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Emploi/HCP : Le commerce sauve la mise

Par L'Economiste | Edition N°:4024 Le 06/05/2013 | Partager
100.000 nouveaux emplois dans ce secteur
Un taux de chômage de 9,4% au 1er trimestre

Source: HCP

Les 243.000 emplois créés dans les services sont essentiellement des postes rémunérés. Cela correspond à une hausse du volume d’emploi du secteur de 6,3%.

Au lendemain d’un 1er mai de contestations, l’enquête du Haut commissariat au plan (HCP) sur le marché du travail tord le cou aux a priori. Certes la crise est bien installée, les finances publiques sont au plus mal et les entreprises voient leur rentabilité se contracter. Mais des indicateurs rassurants sortent des algorithmes des équipes de Lahlimi, le haut commissaire au plan. Le chômage a diminué au premier trimestre! «Le taux est passé de 9,9 à 9,4% par rapport à la même période un an auparavant».  C’est dans le milieu urbain qu’il est le plus important (1,3 point). La réduction n’aurait pas été significative en d’autres conjonctures. Cependant, avec les tensions que traverse l’économie actuellement, une baisse du chômage même minime est bonne à prendre. Pourtant, en comparaison avec le dernier trimestre de l’année dernière, le chômage est plutôt en hausse (0,7 point). Globalement, ce sont 126.000 emplois rémunérés qui ont été créés et 27.000 non rémunérés perdus au premier trimestre de cette année. Les services arrivent en tête des branches créatrices d’emplois. Cette croissance est principalement tirée par le commerce  (100.000 emplois). Un chiffre à prendre avec des pincettes étant donné qu’en moyenne le secteur crée annuellement entre 30.000 et 40.000 emplois, selon les données du ministère. Et sur les 975.000 points de vente du pays, 400.000 sont informels. S’y ajoute une hausse annuelle de 3 à 4% de l’informel chaque année dans le secteur. L’autre branche qui a tiré la croissance de l’emploi concerne les services personnels et domestiques, des emplois fortement précaires. Dans le même sens, une hausse est enregistrée dans l’industrie et l’artisanat. Cependant, 80% des 20.000 emplois sont non rémunérés et donc précaires. La conjoncture pousse les populations à trouver des emplois dans l’informel pour subvenir à leurs besoins.
Des emplois statistiquement rassurants mais qui cachent une érosion du pouvoir d’achat en l’absence de toute forme de couverture sociale ou de retraite.  A l’opposé,  le transport terrestre, l’hôtellerie et la restauration affichent des pertes d’emplois. Les plus importantes ont été relevées dans les secteurs de l’agriculture, forêt et pêche (100.000).  En fait, il existe une tendance inverse entre l’agriculture et le commerce. Lorsque la pluviométrie est importante, elle conduit à une augmentation des emplois agricoles donc une baisse dans le commerce. Et l’effet inverse est enregistré. Le BTP n’échappe pas non plus à cette conjoncture: plus de 56.000 emplois perdus.
De son côté,  le taux de sous-emploi a reculé de 0,7 point. Ainsi, la population active en chômage a régressé de 4,7% au niveau national pour s’établir à 1,07 million de chômeurs au 1er trimestre 2013.


IL. B.

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