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    Politique Internationale

    Egypte: Divisions sur la nomination d’El-Baradeï

    Par L'Economiste | Edition N°:4069 Le 08/07/2013 | Partager
    Il n’a pas été officiellement nommé Premier ministre
    Tony Blair soutient le coup militaire
    Mais Barack Obama n’est en faveur d’aucun parti

    Visiblement, Mohamed El-Baradeï, ici en discusion avec Adl Mansour, Président intérimaire, est le candidat le plus favori au poste de Premier ministre égyptien. Une lourde mission l’attend, à savoir sortir l’Egypte de l’impasse et préparer les élections présidentielle et législatives

    Mohamed El-Baradeï, a-t-il été nommé Premier ministre de l’Egypte ou pas? A l’heure où nous mettions sous presse, le doute planait encore. La présidence égyptienne a, en effet, confirmé dimanche dans la matinée que cet homme libéral n’avait pas été officiellement chargé de conduire le gouvernement pendant la période de transition. «Le président intérimaire, Adly Mansour, a rencontré aujourd’hui El-Baradeï mais il n’y a pas eu jusqu’ici de nomination officielle», a déclaré Ahmad al-Mouskimani, conseiller de Mansour. Toutefois, tout porte à croire qu’El-Baradeï, ancien directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique, soit le choix le plus logique. Surtout qu’il a été choisi par l’opposition laïque pour être sa voix dans la transition post-Morsi. Et sa nomination apporterait aux Egyptiens la caution d’un dirigeant aux fermes convictions démocratiques. D’ailleurs, cet homme de 71 ans est détenteur du prestigieux prix Nobel.
    En tout cas, si ces rumeurs se confirment, El-Baradeï qui s’est positionné comme une des figures de la mouvance laïque et libérale, devra assurer la mise en œuvre de la feuille de route élaborée par l’armée et dans laquelle il est prévu de former un gouvernement intérimaire, doté de pleins pouvoirs, en attendant la tenue d’élections présidentielle et législative. Toutefois, si El-Baradeï semble être le candidat favori au poste de Premier ministre, sa nomination se heurte déjà aux protestations pro-Morsi. En effet, ce choix, annoncé il y a deux jours par l’agence officielle Mena et par plusieurs sources politiques et militaires, ne convient pas au parti salafiste de la coalition gouvernementale qui qualifie El-Baradeï de personnalité technocratique, incapable de mettre fin au clivage qui prévaut dans la rue. D’ailleurs, à l’heure où nous mettions sous presse, les islamistes devaient envahir Le Caire pour protester contre le renversement de Morsi. Ils ont même promis d’y rester jusqu’au retour de leur président déchu. En toile de fond, d’autres faits motivent cette manifestation. Car après avoir évincé Morsi, l’armée égyptienne a aussi lancé une campagne contre les Frères musulmans. Ce qui a conduit d’ailleurs à l’arrestation du numéro 2 de la confrérie, Khairat al-Chater.
    Si les islamistes s’opposent au choix d’El-Baradeï, ce dernier a appelé à l’intégration des Frères musulmans dans le processus de démocratisation.
    En attendant, une chose est sûre, le renversement de Morsi est soutenu par les plus grandes puissances. Même Tony Blair, ex-Premier ministre britannique, a défendu hier, la décision de l’armée égyptienne d’évincer le président islamiste. Ce fervent partisan de la démocratie a même appelé la communauté internationale à soutenir le futur pouvoir et à aider le gouvernement à réaliser les changements nécessaires, particulièrement en matière économique. Visiblement, les Etats-Unis sont d’un autre avis. Son président, Barack Obama, a encore une fois rappelé que Washington ne soutiendra aucun parti égyptien.
    Quoi qu’il en soit, le prochain Premier ministre aura une lourde mission. En plus des élections législatives qu’il devra préparer, il héritera d’un pays au bord de la crise, dont les divisions politiques ont conduit à des affrontements meurtriers. Il devra sortir l’Egypte de l’impasse pour éviter toute guerre civile. Ce que craint d’ailleurs le président russe, Vladimir Poutine.

    Bilan de l’après-Morsi

    DEPUIS le renversement du président déchu, les affrontements entre anti et pro-Morsi ont fait au moins 25 morts et plus de 400 blessés. Samedi dernier, les partisans de Morsi ont même attaqué le siège du gouvernorat du Nord Sinai à El-Arich. Armés, ces manifestants ont pu entrer dans le bâtiment qui a été abandonné par les forces de sécurité après les échanges de tirs. Et au Caire, il a fallu que l’armée envoie des blindés pour séparer les protestataires.

    Hajar BENEZHA

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