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Europe

La pollution réduit de 8 mois l’espérance de vie

Par L'Economiste | Edition N°:3989 Le 15/03/2013 | Partager
La perte va jusqu’à 2 ans dans certains Etats
L’OMS tire la sonnette d’alarme

«Les facteurs environnementaux pourraient être responsables de 13 à 20% du fardeau que représentent les maladies en Europe». Ce constat vient d’être établi par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans son dernier rapport sur la santé en Europe(1). En effet, «la pollution de l’air dans ce continent entraîne, en moyenne, la perte de 8 mois de vie, voire de deux années dans certains Etats», est-il noté. «Le phénomène est plus marqué dans les villes et cela devrait encore s’accentuer», prédit l’OMS, en rappelant que le taux d’urbanisation devrait passer de 70% aujourd’hui à 80% vers 2045-2050.
En 2010, l’espérance de vie atteignait 76 ans, soit un gain de 5 ans par rapport à 1980. Les plus de 65 ans devraient représenter plus de 25% de la population totale d’ici 2050. Une progression qui traduit les efforts accomplis pour diminuer les principaux causes de décès et facteurs de risque. Néanmoins, de grandes inégalités sont observées entre les hommes et les femmes, entre les pays ainsi qu’entre les groupes de population en matière d’espérance de vie. En 2010, elle était de 80 ans chez les femmes, contre 72,5 ans chez les hommes. Les différences professionnelles, notamment en termes de mode de vie, expliquent en grande partie cet écart.
Le rapport met aussi en évidence un recul continu de la mortalité générale, bien que les taux restent variables. Ils sont élevés dans la partie orientale et faibles dans les pays occidentaux. Les maladies non transmissibles représentent 80% des causes de décès. Les maladies du système circulatoire (cardiopathies ischémiques, accidents vasculaires cérébraux, etc.) concourent à près de 50% de tous les décès, suivies par le cancer (20%). Les maladies transmissibles, bien que moins fréquentes en Europe que dans le reste du monde, demeurent une source de préoccupation, notamment la tuberculose, le VIH et d’autres maladies transmises par voie sexuelle. L’incidence du sida est cependant en baisse, ce qui fait valoir l’importance d’effectuer un traitement efficace. Les décès imputables à la tuberculose ont chuté de 30% entre 1990 et 2010.
Aujourd’hui, les principaux facteurs de risque pour la santé des Européens sont le tabagisme et l’usage nocif de l’alcool. Selon les estimations, l’alcool est responsable de 6,5% de la mortalité totale dans la région et 27% de la population âgée de 15 ans et plus s’adonne régulièrement au tabagisme.

Autres faits saillants

• L’Europe connaît le plus faible taux de mortalité infantile du monde (7,9 pour 1.000 naissances vivantes), conséquence d’une réduction de 54% de cette mortalité entre 1990 et 2010, bien que les taux soient extrêmement variables entre les pays.
• La mortalité maternelle a chuté de 50% après 1990: le taux était de 13,3 décès maternels pour 100.000 naissances vivantes en 2010.
• La mortalité attribuable aux accidents de transport a diminué de 50% après 1990, suite à une diminution des accidents de la route, notamment ceux liés à l’état d’ébriété.

B. S.

(1) Elaboré par l’OMS tous les trois ans, le rapport sur la santé en Europe couvre, au total, 53 pays et près de 900 millions d’habitants

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