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Economie

Sous-traitance industrielle
«Des entreprises maîtrisent leur métier, mais attirent peu de donneurs d’ordres étrangers»
Entretien avec Daniel Coue, expert économique international

Par L'Economiste | Edition N°:1884 Le 27/10/2004 | Partager

Les résultats de la dernière enquête sur le secteur de la sous-traitance seront connus au premier trimestre 2005. Daniel Coue, membre du Réseau international des organisations de sous-traitance (RIOST), qui est mandaté par la Bourse nationale de sous-traitance et de partenariat, livre ses premiers constats.- L’Economiste: Où en est l’enquête que vous menez au Maroc sur la sous-traitance?- Daniel Coué: Pour l’heure, elle n’en est qu’à ses débuts. J’ai visité en l’espace de 10 jours, une quinzaine d’entreprises à peine. Je prévois de continuer ma tournée en décembre pour la clôturer avant la fin de l’année. Après traitement des informations et collecte de données documentaires, l’étude devrait être remise entre février et mars 2005. Il s’agit d’une enquête approfondie qui nécessite la visite d’une cinquantaine d’entreprises et des entretiens avec les dirigeants. L’objectif de la mission est d’expertiser les points forts et faibles du secteur.- Quels sont les objectifs de ce travail de terrain?- La problématique de l’étude est de déterminer les moyens de développer la sous-traitance pour attirer des investisseurs étrangers. Aujourd’hui, à l’échelle mondiale, aucune production n’est envisagée sans sous-traitance. Les grandes entreprises comme les petites recourent de plus en plus à l’externalisation, notamment dans des secteurs comme l’automobile, l’électroménager ou encore l’électronique. Donc, l’on ne peut envisager un développement économique sans un tissu de sous-traitants performants. Cela a pour effet d’attirer des investissements étrangers. L’autre objectif de l’étude est de développer localement des technologies de base. Il faut rappeler que la sous-traitance regroupe un ensemble d’industries et de savoir-faire indispensables au développement industriel (forger, couler, découper le métal, usiner, injecter du plastique, monter des cartes électroniques...). - Quelles sont, d’ores et déjà, vos premières conclusions?- Parmi les points forts identifiés à ce stade de l’enquête, le niveau satisfaisant de l’équipement des entreprises visitées. Elles ne sont pas toujours dotées de matériel dernier cri, mais elles sont parfaitement équipées. Je pense notamment à certaines entreprises d’usinage et de fonderie qui sont aux standards européens, non seulement sur le plan de l’équipement mais aussi de l’organisation de la production. J’ai noté également l’émergence d’une nouvelle génération de chefs d’entreprise ayant la volonté de rompre avec l’attentisme des aînés. Autre constat: plusieurs secteurs de la sous-traitance sont sous-représentés, vu la faiblesse du nombre d’entreprises et des investissements réalisés. Les patrons interrogés imputent ce retard à la faiblesse de la demande. Mais cette dernière ne décollera pas tant que l’expertise locale ne s’est pas développée. Par exemple, pour la fonderie de métaux non ferreux, je recense 3 entreprises seulement. Cette sous-représentation aurait des origines historiques. Même déficience pour les moules, modèles et outillages. Ce métier est plus complexe et requiert des équipements spécifiques. C’est sans doute une des explications. En tout cas, les transformateurs des matières plastiques se plaignent de cette défaillance et recourent aux importations de moules.Globalement, si certains métiers ne se développent pas, c’est parce que la taille des entreprises est réduite, leurs moyens humains et capacités d’investissement limités. Ce qui éloigne souvent les grands donneurs d’ordres.- Les entreprises de sous-traitance sont-elles plus vulnérables que les autres?- Le problème des délais de paiement est présenté comme un fléau. C’est l’une des raisons pour lesquelles la plupart des entreprises se tournent vers l’international. Même si elles ne sont pas toujours bien payées par les clients étrangers, les délais sont mieux maîtrisés (60 à 90 jours contre 180 jours sur le marché local).Par ailleurs, le manque d’implication des banquiers est perçu comme l’un des handicaps majeurs. Il ressort des entretiens que les banques n’ont pas une culture industrielle suffisante, ni la compétence pour juger de l’intérêt d’un projet industriel. - Quels sont les avantages compétitifs du Maroc?- A priori, le Maroc a des atouts non négligeables. Dans la mécanique, il compte près de 270 entreprises. Dans la chaudronnerie, tuyauterie et construction métallique, 128 entreprises sont répertoriées. Mais il présente des faiblesses par exemple dans le traitement thermique (16 entreprises seulement). Il y a des entreprises qui maîtrisent un savoir-faire mais elles ne sont pas suffisamment nombreuses pour attirer des donneurs d’ordres étrangers. Les pays de l’Est sont un peu plus industrialisés et les entreprises un peu mieux structurées et organisées (dans la mécanique notamment). Cela est particulièrement vrai pour les industries traditionnelles, cela ne l’est pas forcément pour les industries de pointe comme l’électronique. Je ne suis pas sûr que les entreprises tchèques ou polonaises soient plus performantes que les marocaines.


Délais de paiement: L’origine du mal

Depuis plusieurs années, l’expert mène une croisade en France pour modifier la définition de la vente par voie de fait telle qu’elle est inscrite dans le code civil. A la date de livraison, le produit devient propriété du client. Il peut en disposer et le commercialiser avant même de régler le fournisseur. «Pourquoi voulez-vous qu’une entreprise se prive du plaisir de payer le plus tard possible, puisque légalement, c’est possible», constate Daniel Coue. Dans les pays anglo-saxons, le droit est différent. Quand le produit est livré, le client n’a pas le droit de s’en servir, surtout pas de le revendre tant qu’il n’a pas réglé l’achat. C’est la date du paiement qui correspond à celle du transfert de propriété.


La propreté des usines

Il n’est pas possible de produire de la qualité dans des entreprises «mal tenues». Au Maroc, plusieurs entreprises sont exemplaires sur ce plan, selon Daniel Coue. Mais quelques- unes se vantent d’être certifiées ISO alors qu’il y règne une pagaille sur le site de production. «Cela n’a rien à voir avec l’hygiène des employés, mais relève plus de l’organisation». Propos recueillis par Mouna KABLY

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