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Justice

Procès ONDA : Deux témoins à décharge appelés à la barre

Par L'Economiste | Edition N°:4034 Le 20/05/2013 | Partager
Appels d’offres: la commission technique a «un avis consultatif»
Indemnités de déplacement: l’aval de la BAD encore invoqué
Benallou se prévaut toujours de son patriotisme

Pour son 4e passage à la barre, Abdelhanine Benallou, ex-DG de l’ONDA, a maintenu ses positions offensives (cf. L’Economiste du 29 avril, 6 et 13 mai 2013).  La «thèse du complot» et le bilan «positif» ont été encore une fois mis en avant par l’accusé. La salle 8, relativement remplie, a été le théâtre de plusieurs rebondissements jeudi 16 mai à la Cour d’appel de Casablanca. Poursuivi avec 11 cadres de l’ONDA pour détournement et dilapidation de deniers publics notamment, Benallou répond avec une certaine aisance aux questions du président de l’audience Ali Torchi (voir encadré). Sa chambre criminelle statue en première instance dans cette affaire.
L’on savait que Benallou, en citant à plusieurs reprises «les instructions et la confiance royales», veut donner une dimension politique à son procès. Le mot «nationalisme» a d’ailleurs souvent été utilisé par le concerné en répondant aux questions de la Cour, en matière d’indemnités de déplacement. «Ces cadres étaient au service du pays, ils devaient se déplacer pour suivre l’avancement des projets de construction des aéroports de Tanger, Essaouira, Dakhla et El Hoceima. Ces gens-là travaillaient sans relâche, et ça, monsieur le président, c’est du nationalisme», soutient l’accusé. Sur la base du rapport de la Cour des comptes de 2008, les juges de la Cour d’appel reprochent à Benallou «l’octroi d’indemnités de déplacement excessives». Les magistrats auditeurs avaient relevé que «le directeur général bénéficie d’une «indemnité » mensuelle et forfaitaire pour frais de déplacement au Maroc dont le montant a été de 9.600 DH par mois de 2005 à 2007 et de 12.000 DH par mois après 2007. Or, cette indemnité ne correspond pas à des déplacements effectifs et constitue un complément de salaire indu». Une accusation rejetée par l’ex-DG de l’Office. La ligne Services a été utilisée en partie pour couvrir les frais de déplacement à l’intérieur du Maroc du personnel concerné. Tous les déplacements effectués dans le cadre des projets BAD/Programme de réhabilitation aéroportuaire, puis BAD/Programme d’amélioration et d’extension des capacités aéroportuaires, sont dûment justifiés et réalisés, sachant que le compte «fonds de roulement n’est réalimenté que sur présentation à la BAD des justificatifs des missions accomplies».
Alors que les débats concernant les marchés publics s’animaient, notamment sur l’attribution des marchés informatiques, le premier témoin fait son apparition. Il s’agit d’un membre de la commission technique pour les appels d’offres. Ayant émis des réserves dans le cadre de l’attribution du marché pour la sécurité et la maintenance du parc informatique (n° 82/07), celui-ci déclare que son rôle n’était que consultatif, car justement le parquet reproche au management de l’ONDA d’être allé à l’encontre de l’avis de la commission technique. «Rien n’oblige la commission des marchés à suivre les recommandations de la commission technique, l’écart du prix proposé par la société (ndlr: de 600.000 DH) a été décisif dans cette attribution», indique le témoin avec une voix timide. Le président de l’audience, Ali Torchi, demande à savoir s’il n’y avait pas de vices rédhibitoires, obligeant l’ONDA à écarter la société. «Non» répond l’accusé. Benallou continue, en réponse aux accusations du rapport de la Cour des comptes: «Les solutions de cette société répondent mieux aux besoin de l’Office, avec une meilleure qualité et plus de fonctionnalités et ce, sans modification de prix».
Deuxième témoin, un membre du personnel administratif, se place à son tour face aux juges. Son recrutement au secrétariat général pose problème. La Cour des compte avait justement relevé «qu’en l’absence de procès verbaux dûment signés et d’avis de recrutement publiés, il a été constaté que l’accès à l’emploi à l’ONDA se fait, dans la quasi-majorité des cas, dans des circonstances non transparentes». Une affirmation qu’infirme ce témoin qui dit que «si j’ai personnellement interpellé Mr Benallou, ma procédure de recrutement a été transparente et j’ai effectué plusieurs entretiens, dont la transparence ne fait aucun doute». Des témoins à charge vont certainement défiler. C’est le cas de Mouna Benbrahime, ex-assistante à la direction générale. Elle avait déjà répondu présente à une convocation de la Cour, mais n’a pas été auditionnée. Au début de l’audience, qui a duré de 14h aux environs de 21h, Benallou a listé les points «d’un bilan positif». Multiplication par deux du chiffre d’affaires de l’Office, multiplication par 16 du bénéfice net de l’Office qui est passé de 58 millions de DH en 2003 à 859 millions en 2008, réduction des charges du personnel qui ne représentent plus que 20,8% du chiffre d’affaires en 2008, au lieu de 29,9% en 2003... Si les chiffres avancés jouent en sa faveur, celà suffira-t-il à convaincre les juges? Pour la défense en tout cas, ce volet managérial sera son principal cheval de bataille lors des plaidoiries.

Repères

Décembre 2008: Publication du rapport de la Cour des comptes, l’Office national des aéroports (ONDA) figure parmi les organismes publics évoqués. Les magistrats ont audité les exercices 2003-2007.

Février 2010: Le DG de l’ONDA, Abdelhanine Benallou est remercié.

Février 2012: Le désormais ex-patron de l’ONDA et son chef de cabinet, Ahmed Amine Berkallil, sont mis en examen.

14 février 2013: Début du procès devant la Cour d’appel, dont la chambre spécialisée en matière de crimes financiers statuera en premier et second ressort. La défense demande la liberté provisoire pour Benallou et Berkallil.

7 mars 2013: Deuxième audience. Et refus de la liberté provisoire.
25 avril 2013: Premier passage de Benallou devant les juges.

16 mai 2013: Deux témoins à décharge interviennent. Il s’agit d’un membre de la commission technique des marchés, ainsi qu’un employé administratif au sein du secrétariat général.

21 mai 2013: Prochaine audience.

Abdessamad NAIMI

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