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Economie Internationale

Région Mena
Coup de froid sur la croissance

Par L'Economiste | Edition N°:4052 Le 13/06/2013 | Partager
Les tensions politiques restent importantes
Déséquilibres des finances publiques pour les pays non pétroliers
Le compte courant du Maroc sera déficitaire jusqu’à 2015

Source: Banque mondiale
Grâce à son secteur pétrolier en pleine reprise, la Libye va enregistrer un taux de croissance de 15% en 2013. En fait, il s’agit plus d’une correction après deux années consécutives de récession. Avec respectivement, 4,5% et 3,8%, le Maroc et la Tunisie restent les plus performants par rapport à d’autres pays. Ils auront d’ailleurs le même taux en 2014

La croissance dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (Mena) va encore piétiner, indique le nouveau rapport de la Banque mondiale sur les perspectives économiques, rendu public le 12 juin. Le taux de croissance de la région devrait ainsi retomber à 2,5% en 2013 contre 3,5% en 2012. Ces estimations sont inférieures à celles évoquées par la Banque en janvier dernier faisant référence à un ralentissement de 3,4% cette année pour atteindre 4,3% d’ici 2015 (cf. notre édition N° 3949 du 16/01/2013, Croissance: la région Mena va piétiner).
Selon les projections, le taux de croissance du PIB de la région serait de 3,5% pour 2014 et de 4,2% pour 2015, sous réserve que les tensions s’atténuent et que des réformes soient poursuivies.
Les auteurs du rapport évoquent plusieurs raisons derrière ces mauvaises perspectives. L’Iran est en récession depuis deux ans, l’Egypte affiche une croissance très modeste tandis que l’Algérie connaît une petite remontée.

Mais le commerce reprend

Après s’être contracté pendant plusieurs mois, le commerce mondial reprend, mais les échanges ne devraient augmenter que de 4% en 2013, soit un taux bien inférieur à celui de 7,3% enregistré avant la crise, selon le rapport de la Banque mondiale. Les échanges progresseront moins rapidement qu’auparavant non seulement en volume mais aussi et surtout en valeur par suite du tassement des prix des produits de base dû à la rapide augmentation de l’offre. Les prix des métaux et des minerais ont déjà chuté de 30% et ceux de l’énergie de 14% par rapport aux niveaux record qu’ils avaient atteints au début de 2011. La solidité du commerce mondial, malgré les difficultés rencontrées par les économies à revenu élevé, s’explique en partie par la rapide expansion du commerce Sud-Sud.

Grâce à son secteur pétrolier en pleine reprise, la Libye va devenir le nouveau champion régional avec 15% de croissance en 2013 (voir tableau des projections). Si, au Maroc, le compte courant resterait déficitaire jusqu’à 2015, la croissance, elle, se maintiendra avec 4,5% en 2013 et 4,8% en 2014. Le Royaume affichera un taux de croissance de 4,7% en 2015 (voir aussi page 13). L’Algérie, elle, atteindrait 2,8% cette année et 3,2% l’année prochaine. Les indicateurs de la Tunisie retrouvent du tonus. Sa croissance pour 2013-2014 est estimée respectivement à 3,8% et 4,8% pour atteindre 5,1% en 2015. Pour les économistes, les tensions politiques restent importantes du fait de la proximité des élections et des référendums, et les risques sécuritaires font obstacle à l’activité et aux investissements. Les déséquilibres croissants des finances publiques et des comptes extérieurs des pays importateurs de pétrole exacerbent les pressions qui s’exercent au niveau des financements par suite de la forte contraction des entrées de capitaux privés observée depuis 2010. Les perspectives à moyen terme de la région sont tributaires non seulement de l’élimination des tensions politiques et des risques sécuritaires mais aussi de la mise en œuvre de réformes visant à placer les économies de la région sur des bases plus solides et à promouvoir les investissements, l’emploi et la croissance. «Bien qu’il existe des signes positifs dans le secteur financier, le ralentissement de l’économie réelle est particulièrement prolongé», note Kaushik Basu, premier vice-président et économiste en chef de la Banque mondiale.

Une tendance mondiale

Au niveau mondial, le taux de croissance du PIB devrait s’établir à environ 2,2% cette année, pour passer à 3% en 2014 et à 3,3% en 2015(1). Selon les dernières projections, le taux d’augmentation du PIB des pays en développement sera de l’ordre de 5,1% en 2013 puis 5,6% en 2014 et 5,7% en 2015.
En Afrique du Sud, au Brésil, en Inde, en Russie et en Turquie, la croissance est freinée par l’existence de goulets d’étranglement au niveau de l’offre…
Le taux de croissance des pays à revenu élevé ne devrait être que de 1,2% cette année en raison des mesures d’assainissement des finances publiques, de l’ampleur du chômage et du manque de confiance persistant des consommateurs et des entreprises, mais passer à 2% en 2014 et à 2,3% en 2015. La zone euro devrait enregistrer une contraction de 0,6% en 2013 selon les dernières projections, contre 0,1% selon les projections précédentes. Elle devrait enregistrer une croissance de seulement 0,9% en 2014 et 1,5% en 2015.

(1) Une fois pondéré en fonction de la parité du pouvoir d’achat, ce taux s’établit à 3,1% pour 2013, 3,8% pour 2014 et 4,1% pour 2015.

Fatim-Zahra TOHRY

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