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Europe

Encore un autre sommet pour la zone euro

Par L'Economiste | Edition N°:3670 Le 05/12/2011 | Partager
La rencontre aura lieu en fin de semaine
Défi : trouver un accord crédible pour l’UE mais aussi pour les marchés
L’Allemagne, gagnante ou perdante?

La chancelière allemande Angela Merkel a répété sa ferme intention de convaincre ses partenaires de la nécessité de changer les traités européens pour y ancrer plus de discipline budgétaire

LA crise de l’euro fait encore parler d’elle. Un sommet des dirigeants européens sur ce sujet est prévu jeudi et vendredi 9 décembre à Bruxelles. Un événement qui peut se prolonger pendant le week-end. Ce qui est absolument nécessaire, c’est d’avoir un accord crédible pour l’UE mais aussi pour les marchés.
Cette réunion se veut une prochaine étape dans la succession de sommets pour contenir l’embrasement de la crise de la dette. Pour rappel, le chef du gouvernement italien, Mario Monti, a mis en garde contre le risque d’une sanction des marchés si les dirigeants européens ne parviennent pas à trouver une réponse convaincante à la crise de la dette lors du sommet. Il y sera question surtout de la réforme de la zone euro pour tirer les leçons de la crise de la dette. C’est l’Allemagne qui tire les ficelles. La chancelière allemande Angela Merkel a répété, vendredi 2 décembre, l’importance de réformer l’Union monétaire européenne pour la transformer en une union budgétaire. Objectif: surmonter la crise qu’elle traverse, une bataille qui prendra des années, selon Merkel. Elle se rendra d’ailleurs à Paris ce lundi pour préparer des propositions avec le président français Nicolas Sarkozy. La France, elle, veut que d’autres sujets soient abordés lors du sommet, comme l’harmonisation des politiques fiscales voire la question à terme d’euro-obligations. Justement, l’Allemagne est-elle gagnante ou perdante de la crise de la zone euro? «Pour l’instant, elle est légèrement gagnante», réponds Patrick Artus, l’économiste chez Natixis dans une récente note. D’après son analyse, «la crise de la zone euro entraîne un recul de la demande dans les pays touchés par la crise, donc un recul des exportations de l’Allemagne vers ces pays. Mais elle apporte aussi des évolutions favorables à l’Allemagne par rapport à ce que serait sa situation sans la crise: dépréciation forte de l’euro, baisse des taux d’intérêt ». «Si l’Allemagne est gagnante nette de la crise, le minimum serait qu’elle contribue à la résolution de la crise avec ses gains nets. Si elle est perdante nette, elle devrait avoir une incitation forte à faire cesser la crise», ajoute l’expert. Artus précise «que la crise de la zone euro génère au total un léger gain de croissance net pour l’Allemagne, de l’ordre de 0,2 point de PIB en 2011».

F. Z. T.

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