×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie Internationale

Obama veut taxer les mégariches

Par L'Economiste | Edition N°:3619 Le 20/09/2011 | Partager
La nouvelle taxe portera le nom de «loi Buffett»
Elle vise les contribuables gagnant au moins un million de dollars
Un plan pour réduire le déficit budgétaire de 3.000 milliards de dollars

LES millionnaires ne seront plus dorlotés! Barack Obama a dévoilé hier, lundi 19 septembre, de nouvelles mesures de réduction du déficit public pour un montant de 3.000 milliards de dollars. Ce plan inclut la création d’une taxe sur les riches américains aux revenus supérieurs à 1 million de dollars par an. Elle portera le nom de loi Buffett, en référence au milliardaire Warren Buffett. C’est lui qui avait appelé les parlementaires à augmenter les impôts des plus fortunés afin de réduire l’énorme déficit budgétaire du pays. Certains millionnaires sont moins taxés car les bénéfices tirés de leurs investissements (plus-values, dividendes et autres intérêts) sont à l’heure actuelle moins imposés que les salaires. Ceci dit, la nouvelle taxe vise à assurer que les mégariches paieront au fisc au moins le même pourcentage de leur revenu que les contribuables moyens. Reste que cette proposition a soulevé l’opposition des Républicains dimanche 18 septembre. Ils ont d’ailleurs dénoncé une guerre des classes.
Catégorique, le président américain a averti d’ores et déjà les Républicains qu’il opposera son veto à tout projet de loi diminuant les dépenses de santé pour les plus âgés sans augmenter les impôts des plus riches et des grandes entreprises. Car son plan permettra de garantir la pérennité des ressources fiscales des Etats-Unis et d’investir dans l’éducation, les énergies renouvelables et des créations d’emplois. Les autres mesures incluront une large révision du barème fiscal, conçue pour lever 1.500 milliards de dollars, essentiellement en ne renouvelant pas des exemptions fiscales pour les plus riches et en supprimant des avantages pour les entreprises. Ces non-renouvellements d’exonérations fiscales datant de l’ère Bush permettraient de dégager 800 milliards de dollars d’économies (ils concernent les contribuables gagnant plus de 200.000 dollars annuels).
Les propositions d’Obama conduiront à une réduction totale du déficit de 4.400 milliards de dollars sur dix ans. Ce chiffre inclut 1.200 milliards de dollars en réduction des dépenses discrétionnaires de l’Etat, déjà convenue en août dans le cadre d’un accord avec les Républicains. Il comprend également une diminution de 580 milliards de dollars dans tous les programmes de dépenses fédérales obligatoires et 1.100 milliards de dollars d’économie sur le déploiement de troupes en Afghanistan et en Irak. Il vise en surcroît à économiser 248 milliards de dollars sur le programme d’assurance maladie Medicare.

F. Z. T.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc