×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste



eleconomiste
Vous êtes 205.794 lecteurs à vous connecter sur leconomiste.com chaque jour. Vous consultez 264.541 articles (chiffres relevés le 5/6 sur google analytics)
Politique Internationale

Cuba/Corée du Nord
L’ONU examinera les armes saisies au Panama

Par L'Economiste | Edition N°:4078 Le 19/07/2013 | Partager
240 tonnes d’armement interceptées dans une cargaison de sucre
Pyongyang et La Havane plaident le «contrat de réparation légal»

Pourquoi mettre la main dans celle de la Corée du Nord en matière d’armement, à l’heure où La Havane essaye de préserver ses relations avec les USA au point d’avoir refusé l’asile à Edward Snowden? Les experts sont suspicieux

UNE commission d’experts de l’ONU se rendra au Panama le 5 août pour inspecter l’armement retrouvé dans le cargo nord-coréen en provenance de Cuba saisi au Panama le 10 juillet. Dissimulés sous 220.000 quintaux de sucre roux, ces armements n’étaient pas déclarés. José Raul Moulino, ministre panaméen de la Sécurité, explique que son pays considère dès lors que c’est une «cargaison illicite». Selon Cuba, il s’agit de 240 tonnes d’armes défensives obsolètes, comprenant deux missiles complets sol-air Volga et Pechora, des fusées en pièces détachées, deux avions de type Mig-21 et 15 moteurs pour ce type d’appareil, «toutes fabriquées au milieu du siècle passé et qui devaient être réparées en Corée du Nord et revenir dans le pays, conformément à un contrat légal». Cuba explique que c’est une nécessité pour elle, puisqu’elle n’a pas acheté d’armes depuis la fin des années 80.
La Corée du Nord, elle, qui a réagi une semaine plus tard, demande au Panama de laisser repartir son cargo et les 35 membres de son équipage «sans délai». Reprenant en écho la déclaration de La Havane, Pyongyang déclare avoir simplement vendu à Cuba un service de réparation d’armes datant de l’ère soviétique. «Une théorie plausible, mais à laquelle peu de capitales croient». Mais tant qu’elle n’est pas avérée, le cargo reste arraisonné, et son équipage, détenu dans l’ancienne base militaire américaine de Fort Sherman, sera entendu par la justice panaméenne.
En effet, l’association de Cuba et de la Corée du Nord, en matière d’armement, n’augure rien de bon. D’une part, Pyongyang tient à son programme de prolifération nucléaire contre vents et marées, avec à son sommet un jeune dictateur à l’humeur instable, et un rapport de l’ONU publié en juin l’accusait de poursuivre son commerce de pièces liées au développement de ses missiles. D’autre part, La Havane, qui avait accueilli les missiles soviétiques en 1962, plaçant le monde au bord de l’affrontement nucléaire. La prudence reste donc de mise.
Des experts estiment que le Panama a mis la main sur le système de troc qui permet à Pyongyang de contourner les sanctions internationales. Ces sanctions, censées lutter contre le programme de prolifération nucléaire nord-coréen, asphyxient l’économie du pays. La Corée du Nord s’allierait alors à des pays pauvres et politiquement isolés, comme Cuba, mais aussi la Birmanie, le Yémen ou l’Erythrée. Cela lui permettrait de survivre en épargnant ses maigres réserves de devises, tout en s’approvisionnant des pièces nécessaires pour son programme nucléaire sans laisser de traces.

Rime AIT EL HAJ

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc