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    Evénement

    Ghellab, président de la Chambre des représentants

    Par L'Economiste | Edition N°:3681 Le 20/12/2011 | Partager
    Il est attendu sur la lutte contre l’absentéisme
    L’USFP et l’UC se retirent du vote jugé anti-constitutionnel

    Les chantiers qui attendent Karim Ghellab sont décisifs. Le Parlement souffre d’une mauvaise image auprès de la société. Les slogans des marches du mouvement du 20 février ont réclamé la dissolution de cette institution

    L’élection de Karim Ghellab que l’on croyait comme une simple formalité a connu des rebondissements: l’USFP et l’UC ont décidé de se retirer du vote qu’ils ont jugé anti-constitutionnel. L’opposition a ainsi mis en relief l’incompatibilité entre le poste de ministre qu’il occupe actuellement et la présidence de la Chambre des représentants. Pour donner du contenu à la séparation des pouvoirs, ils ont proposé que Ghellab démissionne avant de concourir au perchoir. Les deux partis ont également décidé de faire un recours auprès du Conseil constitutionnel. Mais cela n’a pas empêché son élection à la tête de la Chambre des représentants. Il succède ainsi à Abdelouahad Radi dont le parti, l’USFP, a choisi de camper dans l’opposition. D’ailleurs, cette formation n’a pas présenté de candidat contre Ghellab. Ce n’est pas le cas du RNI qui a choisi de mettre en avant l’ancien ministre Mohamed Abbou face au candidat de la majorité. Le parti a d’ailleurs décidé de lui confier un poste de vice-président de la Chambre. En tout cas, Abdelillah Benkirane, le chef de gouvernement désigné, a tenu à être présent au Parlement pour participer au vote. Il est aussi député de Salé. Après l’élection de Ghellab, Benkirane devait se réunir, hier soir, avec les trois patrons de la majorité pour trancher dans la répartition des portefeuilles ministériels. Cette réunion a dû être reportée, a déclaré à L’Economiste Benkirane. Des derniers réglages doivent être opérés au niveau de l’organigramme du gouvernement, mais il n’est pas exlu que le chef de gouvernement désigné attende un feu vert du cabinet royal. Les observateurs estiment que le nouveau gouvernement serait nommé au cours des prochains jours.
    Avant l’élection du président de la Chambre des représentants, chaque parti a tenu une réunion avec ses députés. La plupart des formations ont également organisé un déjeuner, histoire de faire connaissance avec les nouveaux parlementaires et de se mettre d’accord sur les noms à mettre en avant pour les instances de la Chambre des représentants. Ainsi, le RNI a choisi Chafik Rachadi comme chef de groupe parlementaire, le PAM, Abdelatif Wahbi et l’Istiqlal a désigné Noureddine Mediane. En principe, c’est aujourd’hui, mardi, qu’on bouclera les listes des chefs des groupes parlementaires, des présidents des commissions spécialisées et des membres du bureau. Dans tous les cas, les chantiers qui l’attendent sont décisifs. D’abord, le Parlement souffre d’une mauvaise image auprès de la société. Les slogans des marches du mouvement du 20 février ont réclamé la dissolution de cette institution. Il souffre aussi de l’absentéisme qui affaiblit le travail législatif. L’un des premiers chantiers du nouveau président est d’inverser la tendance. C’est à lui de trouver les moyens pour pousser les députés à participer au travail dans les commissions spécialisées et des séances plénières.
    Ghellab devra faire preuve d’imagination pour redynamiser cette institution et lui faire jouer son rôle constitutionnel. Le nouveau président devra profiter de la refonte du règlement intérieur de la Chambre pour l’adapter à la nouvelle Constitution, en lui apportant les changements nécessaires. L’idée est de redynamiser la diplomatie parlementaire pour aboutir à des résultats concrets. Ghellab devra réorganiser le travail du Parlement pour que le contrôle du gouvernement soit plus efficace.

    Mohamed CHAOUI

     

    De réforme en réforme

    Après deux mandats à la tête du ministère de l’Equipement et du tranpsort, Karim Ghellab troque le portefeuille ministériel contre le perchoir. Après l’annonce des résultats des élections, il était l’un des rares dirigeants de l’Istiqlal à s’être exprimé contre la participation au gouvernement Benkirane. C’est tout logiquement qu’il n’a pas figuré sur la liste des ministrables du parti qui l’a proposé au poste de président de la Chambre des représentants. Natif de Casablanca en 1966, Ghellab est l’une des plus jeunes personnalités à occuper cette fonction. Au cours de son mandat à la tête du département du Transport, Ghellab a multiplié les prouesses. Il a fait de la mise en place des réformes et de l’accélération des projets son credo au point d’en faire des jaloux. Ghellab, il est vrai, a mené une série de réformes inédites, et il a dû faire preuve de beaucoup d’acharnement pour les mener à bout. C’était le cas notamment pour le code de la route qui a connu une montée au créneau de certains lobbies hostiles à cette réforme. Le ministre sortant de l’Equipement a également instauré une méthodologie de travail au sein de son département. Ceci n’est certainement pas étranger à sa formation d’ingénieur. Ghellab est en effet diplômé de l’Ecole des ponts et chaussées en 1990.
    4 ans plus tard, il rejoint le ministère de l’Equipement où il a démarré sa carrière dans la fonction publique en tant que directeur provincial. Il a été sollicité à l’administration centrale du ministère dès 1996 où il a été chargé de la direction des programmes et des études puis celle des routes et de la circulation routière (1998). Ses performances lui ont valu une nouvelle consécration en 2001 après sa nomination à la tête de l’Oncf. Au début des années 2000, Ghellab était considéré comme l’une des stars montantes de l’Istiqlal qu’il va représenter au sein du gouvernement Jettou en 2002 en tant que ministre de l’Equipement et du transport. Un portefeuille qu’il va garder jusqu’à sa nomination à la présidence de la Chambre des représentants.

    M. A. M.

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