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Taghazout
La mise à niveau des zones tampons en marche

Par L'Economiste | Edition N°:3959 Le 01/02/2013 | Partager
Lancement d’une étude urbanistique
Une opération de 1,8 million de DH financée par la Sapst
Un plan d’aménagement pour en faire des zones de connexion

Il y a beaucoup à faire dans ces zones car elles ont été marquées pendant des années par  l’aménagement non réglementaire. Près de 170 habitations sont à régulariser sur les lieux

L’aménagement de la future station de Taghazout ne se fera pas sans la mise à niveau de son environnement proche. Une étude urbanistique des zones tampons vient d’être lancée. La démarche d’un coût de 1,8 million DH est financée par la Société d’aménagement et de promotion de la station Taghazout (SAPST). Elle vise à réaliser un plan d’aménagement pour ces sites appartenant à la société marocaine d’ingénierie touristique (Smit). Elle a été confiée au bureau d’étude EDDEA et s’étalera sur quatre mois. Situées respectivement dans les communes d’Aourir et de Taghazout, ces localités sont étalées respectivement sur 11 ha et 50 ha. Elles devraient devenir à terme des zones de connexions pour la station balnéaire. En attendant, il y a beaucoup à faire avant d’en arriver là. Ces zones ont été marquées pendant des années par l’aménagement non-réglementaire. Certes, en 2010 et 2011 le ménage a été fait en ces lieux et de nombreux habitats anarchiques ont été détruits mais il reste sur ces sites aujourd’hui, près de 170 habitations à régulariser. Les localités manquent aussi d’équipements mais pas seulement. Mais aujourd’hui élus, institutionnels tout comme les dirigeants de la Sapst et la Smit veulent éviter le «par à coup» et l’aménagement sans vision à long terme. Aussi la première étape a été une démarche de prospection. Suivra par la suite la phase de diagnostic qui précédera la phase conceptualisation pour aboutir à des plans d’action et un plan d’aménagement, est-il indiqué. Celui-ci devrait reposer sur quatre éléments clés. Il s’agit d’assurer un équilibre entre le développement urbain et le maintien des qualité naturelles, culturelles et sociales locales. Ce qui est aussi préconisé c’est de privilégier les activités qui renforcent la croissance économique des populations locales, telles que les sports nautiques et la pêche artisanale. Sur ce plan la mise en place d’un point de débarquement aménagé dans la zone permettrait de mieux valoriser l’activité des pêcheurs. Complémentarité et intégration devraient aussi être prises en compte dans l’élaboration du futur plan d’aménagement de manière à favoriser la diversité sociale. Pour l’heure, l’intégration passe par l’implication des élus locaux dans l’élaboration de cette étude urbanistique. Et ce à travers des ateliers de travail pour aboutir à un rendu final consensuel. Sa mise en œuvre se réalisera aussi avec l’adhésion de tous. Il est prévu une fois le plan d’aménagement élaboré la signature d’une convention entre l’ensemble des concernés et parties prenantes dans le dossier.

De notre correspondante,
Malika ALAMI

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