×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Economie Internationale

USA: Obama arrache une victoire sur les impôts

Par L'Economiste | Edition N°:3941 Le 03/01/2013 | Partager
La Chambre a entériné l’accord évitant le mur budgétaire
Une mise en garde sur le plafond de la dette

Par 257 oui  contre 167 non, la Chambre des représentants a adopté à son tour, mardi soir, le projet de loi qui augmente notamment le taux d’imposition des foyers les plus riches

Les Américains n’auront pas à affronter le mur budgétaire, ce dispositif qui signifie tout simplement une cure d’austérité. En effet, c’est mardi 1er janvier au soir que la Chambre des représentants a entériné un accord pour l’éviter. Ce qui constitue une victoire pour le président américain, Barack Obama, sur le dossier de la fiscalité surtout face aux républicains. Mais repousse seulement de quelques semaines d’autres dossiers épineux comme celui de la dette américaine.
L’élément le plus important de cet accord, qui doit être promulgué par Obama, est celui de la hausse des impôts pour les plus riches. Le taux d’imposition passera de 35 à 39,6% pour les foyers aux revenus supérieurs à 450.000 dollars par an. Ceci dit, Obama a réalisé ses vœux en obtenant l’expiration, pour les contribuables les plus aisés, des cadeaux fiscaux hérités de l’époque de Bush.
Une partie des républicains a accepté de voter pour ce dispositif, malgré leur rejet de principe de toute hausse de la pression fiscale. Il faut dire que l’échec d’un accord aurait provoqué le mur budgétaire, un sujet qui a fait un tapage médiatique des mois avant les festivités du nouvel an. Il s’agissait, rappelons-le, d’un cocktail de hausses d’impôts pour la quasi-totalité des contribuables et des coupes claires dans les dépenses de l’Etat fédéral, en particulier de défense.
Avant même le vote de la Chambre, la Maison Blanche avait parlé d’une victoire pour les familles de la classe moyenne et pour l’économie, selon la presse. Elle avait aussi vanté une solution qui maintient l’impôt sur le revenu à un niveau modeste pour la classe moyenne. Ce qui signifie que les millionnaires et les milliardaires paieront leur juste part pour réduire le déficit. Mais le président américain a dû transiger et certains démocrates ne cachaient pas leur déception: il avait défendu pendant sa campagne de réélection un seuil à 250.000 dollars plutôt qu’à 450.000.
La bataille ne s’arrête pas là. En repoussant de deux mois des décisions sur les coupes pour lutter contre les déficits, le fameux accord entériné mardi enclenche un nouveau compte à rebours vers un mur budgétaire qui pourrait s’avérer encore plus dur. Le Congrès devra en effet relever au premier trimestre le plafond légal de la dette américaine, atteint officiellement lundi dernier. Une procédure qui avait donné lieu en 2011 à une crise politique. Il faut s’attendre donc à d’autres négociations entre la Maison Blanche et les conservateurs du Congrès.


F. Z. T.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc