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Focus

Apiculture
L’informel plombe l’activité

Par L'Economiste | Edition N°:3590 Le 08/08/2011 | Partager
Un contrat-programme pour la mise à niveau
Plus de 1 milliard de DH d’investissement

Les régions du Gharb et du Loukkos sont les zones de forte concentration et comptent plus de 90.000 ruches traditionnelles et 70.000 ruches modernes. L’apiculture moderne est importante dans les régions du Sous Massa, du Tadla, Tiznit et les zones subsahariennes (Ouarzazate, Tafilalet...)

«Parallèlement à la contrebande, des ateliers opèrent au Maroc en toute illégalité. Ils reconditionnent du miel, procèdent à l’étiquetage des boîtes et écoulent le produit avec des adresses falsifiées». Au passage, des mélanges avec d’autres substances ont été bien évidemment ajoutés. Histoire de s’assurer «une compétitivité» à toute épreuve, selon les connaisseurs du circuit parallèle.
Si, au niveau de la grande distribution, le miel proposé provient généralement d’unités bien identifiées, dans les autres circuits l’on retrouve un peu de tout. Et bien sûr à des prix défiant toute concurrence: 5 kg de miel à 60 dirhams! Le hic est que c’est souvent du sucre transformé et emballé sous étiquette miel. Il s’agit bien sûr des quantités introduites au Maroc via la contrebande qui demeure la grande entrave à laquelle font face les opérateurs de la filière.
Dans cette activité, les circuits de commercialisation sont mal organisés puisque l’informel constitue la règle. Ils sont opaques et les intermédiaires s’érigent en maîtres absolus. Ainsi, 50% de la production de miel issue des ruches modernes est commercialisée via des circuits structurés. Là, les prix varient entre 100 et 450 DH/kg selon la qualité du miel. Le reste ainsi que la production issue des élevages menés de manière artisanale sont soit écoulés dans les souks ruraux, soit autoconsommés. A ce niveau, les prix varient entre 80 et 300 dirhams le kilo.
Aujourd’hui, face à la montée de la fraude et autres contraintes, les opérateurs ont choisi de mieux s’organiser et d’opérer leur mise à niveau. En tout cas, un pas est franchi avec le contrat-programme signé avec la fédération des apiculteurs et dont l’objectif est de porter la production à 16.000 tonnes en 2020 contre 3.500 tonnes actuellement. A cet effet, l’’investissement prévu dépasse le milliard de dirhams.
Pour le moment, la production couvre à peine 20 à 40% de la demande interne et la consommation reste faible: 200 grammes par habitant et par an. Le challenge est de doubler cette consommation à l’horizon 2020. Pour cela, la filière est obligée d’adopter des techniques modernes d’exploitation des ruchers. Car, jusque-là, elle se caractérise surtout par la prédominance des ruches traditionnelles (70% du cheptel) qui ne se prêtent pas à la valorisation moderne.
En 2009, ce secteur traditionnel comptait 250.000 unités et 25.000 apiculteurs. Dans l’activité moderne, ils étaient 9.000 apiculteurs exploitant 110.000 ruches.
C’est surtout la région du Gharb-Loukkos qui constitue une zone de forte concentration. Elle compte plus de 90.000 ruchers traditionnels et 70.000 modernes. En revanche, l’apiculture moderne est plus importante dans les régions du Sous Massa, du Tadla, Tiznit et les zones subsahariennes (Ouarzazate, Tafilalet...).
Cette filière se heurte aussi à d’autres contraintes. C’est le cas des changements climatiques et des sécheresses successives qui perturbent le calendrier des floraisons et des miellées. Ce qui engendre une baisse de la production et un dépeuplement allant jusqu’à 60% dans certaines exploitations. Cette baisse de la productivité s’explique aussi par la quasi-inexistence de la sélection génétique des reines par les apiculteurs. Ces derniers continuent à développer les croisements non contrôlés.

Déficit de sélection génétique

AU Maroc, trois souches d’abeilles prédominent. L’apis mellifica intermissa et l’apis mellifica major communément appelées «abeilles noires» et une souche jaune dans le sud du pays: apis mellifica sahariensis dite race jaune saharienne. Les deux races de couleur noire se caractérisent par leur tendance à l’essaimage, l’agressivité et une faible productivité observée ces dernières années en raison de l’insuffisance de travail de sélection. Ce qui a entraîné le phénomène «d’effet de régression».

K. M.

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