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Economie Internationale

Subventions énergétiques: Quel gaspillage!

Par L'Economiste | Edition N°:4000 Le 01/04/2013 | Partager
1.900 milliards de dollars de dépenses annuelles
La région Mena représente environ 50%, selon le FMI
Ce sont les revenus les plus élevés qui en profitent

LA réforme des subventions énergétiques est le nouveau cheval de bataille du FMI qui presse les gouvernements à réformer cette politique jugée inefficace. «La charge budgétaire des subventions énergétiques est devenue telle que le déficit budgétaire devient ingérable et menace la stabilité de l’économie», a indiqué David Lipton, Directeur général adjoint du Fonds. Au Maroc, 2/3 des dépenses de compensation (56 milliards de DH en 2012) sont affectés au soutien des prix de produits pétroliers (carburants et gaz butane). Pour le FMI, il y a urgence à réformer ces politiques. Cette réforme pourrait profiter tant à la croissance qu’à l’environnement. Le défi est de taille. Les subventions énergétiques atteignent 1.900 milliards de dollars à l’échelle mondiale, un montant énorme qui équivaut à 2,5% du PIB mondial ou à 8% des recettes publiques. Le Fonds présente une cartographie par pays. Ainsi, les Etats-Unis dépensent le plus pour subventionner leur énergie, avec 502 milliards de dollars en 2011, suivis par la Chine (279 milliards) et la Russie (116 milliards). A l’heure actuelle, vingt pays sur la planète conservent des subventions dont le montant total dépasse 5% de leur PIB. La région du Moyen-Orient et celle de l’Afrique du Nord (Mena) représentaient environ 50% de l’ensemble des subventions à l’énergie. Les subventions à l’énergie atteignaient un total de plus de 8,5% du PIB régional, soit 22% du total des recettes publiques, la moitié reflétant les subventions aux produits pétroliers.
Les gains sont énormes. L’élimination des subventions énergétiques peut aussi encourager les activités de recherche et de développement dans les nouvelles technologies de production ou d’économie d’énergie. Les experts du FMI tiennent à préciser que: «si les subventions sont censées profiter aux consommateurs, elles sont souvent inefficientes et pourraient être remplacées par de meilleurs moyens de protection des couches les plus vulnérables de la population». L’on parle des inégalités, parce qu’elles profitent principalement aux revenus les plus élevés, qui sont les plus grands consommateurs d’énergie. En moyenne, les 20% des ménages les plus aisés dans les pays à revenu faible ou intermédiaire profitent de 43% des subventions aux carburants.
Pour le FMI, les subventions accentuent le changement climatique et aggravent la pollution et les embouteillages. Selon l’étude, l’élimination des subventions avant impôts réduirait les émissions mondiales de CO2 d’environ 1-2 %. Ce qui représenterait une première étape importante dans la réduction des émissions en réalisant l’objectif de l’accord de Copenhague à hauteur de 15-30%.

 

Fatim-Zahra TOHRY

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