×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Entreprises

    Samir décroche un financement de 200 millions de dollars

    Par L'Economiste | Edition N°:3939 Le 28/12/2012 | Partager
    Un prêt à l’export obtenu auprès de Glencore Energy, l’un de ses principaux clients
    Le raffineur s’engage en contrepartie à lui réserver une partie de sa production pendant 2 ans

    Source: Six Financial Information
    Le marché n’aura pas réagi à l’annonce de ce prêt de financement à l’export obtenu par Samir. Le cours de la valeur a d’ailleurs perdu 1,34% à 345,30 DH, lors de la séance du jeudi 27 décembre 2012, creusant un peu plus ses pertes annuelles à 52,70%

    BONNE nouvelle pour Samir à l’approche de la nouvelle année. Le raffineur obtient un financement de pas moins de 200 millions de dollars (l’équivalent de 1,7 milliard de DH) de la part de Glencore Energy UK Ltd, un de ses principaux clients, appuyé par des banques internationales, parmi lesquelles Natixis et Apicorp. Ce montant qui, selon nos informations, a déjà été encaissé servira à «renflouer la trésorerie et rétablir les équilibres financiers de la société». Remboursable sur une période de 24 mois «à des conditions avantageuses», dit-on auprès de Samir, ce financement n’est pas assimilé à une dette. «Il s’agit d’un deal commercial avec notre principal trader en produits pétroliers», prévient Jamal Ben Addou Idrissi, directeur financier de Samir. Sauf que pour cette opération, Glencore se place en tant que client et s’engage à acheter à l’export les produits raffinés de la société. «C’est donc un prêt financement à l’export et non pas un emprunt classique», affirme-t-il. Concrètement, l’opérateur britannique avance l’argent en contrepartie Samir s’engage pendant la durée de l’accord à lui réserver une partie de sa production en produits pétroliers qui lui sera exportée.
    En parallèle, Samir qui avait réussi à décrocher, en octobre, une ligne de financement, de 180 millions de dollars (1,5 milliard de DH) auprès de la Société Internationale Islamique du Financement du Commerce, a entamé son utilisation en novembre. Ces financements viennent à point nommé pour le raffineur qui traine une dette importante. A fin 2011, elle s’élevait à 13,7 milliards de DH dont une trésorerie passive de 9,7 milliards de DH. Cette situation avait poussé les banques, qui sont tenues au respect du ratio de division des risques, à ne plus financer comme par le passé les besoins d’exploitation de la Samir (cf. L’Economiste du 23 avril 2012). Ce qui a conduit à une insuffisance des lignes de crédit. Insuffisance qui a eu une incidence de 300 millions de DH sur l’activité en 2011. Cependant, le management avait trouvé un accord avec le consortium bancaire pour la restructuration de sa dette. Il s’agissait du rééchelonnement de la dette court terme sur une période plus longue, ce qui permettrait à Samir d’assurer un financement normal de son activité. Sauf que les banques exigent depuis, de l’industriel, une augmentation de capital de 1,7 milliard de DH avant le rééchelonnement. Cette augmentation, initialement prévue pour 2012, a finalement été repoussée par l’actionnaire principal (Corral Petroleum Holding) à 2013.


    Moulay Ahmed BELGHITI

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc