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    Evénement

    Rétrospective 2012
    L'année 2012 dépitée !

    Par L'Economiste | Edition N°:3939 Le 28/12/2012 | Partager

    IL est de coutume de faire des voeux en ces périodes de fin d’année... alors faisons le voeu que la croissance redémarre en 2013, qu’il y ait moins de casse économique et sociale. C’est le scénario rêvé dans toutes les régions du monde. Y compris dans un Maroc qui sort d’une année qui ne risque pas de figurer dans la liste des meilleurs crus. C’est donc une raison supplémentaire pour tourner la page.

    L’Etat de grâce pour ce gouvernement a connu ses limites depuis un moment.  L’arrivée de Benkirane, la grande star de l’année (un peu déchue aujourd’hui), avait pourtant auguré de perspectives prometteuses dans le sillage du nouveau champ ouvert par la nouvelle Constitution.

    Au départ, les marques d’intérêt étaient là puis le doute a commencé à s’installer. Des idées, le chef de gouvernement en a pourtant demandé à tout le monde: patrons, société civile, hommes politiques.

    Benkirane aura passé un an à tenter de donner du sens à sa législature, il n’y arrive pas encore. Aujourd’hui, il ne peut pas continuer d’être un centre d’intérêt du  fait de sa seule personnalité seulement. Ses ministres restent pour la plupart sympathiques, intègres et proches des citoyens, nul ne le conteste. Ils n’arrivent cependant pas à embrayer sur les réformes,  à obtenir des résultats sur l’emploi, la compétitivité, les déficits, la croissance. Ont-ils même essayé? L’offre politique a-t-elle vraiment été renforcée? Aux inquiétudes économiques et sociales, s’ajoutent régulièrement des messages  anxiogènes sur les libertés comme pour la polémique de l’audiovisuel, des bévues comme pour l’affaire Amina Filali… Des  bugs qui expliquent pourquoi ce gouvernement a laissé bien des couloirs où l’opposition n’est pas la seule à s’engouffrer. Oui, il y a sans doute cette propension affichée par l’équipe au pouvoir à taper régulièrement dans la fourmilière, à clouer  au pilori la non-transparence dans les attributions des agréments, des procédures de recrutement. Reste que ces mesures ne  dissipent pas les signes d’un épuisement politique et institutionnel. C’est ce qui est inquiétant. Le gouvernement saura-t-il saisir sa dernière chance, sortir les Marocains de leur torpeur, secouer l’impression d’atonie ambiante que connaît le pays, aborder les dossiers sur lesquels le gouvernement est en difficulté? Osons l’espérer, demain est un autre jour.

     

    Plus de détails veuillez cliquer sur le lien suivant :

    http://www.leconomiste.com/sites/default/files/opretrospective_2012.pdf

    Mohamed BENABID

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