Par L'Economiste | Edition N°:4084 Le 29/07/2013 | Partager
    72 partisans du président déchu tués et 400 autres blessés
    Les autorités promettent de mettre fin à la contestation islamiste

    L’Egypte est en ébullition. Le pays s’enfonce dans la crise et le chaos. L’armée et les islamistes s’accusent mutuellement de mener le pays à la guerre civile. Samedi, au moins 72 partisans du président déchu, Mohamed Morsi, ont été tués et 400 autres blessés dans des affrontements avec les forces de l’ordre au Caire.
    En réaction, l’organisation Human Rights Watch a accusé les autorités d’un «mépris criminel pour la vie des gens».
    John Kerry, le secrétaire d’Etat américain, s’est dit «très inquiet» de cette nouvelle explosion de violence. Il a rappelé les autorités égyptiennes à leur «obligation morale et légale de respecter le droit de manifester de manière pacifique estimant que l’Egypte se trouvait à un tournant important de son histoire. Le chef de la diplomatie américaine, qui a eu des entretiens téléphoniques avec le vice-président, Mohamed ElBaradei, et avec le ministre des Affaires étrangères ,Nabil Famy, a souligné que «la violence fait reculer le processus de réconciliation et de démocratisation en Egypte, mais a aussi un impact négatif sur la stabilité de la région». Les Etats-Unis appellent à un dialogue politique et au pluralisme et demandent la fin des détentions des dirigeants des partis conformément à la loi.

    «Enquête urgente»

    Même en Egypte, des personnalités de premier plan, qui ont soutenu le renversement du 3 juillet dernier, ont laissé percer leur inquiétude. L’imam d’Al-Azhar, cheikh Ahmed Al-Tayeb, a demandé une «enquête urgente». De même le vice-président du pouvoir de transition, le prix Nobel de la paix, Mohamed ElBaradei, a «condamné le recours excessif à la force».
    Le ministère de l’Intérieur impute la responsabilité des violences aux islamistes et dément l’usage de balles réelles contre les pro-Morsi. Selon le ministère de l’Intérieur, «la police est intervenue pour s’interposer et n’a utilisé que du gaz lacrymogène». Mais les pro-président déchu ont accusé des «policiers en uniforme agissant aux côtés d’hommes de main et tirant des balles réelles».
    Dans un communiqué, les frères musulmans ont condamné un «massacre inhumain». Une situation qui ne ferait «que renforcer leur détermination à refuser le coup d’Etat et exiger le retour de la légitimité incarnée par le président élu». Arguant que Mohamed Morsi ne pouvait régler la crise politique secouant le pays depuis son élection en juin 2012, l’armée l’a déposé le 3 juillet et a nommé un président civil intérimaire pour conduire la transition. Des législatives doivent être organisées début 2014, suivies d’une présidentielle.
    En attendant, le nouveau pouvoir annonce sa volonté d’en finir avec la contestation des islamistes. Le ministre de l’Intérieur, Mohamed Ibrahim, a déclaré qu’il ferait en sorte d’évacuer très prochainement les rassemblements organisés par les islamistes. Cela laisse supposer qu’une opération des forces de l’ordre est envisagée, avec toutes les conséquences, en termes de violence et d’affrontements, que cela pourrait impliquer.


    K. M.

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