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Les Cahiers de l'Émergence

Les métiers qui recrutent
Expertise comptable: La fièvre des besoins

Par L'Economiste | Edition N°:3616 Le 15/09/2011 | Partager
Réforme imminente du cursus de la formation
Plus de 400 experts-comptables pour 100.000 entreprises

La réforme tant attendue du cycle de formation des experts-comptables n’a jamais été aussi proche. En effet, une commission réunissant l’Iscae et l’Ordre des experts-comptables s’est réunie pendant 6 mois pour enfin aboutir à un projet de réforme. L’Ordre encourage la formation au diplôme national d’expert-comptable. C’est dans ce sens que la réforme du seul cursus public d’expertise comptable qui se prépare à l’Iscae est en cours. Aujourd’hui, le concours d’accès à la formation est ouvert à tous les titulaires de diplôme d’enseignement supérieur. La réforme devrait restreindre cet accès, en ouvrant les portes de la formation qu’au titulaire d’un master en économie, finance ou filière similaire. Pour la direction de l’Iscae cela permettrait même de «rehausser le niveau de la formation et de revoir son contenu».
L’autre réforme porte sur la durée du cursus. Initialement de 3 ans, la proposition serait de la remener à 2 ans plus une année pour la préparation du mémoire. Cette mesure vise à pallier le principal problème des mémorialistes. Ainsi, ils disposeront du temps nécessaire pour élaborer leurs mémoires de fin d’études. Pour ce qui est de l’ouverture de la formation aux ENCG, la contrainte est plus technique que juridique. Car la loi prévoit qu’il y est autant d’experts-comptables que de professeurs pour enseigner. Cependant, certaines villes ne disposent pas de suffisamment d’experts-comptables pour dispenser une formation en bonne et due forme. La réforme est en phase d’être traduite en projet de décret avant sa mise en œuvre.
Le champ d’intervention d’un expert-comptable est très vaste. Ce praticien n’est pas uniquement un professionnel des chiffres. Il est tenu de toucher à l’ensemble des fonctions de l’entreprise: juridique, organisationnelle, et même commercial. En somme, il est une sorte de radiologue de l’entreprise et son médecin traitant. Un statut difficile à atteindre au vu de la longueur du cursus. «Aujourd’hui, le Maroc regroupe 401 experts-comptables inscrits à l’Ordre et 160 sociétés d’expertise comptable», souligne Mohamed Hdid, président du Conseil national de l’Ordre national des experts-comptables. Des chiffres qui ne connaissent pas de grand changement d’une année à l’autre. Alors qu’en face, il y a au moins 100.000 entreprises actives (selon le fisc). Les besoins d’accompagnement sont donc potentiellement immenses.
En pratique, il faut au moins 8 à 9 ans de formation, pour décrocher un diplôme d’expert-comptable. Après un bac+4 en gestion ou équivalent, il faut réussir un concours d’admission à l’Iscae pour avoir accès à une formation en alternance de 3 ans (séminaire et stage). L’Iscae est la seule école à délivrer un diplôme d’expert-comptable au Maroc. Un monopole qui ne se justifie plus aujourd’hui.
En plus des stages quasi introuvables, le principal obstacle réside dans le manque d’encadrement. Les experts-comptables sont en sous-effectifs et très souvent surchargés de travail et n’accordent pas suffisamment de temps aux stagiaires. Au terme des trois années, l’étudiant doit soutenir un mémoire de fin d’études. Toutefois, entre stage, mémoire ou encore obligation professionnelle, les futurs experts-comptables mettent plus de temps que prévu pour sortir sur le marché du travail. Souvent, ils abandonnent l’expertise comptable pour travailler au sein de direction financière d’entreprise.
Côté organisation, les cabinets présentent des spécificités. Les grades correspondent à un degré d’expérience et de réussite au niveau du cabinet. Toutefois, au plus haut de la hiérarchie se trouve les associés gérants: des experts-comptables associés dans le cabinet, justifiant beaucoup d’années d’expérience. Ils sont habilités à signer les documents livrables et rapports destinés aux tiers sur les missions dont ils ont la charge. Ils s’occupent également de la gestion quotidienne des affaires administratives du cabinet à l’instar de n’importe quel gérant. Aussi, les associés gérants disposent de la prérogative d’être légalement mandataire. Au deuxième rang viennent les associés qui contrairement aux gérants n’ont pas la prérogative d’être légalement mandataire.

Techniciens comptables: introuvables sur le marché

Introuvables, dure à fidéliser, les meilleurs sont déjà pris, ce sont les comptables. Une denrée rare qui fait toute la différence au sein de l’entreprise. S’ils débutent à 6.000 DH de salaire, des plafonds peuvent être facilement atteint. Toutefois, la profession est totalement destructurée. Peut prétendre être comptable qui le veut, s’il dispose d’un bac+2 en gestion ou en économie. Une inscription à la patente suffit pour s’improviser «comptable professionnel». Aucune condition de qualification n’est exigée pour exercer dans le conseil comptable. L’une des rares formations étatiques est la filiale Technicien comptable d’entreprise (TCE) enseignée dans les Instituts spécialisés des technologies appliquées (ISTA). «En général, les comptables sont munis d’une licence ou équivalent en comptabilité et finance après avoir obtenu un bac économique ou scientifique», explique Saïd Samie, comptable. Ainsi, le seul élément de différenciation est l’expérience et la maîtrise des outils informatiques. Le manque de réglementation de la profession conduit à des dérives. Plusieurs bilans comptables arrivent au tribunal de commerce sans remplir un des principes majeurs de la comptabilité générale, à savoir la partie double. Toutefois, la mise en place de l’Ordre des comptables agréés vise à pallier cette problématique.

Ilham BOUMNADE

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