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Culture

Clôture en apothéose du festival amazigh

Par L'Economiste | Edition N°:4074 Le 15/07/2013 | Partager
Un appel à multiplier les échanges entre le Maroc et l’Andalousie
Préserver les patrimoines matériel et immatériel de la composante amazighe parmi les objectifs

LE rideau est tombé sur la 9e édition du Festival de Fès de la culture amazighe, qui a eu pour thème «Amazighité et Andalousie: Droit d’appartenance et hospitalité». Encore cette année, le festival a connu un succès retentissant à tous les niveaux (académique, artistique et organisationnel).
Initié par la Fondation Esprit de Fès, le Centre Sud Nord et l’association Fès-Saiss et avec le soutien de l’Institut royal de la culture amazighe, de la Fondation BMCE, le conseil de la ville et la wilaya de Fès et Maroc Telecom, et sous le Haut patronage royal, l’évènement, qui s’est déroulé du 5 au 8 juillet, a mis l’accent sur l’impact positif des Amazighs en Andalousie et sur la culture de toute la région méditerranéenne. Son congrès mondial a réuni 23 conférenciers de haut calibre, comme Abdelwahab Meddeb, Jean-Marie Simon (France), Alfonso de Toro, Cornelia Sieber (Allemagne), Johan Goud, Yasmina El haddad (Hollande), Abdelkader Benhammadi, Mohand Tilmatine (Algérie), Miguel Roderiquez, Maria Forga (Espagne) et bien d’autres. Ils ont tous souligné l’impact de l’Andalousie et de la culture amazighe en particulier sur la modernité, la création littéraire, la démocratie et le développement durable. Les participants ont débattu le «multiculturalisme au Maghreb à la lumière de son héritage amazigh et andalou», les «identités multiples dans la région», la «culture du Maghreb entre la dimension islamique et les valeurs occidentales», la «littérature de la diaspora», les «études culturelles et andalouses», et «l’hospitalité et le droit d’appartenance».
Pour Moha Ennaji, directeur du festival, «ce congrès a jeté des lumières sur la contribution de la culture amazighe dans les pays européens, notamment l’Espagne, et a plaidé à faire du multiculturalisme un levier d’intégration et du développement économique, social et culturel». Notons qu’au cours de l’ouverture de ce think-tank, le festival a rendu un vibrant hommage au patron des télécommunications Abdeslam Ahizoune en reconnaissance de ses contributions au rayonnement de la culture amazighe et ses activités sociales et économiques.
Côté artistique, ce sont au moins 20 groupes et quelque 180 artistes et musiciens représentant différentes régions du Maroc, l’Algérie, l’Espagne et l’Italie, qui ont participé à ce festival. Cette édition a honoré  le grand poète et journaliste Mohamed Mestaoui ainsi que les artistes Najmat Rif, Ali Amrane et Abdelaziz Stati, en reconnaissance de leurs grands talents artistiques et leurs contributions importantes à la chanson amazighe et à la culture marocaine. Cette 9e édition a également compris des expositions de livres, tableaux d’art et du tapis amazigh. Un film a été projeté par la cinéaste espagnole Maria Forga sur l’expulsion des musulmans de l’Andalousie en 1609, et a inclus la pièce de théâtre intitulée «qui es-tu et qu’as-tu fait?», réalisé par Mohammed Dasser.

Déclaration finale

Les participants ont appelé, à l’issue du congrès de l’amazighité, à «encourager la recherche dans le domaine des relations entre l’Amazighité et l’Andalousie et la reconnaissance de cette mémoire partagée et réécrire l’histoire et s’intéresser à la dimension amazighe». Leur déclaration finale recommande à inclure l’histoire de l’Andalousie dans les programmes scolaires, former des groupes de travail et de recherche maroco-espagnols qui fonctionnent à travers des séminaires et des forums conjoints pour documenter la mémoire partagée entre le Maroc et l’Andalousie et établir un inventaire des publications les plus importantes sur l’Amazighité et  l’Andalousie et les traduire en amazigh et en arabe. Il faut également «préserver les patrimoines matériel et immatériel de la composante amazighe en Andalousie et décréter des textes réglementaires et accélérer l’introduction de l’Amazighité dans la vie publique des Marocains», concluent-ils.

Youness SAAD ALAMI

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