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Evénement

Benkirane, chef du gouvernement

Par L'Economiste | Edition N°:3667 Le 30/11/2011 | Partager
Les tractations pour former une majorité démarrent
Nouvelle architecture du gouvernement
La garde rapprochée de Benkirane

Le Souverain a reçu Abdelillah Benkirane qui a mené son parti le PJD à la victoire lors des élections du 25 novembre. Il l’a chargé de former le prochain gouvernement

ABDELILLAH Benkirane est le nouveau chef de gouvernement. Il a été reçu hier mardi 29 novembre par le Souverain qui l’a chargé de former le prochain gouvernement.
Désormais, le patron du PJD a obtenu le feu vert pour entamer officiellement les tractations pour constituer une majorité. Cette entreprise a trois niveaux. Le premier consiste à déterminer les partis politiques pour une alliance gouvernementale. La Koutla d’abord. Sinon l’Istiqlal, le MP et l’UC en réserve. Ainsi, les chefs de ces formations reviendront vers leurs instances pour obtenir la délégation de négocier en leur nom. L’Istiqlal, contacté en premier, a déjà tranché. Il fera partie du prochain gouvernement. L’USFP, en revanche, est divisée. Certains veulent retourner dans l’opposition pour se revigorer. D’autres seraient d’accord pour tenter l’aventure avec le PJD. Mais un retour vers le Conseil national pour obtenir le quitus s’avère nécessaire. Le PPS est dans le même état d’esprit. Mais, selon la tendance générale du bureau politique, le parti est prêt à participer au gouvernement conduit par le PJD.
Le deuxième niveau porte sur l’architecture du prochain gouvernement. Abdelillah Benkirane a fait savoir qu’il voulait un exécutif réduit, avec de gros ministères chapeautés par des ministres et secondés par des secrétaires d’Etat. A peu près la moitié de l’actuel. Dernier niveau, le nombre de postes pour chaque parti et la nature des ministères à répartir.
La tradition veut qu’au cours de ce processus, Mohamed Moatassime joue le rôle d’intermédiation entre le chef de gouvernement et le Souverain. Abdellatif Menouni, conseiller de SM le Roi, sera-t-il associé à cette opération? On verra. En tout cas, c’est la première fois que cette ingénierie de formation du gouvernement se déploie en l’absence de Abdelaziz Méziane Belfkih, décédé en mai 2010. Sans préjuger de l’issue de cette étape, le nouveau chef de gouvernement va compter sur le noyau dur de son parti. Pour la répartition des portefeuilles, Abdelillah Benkirane devra viser ceux qui ont été les terrains de chasse du PJD pendant la campagne électorale. Les secteurs sociaux mais aussi les domaines pour mettre en œuvre les slogans sur la lutte contre la corruption et contre l’économie de rente. Pour l’heure, sa garde rapprochée devra être servie en premier. C’est le cas de Abdelaziz Rabbah. Le député-maire de Kénitra est donné à la tête du ministère des Affaires économiques et générales. C’est un poste clé, une sorte de numéro 2 du gouvernement, chargé des dossiers importants à la Primature. Rappelez-vous les couples qui ont marqué la Primature ces dernières années: Youssoufi-Lahlimi, Jettou-Talbi Alami, El Fassi-Baraka. Abdelaziz Rabbah pourra jouer ce rôle et ouvrir de nouvelles pistes auprès du chef de gouvernement. En plus, il est l’un des rares responsables du PJD à avoir une expérience dans ce domaine puisqu’il a été chargé de mission auprès de la Primature, détaché aux Affaires économiques et générales.
L’avocat Mustapha Ramid est donné ministre de la Justice. Membre du secrétariat général du PJD, il a été président de la Commission de la justice, la législation et les droits de l’homme de la Chambre des représentants. D’ailleurs, il a toujours été membre de cette commission. Ses interventions musclées devant les ministres de la Justice sur la situation dans les prisons, le respect de la procédure pénale, la corruption dans le secteur de la justice… sont encore dans les mémoires parlementaires. En le mettant au gouvernement, Benkirane parviendra à le neutraliser, lui qui n’a d’ailleurs pas voulu se représenter aux dernières élections malgré son instance.
Lahcen Daoudi, secrétaire général adjoint du parti, devra bénéficier d’un grand ministère. Economiste de formation, son nom est associé au département des Finances à moins qu’il n’hérite de la présidence de la Chambre des représentants. Député pendant plusieurs législatures, il a été chef du groupe parlementaire du PJD et vice-président de cette chambre. Dans ce cas, le parti aura les deux postes importants dans la hiérarchie de l’Etat: chef de gouvernement et président de la Chambre des représentants. Cette configuration a l’avantage de faciliter la tâche à Abdelillah Benkirane. En tout cas, ce schéma s’est déjà produit. Lorsque Abderrahman Youssoufi était Premier ministre, Abdelouahad Radi, du même parti l’USFP, était président de la Chambre des représentants. Saâdeddine Othmani, président du Conseil national et ancien patron du PJD, sera également de la partie. D’autres noms aussi comme Mustapha El Khalfi, directeur du journal Attajdid, l’un des artisans du programme électoral du parti et bras droit de Benkirane.

Mohamed CHAOUI

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