Economie

Des dossiers chauds au Conseil de la concurrence

Par L'Economiste | Edition N°:3655 Le 11/11/2011 | Partager
Un 3e projet de concentration soumis pour visa
Les conseillers examinent la cession de Lesieur Cristal

Abdelali Benamour est dans sa 4e année à la tête du Conseil de la concurrence. Après un démarrage en douceur, le Conseil planche depuis quelque temps sur des opérations lourdes

Le Conseil de la concurrence a tenu une nouvelle session jeudi 10 novembre à Rabat. C’est la 16e du genre depuis sa réactivation en août 2008. En présence de quelques journalistes et de conseillers, la présidence a commencé par la traditionnelle présentation de l’ordre du jour: approbation du procès-verbal de la dernière session, celle de fin septembre 2011, avis sur un projet de concentration entre ONO Développement et une entreprise italienne (CCPL/SPA) -les deux opérateurs opèrent dans le secteur de l’emballage agroalimentaire. Puis il y a eu la présentation d’un rapport préliminaire sur le marché de l’insuline. Arguant la confidentialité, le Conseil de la concurrence a traité ces dernières questions à huis clos. La presse a dû se contenter de quelques maigres déclarations. Et où le bilan de la dernière session -celle du 26 septembre 2011- a largement dominé. A part la sensibilisation à la culture de la concurrence (un sujet de haute importance pour le Conseil), il y a eu les saisines et le suivi des études sectorielles. Notons en ce qui concerne ces dernières que le budget qui leur a été alloué est de 8,5 millions de DH. Fait assez rare: au lieu de croupir dans les tiroirs, la plupart des études ont été communiquées à l’opinion publique. Avec au passage quelques clashs comme cela a été le cas entre le régulateur télécoms (ANRT) et le Conseil de la concurrence au sujet du marché de la téléphonie mobile. Les deux parties s’affrontaient sur les prix pratiqués dans le secteur et la délimitation des compétences respectives. Il fallait par ailleurs remettre les pendules à l’heure. Ces études, malgré leur carence, vont servir de cartographie économique. Et devrait s’affiner au fur et à mesure que l’instance que chapeaute Benamour gagne en maturité. Preuve en est d’ailleurs, cette 3e saisine ayant pour objet un projet de concentration économique: après les firmes anglo-saxonnes Kraft et Cadbury PLC, Shell leur a emboîté le pas en 2011, puis plus récemment deux opérateurs de l’emballage agroalimentaire. Si l’on se tient à son dernier rapport, le Conseil de la concurrence a reçu 22 saisines et demandes d’avis depuis l’installation de ses membres en janvier 2009. Chiffre qui est en progression… Ne serait-ce que parce que les conseillers ont dû se pencher sur un nouveau dossier: la cession de 41% du capital de Lesieur Cristal à Sofiproteol. Le montant du deal s’élève à 1,3 milliard de DH à la SNI (L’Economiste du 13 juillet 2011). D’ici la fin de l’année, le Conseil de la concurrence devra tenir encore deux sessions. Le dossier Lesieur Cristal n’est pas le seul qui est sur sa table. D’autres saisines ont été faites. Sauf que le régulateur les a jugées irrecevables en raison de la qualité du requérant ou à cause du sujet sur lequel portent ces saisines.

F. F.

  • SUIVEZ-NOUS:

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc