×Membres de L'Economiste Qui sommes-nousL'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Politique

Sahara: Enième médiation onusienne

Par L'Economiste | Edition N°:1848 Le 07/09/2004 | Partager

. De Soto en tournée au Maroc et dans les camps . Pas de concession sur la souveraineté On reprend les mêmes et on recommence. La diplomatie onusienne se remet en marche après un été chaud, marqué par les retentissements de l’action de médiation franco-espagnole, qui a provoqué l’ire des autorités algériennes. Le successeur de James Baker, Alvaro De Soto, a inauguré hier lundi ses fonctions d’émissaire onusien par une visite au Maroc, où il a rencontré SM le Roi. Il sera reçu demain mercredi par les responsables du Polisario. Son agenda tel que dévoilé par l’ONU, comprend également des contacts avec les gouvernements d’Algérie et de Mauritanie, en vue d’une prochaine visite à Alger et Nouakchott.Qu’est-ce qui ressort de ces contacts pour Rabat? Oui, pour la négociation, pas de concessions sur la souveraineté. Le Souverain «a rappelé l’engagement du Maroc à oeuvrer de bonne foi avec les Nations unies et les différentes parties concernées pour parvenir, au plus tôt, à une solution politique négociée dans le cadre de la souveraineté du Royaume, le respect de son intégrité territoriale et de ses principes fondamentaux». Voilà pour la position marocaine. Cela dit, les experts ne s’attendent pas à ce que la visite de De Soto induise un changement de taille dans le dossier. La tournée est plutôt perçue comme une «prise de contact» entre l’émissaire onusien et les parties concernées par le conflit. «Les tentatives pour dénouer l’affaire n’ont pas donné les fruits escomptés ces derniers mois. Cette visite reste donc une première étape pour le nouvel émissaire», estime Abdelmoughit Tredano, professeur universitaire. . Manque de visibilitéSi on ne peut pas prédire les retombées de ces consultations sur le plan diplomatique, il reste à répondre cependant à une question de méthodologie d’une extrême importance. Sur quelle base Alvaro De Soto va-t-il discuter avec les parties: le plan Baker, une nouvelle «proposition», ou compte-t-il recommencer à zéro? La réponse à cette question prédit en effet comment le dossier sera géré dans l’avenir. Et justement, les premières déclarations de De Soto, faites en juillet dernier à Madrid, laissent entendre que l’ONU ne compte pas laisser tomber le plan Baker et n’a pas une «mesure de substitution».Si cela se confirme, le Maroc n’aura pas assez de visibilité ni une grande marge de manœuvre pour négocier. Le texte de Baker II, un mélange entre la version référendaire de 1988 et la troisième voie, reste inadaptable pour Rabat. Car le principe du référendum, le nœud gordien, y est érigé comme un pilier pour la résolution du conflit. De même, le contexte régional est pour l’instant hostile, en raison du refus de l’Algérie de reconnaître son implication dans le problème et donc de négocier directement avec le Maroc. Ce qui l’amène à rejeter toute tentative de rapprochement dans ce sens, y compris l’ouverture des frontières, car elle y voit «une manœuvre politicienne» pour l’inciter au dialogue. Malgré le changement de génération dans l’institution militaire algérienne qui a participé aux épisodes les plus sanglants du conflit, rien n’a changé dans la position d’Alger encore plus dure que jamais. Le pays de Bouteflika continue de raisonner en termes d’équilibre des forces, hérité de la guerre froide, alors que le discours mondial, y compris celui des grandes puissances, verse dans la logique de l’intégration et des grands marchés. Un brin de visibilité a commencé à émerger avec la médiation franco-espagnole. Mais la communauté internationale a vite déchanté. L’acharnement algérien, plus virulent que jamais, a eu raison de la perspicacité espagnole. Le gouvernement Zapatero a dû revoir ses positions de départ sur la prééminence des consultations directes et l’intérêt accordé au plan Baker.En tout cas, plan Baker ou pas, le dossier promet des rebondissements pour bientôt. Le 31 octobre, le mandat de la Minurso, reconduit il y a six mois, arrivera à terme. Est-ce la mission de la dernière chance? Le secrétaire général Koffi Annan avait déjà parlé d’un retrait des forces de la Minurso en cas d’échec et du renvoi du dossier devant l’Assemblée générale. C’est un sérieux front de bataille pour la diplomatie marocaine. Nadia LAMLILI

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS
  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc