×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Europe

La dette publique se creuse en zone euro

Par L'Economiste | Edition N°:4082 Le 25/07/2013 | Partager
Plus de 160% du PIB en Grèce et 130% en Italie, selon Eurostat
Forte progression aussi de la dette belge, du Portugal et de l’Irlande
Estonie, Bulgarie et Luxembourg parmi les bons «élèves»

Au premier trimestre 2013, la dette publique s’est alourdie en Grèce où le taux dépasse désormais 160%, selon Eurostat. Même tendance pour l’Italie, le Portugal et l’Irlande qui connaissent aussi des progressions. Sur la liste des bons élèves, l’on retrouve l’Allemagne dont le ratio est quasiment stable (81,2%). La Lettonie, la Lituanie et le Danemark affichent aussi un recul du taux dette publique/PIB

LA dette publique est-elle encore maîtrisable? A la fin du premier trimestre 2013, les ratios de cette dette par rapport au PIB les plus élevés ont été enregistrés en Grèce (160,5%), en Italie (130,3%), au Portugal (127,2%) et en Irlande (125,1%). Les plus faibles en Estonie (10%), en Bulgarie (18%) et au Luxembourg (22,4%). C’est ce que révèlent des données publiées, lundi 22 juillet, par l’Office européen de statistiques, Eurostat. Cette situation pourrait alimenter les critiques contre les politiques d’austérité et renforcer les appels pour une «meilleure croissance», selon les analystes.
Le FMI considère qu’une dette est supportable à long terme si elle ne dépasse pas 120% du PIB. Mais les règles de Maastricht imposent un maximum de 60%. D’autres pays créent la surprise. Le ratio d’endettement a franchi la barre des 100% en Belgique, à 104,5% (contre 99,8% au 4e trimestre 2012). Il était de 91,9%, en France contre 90,2% au trimestre précédent.
En réaction au taux en Belgique, le ministre des Finances, Koen Geens, a nuancé les chiffres. «La nette hausse (+4,7 points de PIB, à 104,5%) enregistrée au premier trimestre est un phénomène annuel récurrent», a-t-il expliqué par voie de presse. Il y précise que «la dette publique enregistre habituellement une hausse plus marquée en début d’année, car les besoins de financement sont plus importants, avant de se stabiliser en fin d’année, quand diverses autorités effectuent des paiements au Trésor public». «Ce phénomène existe dans d’autres pays, mais il est moins marqué en raison d’une gestion plus centralisée des finances publiques», explique le ministre. Parmi les bons élèves, Eurostat cite l’Allemagne dont le ratio ressort quasiment stable à 81,2%. D’autres pays enregistrent un recul du taux dette publique/PIB entre début 2012 et début 2013 comme le Danemark, la Lituanie et la Lettonie.
Globalement, le ratio de la dette publique par rapport au PIB s’est établi à 92,2% dans la zone euro, contre 90,6% à la fin du quatrième trimestre 2012. Dans l’UE, le ratio a augmenté, passant de 85,2% à 85,9%. Par rapport au premier trimestre 2012, le ratio de la dette publique par rapport au PIB s’est accru tant dans la zone euro (de 88,2% à 92,2%) que dans l’UE27 (de 83,3% à 85,9%).
La restructuration des dettes sera-t-elle une solution miracle? La DG du FMI, Christine Lagarde, a écarté récemment à Aix-en-Provence la possibilité d’une restructuration généralisée des dettes des pays riches. Car dit-elle, c’est «un problème dur, de long terme, dont les économies avancées vont subir les conséquences».
Pour illustrer ses propos repris par la presse, la patronne du Fonds a évoqué les difficultés rencontrées lors de la restructuration de la dette grecque, avec des dettes soumises au droit local, d’autres à des droits étrangers et les litiges autour de la dette argentine (cf. notre édition N° 4070 du 09/07/2013, Croissance: la bagarre des indicateurs).

Méthodologie

LES données trimestrielles sur la dette publique sont fournies par les Etats membres, conformément au Règlement du Conseil 1222/2004, et se réfèrent à la définition de la dette selon Maastricht. La dette des administrations publiques est définie comme la dette brute consolidée de l’ensemble du secteur des administrations publiques en cours à la fin du trimestre (en valeur nominale). La dette des administrations publiques se compose du passif des administrations publiques pour les catégories suivantes: numéraire et dépôts, titres autres qu’actions, à l’exclusion des produits financiers dérivés et crédits, tels que définis dans le SEC (le Système européen des comptes nationaux et régionaux). Pour chaque trimestre, le ratio de la dette publique par rapport au PIB est calculé en utilisant la somme des PIB des quatre derniers trimestres. Les données sur le PIB sont les données les plus récentes fournies par les Etats membres.

F. Z. T.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc