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Economie

Traçabilité: Encore un rendez-vous raté?

Par L'Economiste | Edition N°:1920 Le 20/12/2004 | Partager

. A J-12, l’Etat en est encore au stade de la sensibilisation . Près de la moitié des filières de l’agro-industrie larguéesA J-12 de la date butoir d’application de la traçabilité sur les exportations à destination de l’Union européenne, une grande partie des agro-industriels marocains ne maîtrisent pas encore ce processus. Le Maroc en est toujours au stade de la sensibilisation et de la vulgarisation de ce système auprès des opérateurs. Et ce n’est pas en deux semaines que cet énorme gap pourra être rattrapé. Toujours est-il, sur un marché aussi concurrentiel, ce laisser aller coûtera cher aux professionnels qui risquent de perdre les importantes parts de marché qu’ils ont durement conquises. Surtout qu’ils avaient largement le temps de s’y préparer sachant que l’instauration du système de traçabilité a été annoncé par l’UE en 2002. Sur le terrain, pas de chiffres récents. La situation reste difficile à cerner étant donné la carence de statistiques renseignant sur le taux d’adhésion des opérateurs nationaux à ce système. En revanche, et ce qui est loin d’apporter un éclairage nouveau sur la question, un recensement serait en cours, selon un responsable de l’Etablissement autonome de contrôle et de coordination des exportations (EACCE).La seule satisfaction provient du secteur de la pêche. Les derniers chiffres de l’EACCE datant de juin 2004 indiquent que 76% des pêcheurs ont adopté les normes européennes qui entrent en vigueur au 1er janvier 2005 alors que 8% ne l’ont pas fait et que les 16% restant sont en cours d’actualisation. Ce n’est pas non plus une révolution puisque ces secteurs sont réputés être exportateurs donc rompus aux pratiques et normes des marchés sur lesquels ils expédient leurs produits.En revanche, les autres filières sont loin derrière. Concernant les agrumes, 53% des opérateurs sont prêts, 20% en cours d’adhésion et 27% ne le sont pas du tout, soit la moitié à peu de choses près. Pour les primeurs, 56% des sociétés ont déjà adhéré à ce système contre 17% qui ne l’ont pas fait, les 21% restant s’y prépare. La filière des conserves végétales, quant à elle, accuse le retard plus important. Près de 55% des professionnels ont adopté ce système alors que 35% n’ont aucune visibilité et que seulement 10% sont en phase d’adhésion. Le tableau dressé par ces données est alarmant. Que feront les exportateurs de cette marchandise destinée à l’export, si demain elle ne peut accéder à son port de destination.De leur côté, ministères et organismes concernés organisent in extremis (un peu tard tout de même!), à une semaine de l’échéance des tournées régionales qui démarreront à partir du 23 décembre à Larache et Dakhla.C’est d’ailleurs pour tirer la sonnette d’alarme que la Chambre espagnole de commerce, d’industrie et de navigation de Casablanca a organisé le 15 décembre en collaboration avec l’Office national des pêches (ONP) et l’EACCE une table ronde sous le thème «La traçabilité, échéance 2005 de l’UE pour les exportations agroalimentaires». Une conférence qui a fait salle comble mais qui n’a pu contenter ni satisfaire les nombreuses attentes et interrogations. Un seul et même cri pour ces opérateurs: la perte des marchés, ainsi que le souligne également Ouafa Boumedienne, directrice Développement et marketing de l’ONP. Du même avis, Saâd Benchakroun, directeur général EACCE, pour qui, même s’il n’y a pas d’obligation réglementaire au Maroc, c’est un gain pour l’exportateur. Les professionnels pris entre le marteau et l’enclume peinent à appliquer ce processus sur le terrain n’en maîtrisant pas les tenants et les aboutissants. Chacun d’entre eux se heurte à un ou plusieurs problèmes tels que l’informel, le bas niveau d’instruction des fournisseurs... Pour Benchakroun, la prochaine étape serait d’établir des états qui pourront servir de références. Le comité technique de traçabilité (CTT), quant à lui, avait promis la conception pour chaque filière des guides, mais ils ne sont pas encore prêts. Ils ne le seront qu’au premier semestre 2005, soit six mois après l’entrée en vigueur du système de traçabilité. Une vraie blague. Les participants à cette rencontre ont également mis l’accent sur la nécessité d’appliquer ce système au marché interne afin de protéger le consommateur des risques d’intoxications alimentaires. Ce qui n’est pas leur première préoccupation en ce moment. Une chose est sûre, si la traçabilité est appliquée par les exportateurs marocains, le marché local doit suivre, sinon les petits producteurs devront plier bagage et laisser la place à des fournisseurs bien préparés. En d’autres termes, c’est marche ou crève.


Ce que dit la loi européenne

Par l’application du règlement européen (CE) n° 178/2002, la traçabilité deviendra une véritable exigence légale à compter du 1er janvier 2005.Extrait de l’article 18 du Règlement européen (CE) n°178/2002: «La traçabilité des denrées alimentaires, des aliments pour animaux, des animaux producteurs de denrées alimentaires […] est établie à toutes les étapes de la production, de la transformation et de la distribution. Les exploitants du secteur alimentaire et du secteur de l’alimentation animale doivent être en mesure d’identifier toute personne leur ayant fourni une denrée alimentaire, un aliment pour animaux, un animal producteur de denrées alimentaires […]. A cet effet, ces exploitants disposent de systèmes et de procédures permettant de mettre l’information en question à la disposition des autorités compétentes, à la demande de celles-ci.Les exploitants du secteur alimentaire et du secteur de l’alimentation animale disposent de systèmes et de procédures permettant d’identifier les entreprises auxquelles leurs produits ont été fournis. Cette information est mise à la disposition des autorités compétentes à la demande de celles-ci. Les denrées alimentaires et les aliments pour animaux qui sont mis sur le marché dans la Communauté ou susceptibles de l’être sont étiquetés ou identifiés de façon adéquate pour faciliter leur traçabilité […].»Extrait de l’article 19: «Si un exploitant du secteur alimentaire considère […] qu’une denrée alimentaire qu’il a importée, produite, transformée, fabriquée ou distribuée ne répond pas aux prescriptions relatives à la sécurité des denrées alimentaires, il engage immédiatement les procédures de retrait du marché […] et en informe les autorités compétentes.Lorsque le produit peut avoir atteint le consommateur, l’exploitant informe les consommateurs de façon effective et précise les raisons du retrait et, au besoin, rappelle les produits déjà fournis aux consommateurs lorsque les autres mesures sont insuffisantes pour atteindre un niveau élevé de protection de la santé».Nadia DREF

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