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    HSBC taille dans ses effectifs

    Par L'Economiste | Edition N°:3588 Le 04/08/2011 | Partager
    La banque britannique supprime 30.000 postes…
    …pour en créer 15.000 dans les pays émergents
    D’autres grandes banques réduisent leurs postes

    La banque britannique HSBC, basée à Hong Kong, tente de réduire ses coûts en supprimant 30.000 emplois du groupe

    La plus importante banque européenne, la banque britannique HSBC, a annoncé la suppression de 30.000 postes d’ici à 2013, dans le but de réduire ses coûts. Elle a toutefois déclaré vouloir recruter jusqu’à 15.000 personnes dans les pays émergents sur les trois prochaines années. Le groupe souligne que l’Asie a contribué pour 59% aux bénéfices avant impôts lors du premier semestre 2011, pour un montant en hausse de 16% par rapport à il y a un an.
    Le produit net bancaire dégagé en Asie a augmenté de 17%, toujours sur un an. «En Asie, HSBC est sur la bonne voie pour atteindre nos buts stratégiques», a déclaré Peter Wong, directeur général de HSBC Asie-Pacifique. Les fortes suppressions d’emplois font suite à la nouvelle stratégie dévoilée en mai par Stuart Gulliver, qui a pris la tête du groupe début 2011. Son objectif est notamment de réduire fortement les coûts de l’énorme banque multinationale, et de mieux se concentrer sur ses clients les plus rentables: les entreprises internationales qui peuvent utiliser la présence de la banque dans le monde entier, la gestion de fortune et la banque privée.
    Ailleurs en Europe, la situation n’est pas plus encourageante. Dimanche, l’italien Intesa a confirmé 4.000 suppressions de postes pour réduire ses coûts. Les banques helvètes UBS et Credit Suisse ont présenté la semaine dernière des programmes de réduction des coûts drastiques. UBS va supprimer 5.000 postes, à la fois dans la banque d’investissement et la banque privée.
    Elle renonce à transformer sa banque d’investissement en entité destinée à concurrencer les grands établissements, pour en faire une simple division au service de sa banque privée. De son côté, Credit Suisse compte supprimer 2.000 postes dans sa banque d’investissement, après en avoir recruté autant entre mars 2010 et mars 2011. L’année 2011 restera sans doute l’une des plus coûteuses en termes d’emploi pour l’industrie financière. Faisant face à un durcissement de l’environnement réglementaire et de marché, les grandes banques européennes et américaines s’attaquent à leur base de coûts. La crise de la dette souveraine a pénalisé les métiers de banque d’investissement, alors que le secteur tablait sur une reprise. Certaines maisons avaient même embauché l’an dernier, afin d’être prêtes pour le redémarrage du marché. Et les nouvelles contraintes prudentielles liées à Bâle III vont peser durablement sur la rentabilité des activités de marché.

    A. E. H.

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