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Fès: L’immobilier ne reprend toujours pas

Par L'Economiste | Edition N°:3605 Le 29/08/2011 | Partager
Pourtant les constructions augmentent et les prix baissent
1.300 ha entre les mains des spéculateurs
La ville toujours sans plan d’aménagement

Gros rush des promoteurs dans le créneau de l’habitat économique, habitat social et zone immeubles, unités de commerce, lots et projets touristiques. Ils se justifient par le déficit actuel en logement dans la ville qui est estimé à 52.000 unités

POURQUOI continuer à construire alors que les logements ne se vendent plus comme avant? Une question récurrente dans les milieux d’affaires à Fès. Une ville où les prix des biens immobiliers ont enregistré, après une flambée sans précèdent, «une baisse importante au 2e trimestre 2011 par rapport au 1er trimestre, un recul des prix qui concerne l’ensemble des catégories de logements», lit-on dans le dernier rapport sur l’Indice des prix des actifs immobiliers (IPAI) publié conjointement par Bank Al-Maghrib et l’Agence nationale de la conservation foncière, du cadastre et de la cartographie (ANCFCC). Le rapport souligne que Fès a connu une baisse de 1,2% de son IPAI en glissement annuel. Autant dire que c’est le moment idoine pour acquérir un logement, un terrain foncier ou un local commercial. Pourtant, il semble que cette situation ne séduise plus grand monde. Les acquéreurs qui se font de plus en plus rares préfèrent attendre une autre baisse. Selon un opérateur immobilier de la ville, la mévente s’est installée depuis l’été de 2010. «Les espoirs qui étaient fondés sur les MRE se sont vite dissipés, cet été également», ajoute-t-il. Et pour cause! La crise financière en Europe et le printemps arabe ont dissuadé bien des acquéreurs potentiels du marché local. Les prix n’aident pas non plus. La fourchette se situe aujourd’hui entre 4.000 à 7.000DH/m2 pour le moyen standing et 8.000 à 12.000 DH pour le haut standing. Des prix qui restent encore trop élevés pour le pouvoir d’achat. Pourtant, les investissements dans le BTP continuent de cartonner. Durant le 1er semestre 2011, ils ont accaparé plus de la moitié du total des investissements projetés. D’ailleurs, le nombre d’autorisations de construction concernant les grands projets, accordé par l’agence urbaine ne cesse de croître. Plus de 1.600 et cela rien qu’en 2010, alors que la ville ne dispose pas de plan d’aménagement depuis 2008. Un plan qui devrait mettre fin à la spéculation immobilière que connaissent certains quartiers situés dans la périphérie de la ville sur la route d’Imouzzer, Ain Chkef, la route de Meknès, ou encore à Zouagha. Ici, prés de 1.300 hectares se trouvent aujourd’hui entre les mains des spéculateurs qui proposent des terrains nus entre 5.000 à 6.000 DH le mètre carré. Le plan, probablement dévoilé après les élections législatives, devrait apporter plus de rigueur et mettre fin au chaos. Mais aussi et surtout, délimiter des lots pour les équipements publics et les espaces verts. Toujours est-il, qu’actuellement on constate un gros rush des promoteurs dans le créneau de l’habitat économique, habitat social et zone immeubles, unités de commerce, lots et projets touristiques. Ils se justifient par le déficit actuel en logement dans la ville qui est estimé à 52.000 unités. Dans ce total, la stabilité des familles représente quelques 11.000 appartements alors que le déficit relatif à l’habitat insalubre concerne 45.670 logements. Ce chiffre concerne 9.010 unités en termes de déficit relatif à la cohabitation, 3.720 unités de bidonvilles et 32.940 logements menaçants ruines à remplacer. Et pour répondre à cette demande, il faut produire en moyenne 6.200 logements par an d’ici 2015, dont 3.250 à faible VIT (140.000 DH). Dans ce sens, plusieurs conventions et accords ont été signés entre le public et le privé. Il s’agit notamment des conventions concernant plus de 13.500 logements dont près de 2.000 réalisés à fin 2009 et 545 en cours d’achèvement. Les accords de partenariat public-privé devront permettre la réalisation de plusieurs milliers de logements. Le dernier en date est celui concernant la construction de 13.579 unités. D’un investissement global de près de 1,77 milliard de DH, ce programme devra générer 9.698 logements sociaux. Il se décline en 21 projets, dont 14 autorisés destinés à la production de 7.886 unités de logement social, alors que les 7 autres projets, en cours d’autorisation, à l’Agence urbaine et de sauvegarde de Fès (Ausf). «Ces projets visent la construction de 5.693 unités», est-il indiqué. A noter que les projets autorisés s’étendent sur une superficie de 34 hectares. Ils consistent également en la création de 20 équipements collectifs de proximité pour accompagner les nouveaux groupements d’habitat. Premier dans ce lot, le projet «Al Jawaher» concerne quelques 178 unités pour un investissement de 50 millions de DH.

Haut standing

POUR ce qui est du haut standing, Prestigia, l’enseigne haut standing du groupe immobilier Addoha, est en train de construire quelques 2.320 logements (y compris des duplex) dont la superficie varie entre 77 et 350 m2. Sur un terrain de 32 ha, son projet connu sous le nom de «Fès city center» comprend des commerces, un hôtel et le siège de la mairie, le tout entouré d’un parc public de 8 ha. Le montant de l’investissement dépasse les 4 milliards de DH. A ce jour, des centaines d’habitations ont été vendues et leur livraison est prévue pour bientôt. A noter qu’ici les prix varient entre 990.000 et 4 millions de DH pour les appartements. De l’autre côté de la ville, un nouveau projet de Resort urbain voit le jour. Initié par Medz, il y prévoit notamment 5.000 lits résidentiels (56 lots de villas, 156 lots de villas jumelées, 40 lots de villas isolées, 43 lots de logement collectif).

De notre correspondant,Youness SAAD ALAMI

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