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Politique

Dialogue stratégique
La bonne note de Washington à Rabat

Par L'Economiste | Edition N°:3686 Le 27/12/2011 | Partager
Les promesses de Hillary Clinton
Mémorandum pour un mécanisme de concertation formelle

LE Royaume a réussi haut la main son examen américain. A Washington, où s’est tenue jeudi dernier la première session du Dialogue stratégique Maroc-Etats-Unis, Rabat a confirmé sa position d’allié aussi inconditionnel qu’incontournable. Il est vrai que les évènements et les soubresauts qui ont secoué (et secouent encore) le monde arabe ont fini par convaincre l’administration Obama sur le nécessaire développement et approfondissement des relations avec Rabat.
Certes, les relations entre les deux pays ne datent pas d’hier, mais il faut reconnaître qu’elles ont été quelque peu fragilisées ces derniers temps, surtout depuis que Rabat a pris la décision de retirer sa confiance à l’Envoyé spécial du Secrétaire général de l’ONU pour le Sahara, l’américain Christopher Ross. Washington n’aurait pas apprécié cette décision, somme toute souveraine, du Maroc. Un «froid» qui ne disait pas son nom s’était alors installé entre les deux pays. Aujourd’hui, le brouillard s’est, semble-t-il, dissipé et les deux pays ont convenu de faire cette première session du Dialogue stratégique une rampe pour faire avancer leurs relations et aller plus loin dans leur coopération.
C’est d’ailleurs, la Secrétaire d’Etat, Hillary Clinton qui a donné le ton en affirmant que ce Dialogue stratégique intervient dans une conjoncture «où nous ne pouvons plus nous satisfaire de notre amitié séculaire, bien qu’étant la plus ancienne et jamais interrompue entre les Etats-Unis et un pays tiers, dans la mesure où nous sommes animés de la volonté d’aller de l’avant vers un partenariat plus dynamique, croissant et résolument tourné vers l’avenir». Au plan économique, elle a promis d’œuvrer à accroître le volume des exportations marocaines vers les Etats-Unis et de promouvoir l’intégration économique en Afrique du nord. C’est ce qui «bénéficiera grandement au Maroc en raison de la stabilité du Royaume et de la grande solidité de son assise économique», a-t-elle dit. La Chef de la diplomatie américaine a de même fait part de la «grande appréciation» par les Etats-Unis du rôle «constructif joué par le Maroc au sein du Conseil de sécurité de l’ONU (dont il est membre non permanent), particulièrement le soutien du Royaume aux efforts visant à mettre fin à la violence et à l’effusion du sang en Syrie et d’aider à mettre ce pays sur la voie d’un avenir démocratique». A noter que le Maroc va abriter la prochaine réunion ministérielle du Groupe des amis du peuple syrien en octobre.
Pour sa part, Youssef Amrani, ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, véritable artisan de la mise en place de ce Dialogue stratégique, a estimé qu’il «constitue une étape importante dans nos relations bilatérales et un nouveau jalon de ce partenariat exceptionnel entre nos deux pays…». Alors que la région du Moyen-Orient et d’Afrique du nord (MENA) est secouée par des soubresauts, «les Etats-Unis et le Maroc conviennent que leur engagement relatif aux principes de liberté, de justice, des droits de l’Homme, de l’Etat de droit, du dialogue culturel, et de pratiques démocratiques, ainsi qu’au respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale doivent constituer les fondements de toute structure de gouvernement émergent», a-t-il indiqué.

Délégation

Outre le ministre délégué aux Affaires étrangères et à la coopération, Youssef Amrani, la délégation marocaine au Dialogue stratégique comprenait notamment le Président du CES, Chakib Benmoussa, le Président du CNDH, Driss Yazami, le Directeur Général de l’ONHYM, Amina Benkhadra, la délégation comprend aussi la Présidente de la CGEM, Meryem Bensaleh et le Directeur général de l’Agence marocaine pour le développement des investissements, Ahmed Fassi Fihri.

J.E. HERRADI

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