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Europe

Grèce: Sauvetage difficile

Par L'Economiste | Edition N°:3533 Le 19/05/2011 | Partager
Restructuration de la dette, une option risquée
Des réformes supplémentaires s’imposent

LA Grèce suscite une vive polémique. Une restructuration de dette ne résoudrait pas le problème de ce pays et serait catastrophique pour son secteur bancaire. La reprise économique de la zone euro ne justifiait plus les mesures de soutien économique ou monétaire, de l’avis des analystes. La croissance soutenue enregistrée dernièrement, notamment en Allemagne, témoigne de la viabilité de la reprise au sein de la zone euro. L’Allemagne a enregistré une croissance de 1,5% au premier trimestre et la France de 1%. Après avoir écarté ce mois-ci un relèvement de ses taux d’intérêt en juin, la BCE devrait rehausser le taux de refinancement à 1,5% en juillet. Ce qui est sûr, c’est que la Grèce et les autres pays endettés devraient accroître leurs efforts budgétaires. C’est préalable pour retrouver la compétitivité. Un mot d’ordre: la Grèce doit se réformer pour éviter la déroute. Les efforts pour réduire son déficit budgétaire tomberont à l’eau si le gouvernement n’accélère pas ses réformes fiscales et structurelles, selon le FMI. Pour rappel, les émissaires de l’UE et du FMI ont entamé la semaine dernière une mission d’évaluation de la situation budgétaire de la Grèce.
La situation est critique. La Grèce peine à atteindre les objectifs liés au plan de sauvetage de 110 milliards d’euros octroyé l’an dernier par l’Union européenne et le Fonds monétaire international. Ses efforts étant plombés par une récession profonde, de faibles recettes fiscales et une tension persistante dans les rangs de la majorité gouvernementale. Le pays a réduit son déficit à 10,5% du PIB en 2010 (contre un objectif initial de 8,1%) et doit l’abaisser à 7,6% cette année pour atteindre les objectifs posés par le plan de sauvetage.
Sans des réformes supplémentaires, le pays ne pourrait guère faire passer son déficit sous la barre des 10%. Le programme ne restera pas sur les rails si les réformes structurelles ne sont pas fermement dynamisées ces prochains mois.
Selon les économistes, il n’est pas encore sûr que la Grèce puisse revenir se financer sur les marchés obligataires l’an prochain comme prévu. Pour la première fois depuis le début de la crise, des responsables européens ont ouvert, mardi dernier, la voie à un rééchelonnement de la dette grecque. Le président de l’Eurogroupe Jean-Claude Juncker évoquant une «restructuration douce». Une décision susceptible de raviver les tensions concernant la zone euro.

F. Z. T.

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