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Evénement

Provinces du Sud
La feuille de route du CESE

Par L'Economiste | Edition N°:3942 Le 04/01/2013 | Partager
Le modèle de développement bouclé en octobre prochain
Une nouvelle conception intégrée, durable et créatrice de richesses
Impliquer les acteurs locaux dans les projets de développement

Pour Chakib Benmoussa, «le modèle de développement actuel des provinces du Sud a montré ses limites. Aujourd’hui, il est nécessaire d’amorcer une réforme progressive, mais profonde, des conceptions et approches adoptées dans ces régions»

LES régions du Sud souffrent de l’absence d’un véritable décollage économique. C’est l’une des principales conclusions de la note de cadrage relative à l’élaboration d’une plateforme pour un modèle de développement de ces provinces, présentée au Souverain mercredi dernier par Chakib Benmoussa, président du Conseil économique, social et environnemental (CESE). La cérémonie s’est déroulée en présence du Chef du gouvernement, du ministre de l’Intérieur et de quatre conseillers du Souverain.
Le Conseil vient en effet d’achever la première phase de la mission dont il a été chargé par le Souverain en novembre dernier. La note, élaborée par la commission ad hoc mise en place par le CESE, a souligné que l’économie des régions du Sud est peu diversifiée et reste fortement dépendante des secteurs de la pêche et de l’administration publique. En effet, ces deux activités assurent respectivement 35 et 27% des emplois dans la région. Cependant, l’Etat n’a ménagé aucun effort dans le processus de développement des provinces du Sud depuis les années 1970. Or, le bilan reste mitigé, de l’avis même des experts du CESE. En effet, les villes du Sahara marocain ont été dotées d’infrastructures et d’équipements assez développés par rapport au reste du territoire national. De même, le niveau d’accès des populations aux services de base et les indicateurs sociaux se situent dans la tranche supérieure de la moyenne nationale. Mais cela n’a pas épargné à la région la persistance de réels problèmes de décollage économique. En effet, les incitations fiscales, notamment l’exonération de l’IS et de la TVA, n’ont pas réussi à amorcer une tendance consolidée d’installation des investisseurs dans la région. Ce qui s’est traduit par un chômage chronique et des tensions résultant notamment des difficultés de cohésion sociale. C’est pour cela que le Conseil de Benmoussa ambitionne «d’identifier des scénarios de développement, les projets pouvant leur donner corps et les modalités de mise en œuvre du scénario recommandé», est-il indiqué.
L’idée est d’apporter des réponses aux questions structurantes qui handicapent le développement de cette zone, qui devront figurer dans le rapport définitif, prévu en octobre prochain, de même que dans celui à mi-parcours qui sera présenté en mars 2013. Il s’agit d’abord de favoriser «la création des conditions de l’émergence et de la pérennité d’un secteur privé productif», est-il noté. Cela devrait passer par l’encouragement du tissu d’économie sociale et solidaire en misant sur le savoir-faire local. La note de cadrage met également l’accent sur la nécessité de «définir des modalités transparentes de gestion des ressources naturelles à même de faciliter le recours aux IDE dans le domaine de l’exploration et de la valorisation de ces ressources». Cette question a été exploitée notamment pour faire barrage à la reconduction de l’accord de pêche entre le Maroc et l’Union européenne. Au niveau social, le Conseil met l’accent sur la nécessité d’encourager la mixité entre les segments de la population, et de définir des filets de sécurité pour les plus vulnérables. Parallèlement, «l’amélioration des indicateurs d’éducation, de formation, de santé, ainsi que des mécanismes de lutte contre la pauvreté, devrait être au cœur des inflexions majeures du modèle de développement actuel», est-il noté.
L’aménagement du territoire devrait également prendre en considération les nécessités de durabilité et de sauvegarde des écosystèmes en péril. Cependant, c’est au niveau de la gouvernance qu’un grand effort doit être déployé. Car, «le mode de gouvernance actuel n’a pas favorisé une forte implication des acteurs ni une cohérence des politiques publiques». C’est pour cela que le Conseil de Benmoussa «proposera des mécanismes de pilotage institutionnel et de conduite du projet de développement qui s’appuient sur la participation effective des populations, et qui favorisent une gestion graduelle de la transition pour minimiser les risques».

Méthodologie

LES efforts d’identification des scénarios de développement devront s’inscrire dans la logique de la régionalisation avancée, qui sera déployée sur l’ensemble du territoire national. Il s’agit d’un nouveau pas franchi dans le passage d’un modèle de développement global à d’autres, basés sur les spécificités territoriales. Le nouveau modèle de développement «doit être intégré, durable et créateur de richesses et d’emplois en faveur des populations locales», a expliqué Benmoussa. Dans ce processus, le CESE entend opter pour l’approche participative, à travers l’implication des différents acteurs locaux.

Mohamed Ali MRABI

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