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    Politique Internationale

    Syrie: La Ligue arabe envisage de saisir l’ONU

    Par L'Economiste | Edition N°:3680 Le 19/12/2011 | Partager
    Ultimatum jusqu’à mercredi pour autoriser la présence d’observateurs
    La proposition de résolution de la Russie contestée

    LA Ligue arabe donne jusqu’à mercredi à la Syrie pour autoriser la présence d’observateurs sur son territoire. Sinon, l’organisation panarabe envisagera de demander au Conseil de sécurité des Nations unies d’intervenir pour faire cesser la répression contre les opposants du régime. Le plan prévoit l’envoi d’observateurs étrangers en Syrie, le retrait de l’armée des villes, la libération des prisonniers politiques et l’ouverture d’un dialogue avec l’opposition. Ainsi, les ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe se retrouveront mercredi au Caire, en Égypte, pour une réunion «décisive» au cours de laquelle ils décideront des prochaines étapes. La démarche auprès de l’ONU est destinée à faire adopter les décisions arabes, en référence à une proposition de résolution de la Russie, jugée insuffisamment sévère envers Damas par plusieurs pays occidentaux. Selon ces derniers, le texte ne condamne pas assez fermement le régime syrien et ne soutient pas les mesures prises par la Ligue arabe contre ce pays. Sur le fond, le texte russe insiste toujours sur les mêmes points que les Européens et les Américains rejettent. A noter que le protocole proposé par la Ligue a fait l’objet de plusieurs ultimatums de l’organisation panarabe, qui a adopté le 27 novembre des sanctions à l’encontre de Damas. En effet, devant le refus de la capitale syrienne d’appliquer son plan de sortie de crise (qu’elle avait pourtant accepté), la Ligue avait entre autres gelé les transactions commerciales et les comptes bancaires syriens dans les pays arabes.Cheikh Hamad, Premier ministre du Qatar, a justifié cette démarche par ce qu’il a qualifié de «tergiversations de la Syrie». « En l’état actuel, il n’y a pas le moindre espoir pour sortir de la crise», a-t-il souligné. Le numéro deux de la Ligue arabe, Ahmed ben Helli, a cependant fait part de signes «positifs» en provenance du régime de Bachar Al-Assad, notamment en ce qui concerne la présence d’observateurs arabes sur le sol syrien. Dans le même contexte, une délégation irakienne, qui s’est rendue à Damas samedi dernier, a également fait état de «discussions positives avec le président Assad».
    En neufs mois, la répression syrienne a fait plus de 5.000 morts, selon une estimation de l’ONU. Sur le terrain, 27 personnes ont été tuées samedi dernier par les forces de sécurité, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme en Syrie (OSDH).

    I. B.

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